Souvenirs de mer

4 novembre 2005

Luckner et son 3 mâts Seeadler, le dernier corsaire à la voile !

Le dernier corsaire à la voile fut le capitaine de vaisseau et comte Felix Von Luckner. Il a longtemps su captiver les foules du monde par la suite avec ses innombrables conférences et ses mémoires.
- Quelques livres sont parus même en français sur le sujet. Malheureusement il nous a quitté en 1966.

Les "corsaires" modernes du 20ème siècle

Félix von Luckner et Bernhard Rogge
- En lien : Sous dix pavillons
- Corrigé le 17 janvier 2007 et le 11 novembre 2008

Cet article devait paraître le lendemain de celui consacré à l’amiral Rogge et à l’Atlantis. Mais cela demandait du temps et ce texte n’a pas été écrit comme certains autres il y a quelques années pour le plaisir. Pour celui-ci, la chasse aux photographies fut au moins aussi intéressante, mais il faut aussi l’écrire !
- Un vieux monsieur presque aveugle que j’ai aidé à traverser la place de l’Indépendance à Dakar, me disait alors que nous avons pris un pot (je savais qu’il avait bien des choses à dire celui-là) :
- "Vous les blancs, vous êtes tous très amusants : vous avez tous une montre, mais vous n’avez jamais le temps !" C’est absolument vrai, sauf pour moi ce jour-là qui ait su prendre le temps de discuter avec lui.
- A lire :
- "L’aigle des mer Luckner" Patrick de Gimeline Ed. Lavauzelle
- "Luckner" par Gérard Jaeger Ed. Glénat
- Der Seeteufel, le démon des mers.

Le terme "corsaire" pour lui comme pour le commandant Rogge de l’Atlantis n’est pas le plus approprié car il désignait à l’origine le statut privé du marin qualifié ainsi. Rogge et son illustre prédécesseur Luckner étaient des marins de la Marine Militaire Allemande, pas des "indépendants" comme cela se faisait jusque sous Napoléon par exemple. Cela dit les activités du Seeadler et de l’Atlantis avaient cette indépendance et utilisaient le même effet de surprise.

Le comte Von Luckner, petit fils du Maréchal de France Nicholas Von Luckner, guillotiné sous la Révolution pour avoir exigé son argent...

Ce personnage extraordinaire était aussi un grand fantaisiste à ses heures. Il fut d’autre part l’un des marins militaires les plus anticonformistes de tous les temps. Totalement anti-nazi, sans le plus petit compromis et encore moins la plus petite compromission, il s’est tenu à l’écart du régime et des événements de la seconde guerre mondiale avec constance, tout en restant intouchable grâce à sa célébrité. Il est cependant intervenu personnellement auprès des alliés pour éviter les destructions dans sa bonne ville de Halle en 1945.

Le Comte Felix Von Luckner jeune Officier en 1912
(adolescent fugueur et dissipé devenu matelot à la fin de la Marine à Voile, il fut le dernier Guerrier à la Voile)

Luckner était aussi le petit fils de Nicolas von Luckner, Maréchal de France guillotiné par la révolution pour avoir demandé qu’on le paie. Déjà à l’époque, la parole de l’Etat français...
- C’était là une hérédité fort chargée et les amateurs d’histoires de corsaires sauront apprécier ces quelques dernières révélations.
- Les dernières informations publiées récentes sur le sujet ont été diffusées durant l’Eté 2005.
Il s’agit là d’une superbe perle polynésienne offerte par la revue polynésienne "Tahiti Pacifique" dans son numéro d’Août dernier.
- Tahiti Pacifique

Le capitaine de vaisseau en retraite et conférencier Felix Von Luckner

Il commença sa carrière maritime en s’enfuyant tout jeune de chez ses parents, mauvais élève turbulent et totalement indiscipliné pour ne pas dire insoumis, pour s’engager sous un faux nom et le surnom de "Filax" comme matelot léger à bord d’un grand voilier de commerce. Cette qualification particulière lui a servi par la suite de façon tout à fait inattendue durant sa seconde carrière maritime, qui fut militaire.

Ce n’est qu’après plusieurs années de navigation rocambolesque, (et bien d’autres choses) alors que la famille l’avait cru disparu et décédé, qu’il est revenu à Hambourg à la surprise de tous. Il fut ainsi fort bien motivé, encadré et propulsé pour faire ses études...

