Souvenirs de mer

8 janvier 2006

Le Lest du Diable ! 1/2

En d’autres termes il s’agit ici pour moi et d’autres d’évoquer un peu la présence épisodique ou fréquente des Femmes à bord des navires, épouses, compagnes, passagères ou mieux encore, embarquées pour toutes les fonctions, jusqu’au commandant(e).
- Et pourquoi pas ?! C’est arrivé et arrivera encore...
- ARCHIVES de la PRESSE des FEMMES à BORD

"Lest du diable" est une expression fort ancienne, représentative d’une longue tradition de superstition qui existe souvent encore dans tous les milieux maritimes de façon plus ou moins ouverte.
- Note : Corrigé le 14 janvier 2006 Comme l’article consacré à Noël 1983 à Hamburg et comme l’article consacré à Saint Lys Radio en fin d’année l’est aussi ce jour le 15, complété par quelques bonnes photos. Je regrette une fois de plus infiniment, d’avoir en général navigué sans faire de photo ! Ce fut un grand tort.

Elisabeth Jacobsen et le petit foc, une matelote légère à bord du 4 mâts Parma dans les années 1920.

PARENTHESE :
- Ce qui est arrivé le 26 Décembre à mon ami Michel Befort, consultant maritime et ancien armateur, est un véritable scandale qui j’espère, trouvera bientôt un juste "arrangement" prochain. C’est d’autant plus dur qu’il y risque aussi actuellement sa santé.
- La droiture, l’honnêteté et la dénonciation des comportement douteux de certaines entreprises ne sont plus des valeurs porteuses dans nos sociétés européennes. Ces valeurs trop(?) prises