Le Seeadler dernier corsaire à voiles (1917)

De la fin 1917 au début de 1917, le projet "Seeadler" fut peu à peu mis en oeuvre dans le plus grand secret, tellement que tout le monde travaillait sous une fausse identité, même au chantier naval qui transforma le "Pass of Balmaha" de l’état d’innocent cargo voilier à celui de dangereux prédateur. La première aventure du comte Lückner avec le Seeadler fut... Une arrestation pour fausse identité à Berlin, alors qu’il venait rendre compte à sa hiérarchie de l’état d’avancement des travaux...

La figure de proue récupérée du Seeadler

L’Atlantis avait un modèle particulièrement sophistiqué dans son allure d’innocence, jusqu’à la figure de proue traditionnelle des voiliers, que tous ne portaient déjà plus de longue date en 1914... Les grands principes de Luckner furent ensuite adoptés avec conviction et efficacité par Rogge.

Le trois mâts Amiral Cécile, typique de cette époque, échappa à la guerre de 14 mais pas au canal de la Martinière...

L’équipage du Seeadler fut choisi avec un soin inouï par le commandant corsaire lui-même (il avait "carte blanche") principalement chez les marins de la voile (de moins en moins nombreux à l’époque) mobilisés de fraîche date, car la Marine Impériale ne disposait plus vraiment de ce savoir-faire en perdition. En plus, il fallait "faire vrai" !

L’équipage du Seeadler à Mopélia

Ainsi fut préparé un long et extraordinaire voyage qui les mènera jusqu’aux Iles Polynésiennes et au désastreux échouage à Mopélia.

L’atoll de Mopélia, où le Seeadler fut bêtement piégé et détruit accidentellement

L’appellation "corsaire" ne convient pas très bien à Félix von Luckner et Bernhard Rogge car ce terme désignait plus précisément autrefois les expéditions maritimes organisées à titre privé, avec une "lettre de course" ou un ordre de mission délivré par un État, le Roi d’Angleterre, la République ou l’Empire de Napoléon.
- Les corsaires du 20ième siècle méritent cependant un peu ce titre par le fait que leur action sema un profond désordre dans le trafic ennemi de la même façon que les corsaires "classiques", (ceux des guerres de Napoléon par exemple) en Océan Indien, dans le Golfe du Bengale, dans l’Atlantique Sud, etc...

D’autre part, ces gens de la Kriegsmarine qui faisaient la "guerre de course" utilisaient des navires d’origine civile pour "travailler", après leur avoir fait subir les quelques "aménagements spéciaux" qui firent la renommée de l’Atlantis et du Seeadler. Félix Von Lückner fit ses "coups" durant la première guerre mondiale avec un trois-mâts, tandis que Bernhard Rogge et quelques autres durant la "seconde" utilisèrent des gros cargos de la Hansa Linie, armés jusqu’aux dents et équipés d’un hydravion, ceci après avoir forcé le blocus anglais.

Le périple de Lückner dans le Pacifique

Ils commirent de nombreux forfaits dans les mers du Sud, en Océan Indiens et jusque dans l’Océan Pacifique. Dans ces zones en effet les alliés n’organisaient pas de convois....

Ile de Mooréa

A cette époque il n’y avait pas de satellite et les radars ne sont venus que durant les années 1930. Les premiers restèrent d’autre part longtemps fort loin de ce qui se fait aujourd’hui...
- Leurs opérations de guerre maritime paraissent donc aujourd’hui surréalistes. Il serait difficile de recommencer ce genre de farce actuellement. Le principe consistait à aller et venir, attendant sur les routes connues des navires alliés. Lors d’une rencontre ils approchaient "l’air de rien" la victime innocente, la menaçaient au canon pour la faire taire (menace et brouillage radio) avant de s’en saisir et d’y prendre tout ce qui pouvait être utile à bord de l’Atlantis comme du Seeadler.

Le 5 mâts France II, ici sur la ligne du nickell de Nouvelle Calédonie après 1918

Il y eut parfois des victimes à cause de quelques tentatives de fuites toujours sans espoir. Tout ce qui était "récupérable" à bord l’était, puis les équipages et passagers se retrouvaient soignés
et gardés en "pension" par centaines (!) à bord du Seeadler, (tout y était prévu pour) jusqu’à ce qu’il soit possible de les libérer ensuite, ce qui arriva parfois dans des conditions rocambolesques comme lors de la prise du 3 mâts français Cambrone :
- Ce 3 mâts (exceptionellement) ne fut pas dynamité comme les autres : Il fut "seulement" saboté (des voiles confisquées) pour qu’il soit le plus lent possible, puis il reçut à son bord plus de 20 équipages complets des autres voiliers capturés... Ensuite Filax désigna le plus ancien des commandants (un anglais) malgré la colère du commandant du Cambrone, comme chef des prisonniers libérés.

C’est ainsi que ceux-ci arrivèrent au Brésil (plus tôt que ne le souhaitait Luckner malgré le sabotage. Ils semèrent la panique dans toute l’Atlantique Sud.

Le 5 mâts France II, plus grand voilier du monde, ici lors de son "neuvage" à Bordeaux en 1911

La radio joua un rôle technique important dans les opérations du Seeadler et de l’Atlantis mais d’une façon fort différente. Cela évidemment m’a beaucoup intéressé.
- Rogge insista beaucoup sur cet aspect des choses. Il disait :
- "Télégraphier, c’est peut-être déjà mourir..."
- Von Luckner eut des victimes généralement non équipées, 1917 oblige, ce qui lui facilita la tache. Il lança cependant lui-même des appels au secours au sous-marins qui ne contribuèrent pas peu à perturber la navigation de l’époque. On voyait des sous-marins allemands partout sauf où ils étaient et ce qui était important : on les a cru plus nombreux qu’en réalité.

L’état-major du 5 mâts France II en 1911, à comparer avec la photo de celui du Batillus en 1976, autre époque autre style...

Cela dit, les corsaires allemands de la seconde guerre mondiale ont fini par se faire chopper par des navires de guerre en patrouille. C’était fatal car avec le temps, les alliés quadrillaient de mieux en mieux "l’espace".

Félix Von Luckner sut "durer" et faire croire qu’il était partout en même temps. Mais comme il fallait bien relâcher et surtout faire se reposer les hommes, il décida de "faire un break" à l’atoll Mopélia, lieu fort mal connu qui se révéla aussi mal choisi pour s’approvisionner et faire une "juste pause". Tout le monde à bord était épuisé...

Anecdote de marin prisonnier américain en 1917 :
- Le commandant d’un cargo américain manifesta sa crainte et sollicita du capitaine corsaire une faveur, alors que celui-ci allait communiquer par radiogramme au Chili (pays neutre) la liste de ses prisonniers :
- Ce commandant voyageait avec son épouse, mais ce n’était pas tout-à-fait son épouse... Nous imaginons d’ici en 2005, l’impression de sa véritable épouse si celle-ci, (restée au pays) avait su que son mari naviguait avec "son épouse" et était prisonnier de Lückner avec elle à bord du Seeadler. Cela fait désordre. Bon prince, le comte Félix dit Filax, accepta donc de faire disparaître la prisonnière de la liste des passagères...

- D’autre part, en grand spécialiste du pillage des produits de luxe à bord de ses prises, le comte Von Luckner savait fort bien recevoir, d’autant mieux d’ailleurs que le faux-pont du Seeadler était pourvu de nombreuses cabines spécialement prévues pour les "capturés" :
- Apéritif chaque jour, champagne deux fois par semaine pour tout le monde, repas soignés, grand orchestre multinational composé par l’équipage corsaire et les prisonniers, soirées musicales au clair de lune... En bref, il valait mieux en 1917 se faire chopper en mer par Lückner que d’être sur le front de la Somme...

L’atoll de Mopélia, où le Seeadler fut bêtement piégé et détruit accidentellement

Dire que l’atoll de Mopélia n’était pas un bon choix, c’est un euphémisme. En effet, le navire s’échoua et fut détruit sur les récifs locaux alors qu’il était à l’ancre et que presque tout le monde était à terre.

Félix Von Luckner déclara par la suite dans ses rapports sur l’accident qu’un grand raz-de-marée de 8 mètres avait soudain projeté le navire à la côte. D’autre part, les témoignages des nombreux témoins (et parties prenantes à bord) étaient plus ou moins bien "concordants" et plus ou moins "capilotractés" aurait dit Pierre Desproges, s’il ne l’a pas pensé en lisant cela un jour...
- Cette histoire de raz-de-marée ne tient pas debout après vérification en Polynésie, et cet échouage resta longtemps fort mal expliqué, pour ne pas dire pas du tout !

J’ai personnellement pensé que fort stressés et fatigués, ne connaissant pas du tout les lieux de surcroît, Luckner et ses officiers se sont tout simplement "plantés" en choisissant ce lieu pour mouiller l’ancre. Il est connu de tout marin que choisir un mouillage n’est pas toujours facile.

Il semble bien que l’affaire soit un peu tordue et que la hiérarchie de Luckner aurait renoncé à lui faire porter le chapeau (la casquette) par la suite, surtout à cause de son énorme renommée. La revue polynésienne "Tahiti Pacifique" dans son numéro d’Août dernier nous apporte du nouveau, venu des Etats-Unis. Cela reste à vérifier malgré une fort certaine vraisemblance :

Luckner aurait commis l’énorme imprudence de se faire conseiller par l’un de ses commandants prisonniers pour choisir son mouillage à Mopélia, lequel aurait choisi de fait cet Atoll en abusant de la méconnaissance de la zone par les allemands.
- Ainsi ce prisonnier ayant perdu son propre navire, aurait su "renvoyer l’ascenseur" au corsaire en lui faisant perdre le sien par la ruse. Si c’est vraiment ce qui est arrivé, on s’en doutera, personne ne s’en sera glorifié... Joli coup rendu en effet.
- Je suppose que l’intéressé fut privé de dessert et de champagne ensuite.

Une chose reste certaine, on ne compte pas dans cette expédition les coups dignes de Surcouf. Je n’ai rien lu de tel depuis les mémoire du Cdt Lherminier du Casabianca et celles du Cdt Rogge.
- C’était le second quart d’heure germanique de la semaine.

Bien navicallemand - Thierry Bressol - OR1
- Merci aux sites :
- Luckner
- Polynésie passion
- Möwe
- Tahiti-pacifique
- Le dernier des corsaires

L’amiral Lothar Von Arnauld de la Perière, étant jeune Cdt de U-Boot en 1918.

Merci aussi au récent commentaire reçu ici sur ce sujet !
- Note : Un autre adversaire redoutable des grands voiliers de commerce durant la guerre de 1914, fut Lothar Von Arnaud de la Périère, sous-marinier devenu amiral en Bretagne en 1940, commandant des flottilles de U-Boote de Brest et Lorient durant l’occupation. Il fut tué dans un accident d’avion en 1943. La rumeur dit que ses très mauvais rapports avec les nazis...
- Je conseille donc les mémoires de Félix Von Luckner (décédé en 1966), le livre de Gérard Jaeger pour la première guerre mondiale, et celui de Wolfgang Frank et de Bernhard Rogge pour la seconde. Rogge ne s’est pas fait tuer durant la guerre, il termina amiral durant les années 60 dans la Bundesmarine. Frank était également un "ancien" des fameux "raiders", commandant de l’Orion. Ils furent avec l’amiral Ruge les fondateurs de la Bundesmarine d’aujourd’hui.

Le commandant de l’Atlantis, le capitaine de frégate Bernhard Rogge, plus tard amiral et l’un des fondateurs de la Bundesmarine.

Fait maritime méconnu : l’un des "raiders" s’est introduit pour aller sévir dans l’océan Pacifique au début de 1941 en passant par le Nord de la Sibérie, avec l’aide d’un brise-glace soviétique qui l’abandonna en chemin, peu avant que... Car c’était avant "Barbarossa" bien sûr... ;-))
- Il fallait le faire ! A un certain moment, les anglais ont cru avoir affaire à plus de 15 "raiders". Comme au temps de Luckner, on les croyait partout à la fois sans avoir idée de où ils pouvaient bien être....

- Ce qui nous arrive en 2014 est souvent une conséquence lointaine parmi d’autres de la 1ère guerre mondiale. Il y a 100 ans aujourd’hui, "ça" a commencé. Je ne sais pas comment ce fut annoncé en Mer. Mais pour 1939, je le sais ! Sur les Ondes Courtes : "...Neptune, Amphitrite, Neptune, Amphitrite..."
- Comment "ça" a commencé en Mer le 3 Septembre 1939
- 2014 ! L’année du Centenaire à Panama
- Felix von Luckner le dernier Corsaire à la voile & Violette Constance Jessop
- Les croiseurs Emden & Dresden évoqués par "Arte" & Les cargos sous-marins du Kaiser par Pierre Escaillas.
- Pierre Escaillas nous a quittés (le 7 Avril 2012) OR1, il fut aussi le Blog-captain des Carnets de la Licorne et de Débarcadères.

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Le 3 mai 2006, bartock : Lückner et le Seeadler, dernier corsaire à voiles

Les mémoires de Félix de Luckner (entre 1914 et 1918) viennent de paraitre a nouveau. C’est epuise depuis longtemps. Pour les infos :
http://atheles.org/labibliotheque/lesnavigations/lederniercorsaire/index.html

Lückner et le Seeadler, dernier corsaire à voiles 8 juillet 2006

C’est avec retard, un stupide oubli le soir qd j’ai vu cet utile commentaire, que je vous remercie absolument pour ce
complément d’information ! Vous voudrez bien m’excuser pour ce retard.
Met vriendelijke groeten / Bien amicalement & navicalement
- Thierry Bressol OR1
- http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/


Le 8 septembre 2006, Scharnhorst : Lückner et le Seeadler, dernier corsaire à voiles

Monsieur,

Felix Graf von Luckner.....ses aventures ont été lues par des miliers de jeunes allemands et les ont fait rêver.

A ne comparer qu’avec les récits de Karl May et ses histoires du Far West (Winnetou, Old Shatterhand etc)et du Moyen orient.(Ecrites sans avoir jamais mis les pieds dans ses pays !). Bref,

Pourquoi les sources françaises font toujours référence à "Lückner".

Lückner n’existe pas. Le "u" allemand se prononce comme un "ou" français.

Simplement dans la vie de tous les jours les Français prononcent le "u" allemand comme un "u" français.
Or le "u" français s’écrit dans la langue allemande "ü" (règle du "Umlaut").

Donc "Lückner" n’est que le résultat d’une francisation du "u" allemand.

Meilleures salutations

T.von Scharnhorst

Lückner et le Seeadler, dernier corsaire à voiles 9 septembre 2006

Content de vous lire Monsieur Von Scharnhorst !

Ces quelques précisions m’incitent donc à modifier et corriger l’article.

J’ai été fort étonné de ne trouver le "ü" que dans les publications en français. D’autre part les Allemands disent "Louckner" effectivement. Les points sont aujourd’hui mis sur les "I"...

Je dois ajouter que beaucoup de jeunes français aussi, à commencer par moi-même, ont eu la chance de lire les récits du dernier corsaire à la voile. Il était un marin extraordinaire.

Ne pas avoir pu le rencontrer de visu, c’est une triste malchance.

Bien cordialement et merci - Thierry Bressol OR1


Le 16 janvier 2008, Philippe Perret : Luckner et le Seeadler, dernier corsaire à voiles

Bonjour,

Je recherche le titre d’un film qui relate la "chasse" de la Royale Navy aux bateaux corsaires allemands pendant la 2eme guerre mondiale. Dans le film un espion s’empare de codes qui permettront de localiser ces navires.
Ce film certainement des annees 60 avait ete diffuse a l’emission "les dossiers de l’ecran".

Peut-etre pourrez-vous m’aider. merci.

Cordialement

Philippe Perret

Luckner et le Seeadler, dernier corsaire à voiles 17 janvier 2008, par Thierry Bressol

Bjour !
Il me semble que ce film (de Dino de Laurentis) se titrait "Sous dix pavillons". Je crois aussi qu’une de mes photos serait tirée du film.
D’autre part, j’évoque les Dossiers de l’Ecran (ça date "un peu", mais il y avait matière à s’en souvenir !) dans l’article consacré à Borghèse, le Prince Noir".
- Voir la liste !
- http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/spip.php?article199

Je crois que l’Amiral Rogge, ex Cdt de l’Atlantis et "membre fondateur" de
la Bundesmarine d’aujourd’hui était invité, mais n’ai pas assez de souvenirs
très précis. Au moins un invité y était en tous cas !
Cette histoire d’espion était du scénario avant tout, l’Atlantis a fini par se faire chopper, parce qu’avec le temps et le nombre de ses proies, il
devenait de moins en moins discret ! Tout bêtement.

Bien amicalement & navicalement


Luckner et le Seeadler, dernier corsaire à voiles 25 janvier 2008, par Anonyme

Very Informative. Thanks.


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A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


"Souvenirs-de-mer" et "Marine Inconnue" : http://souvenirs-de-mer.cloudns.org/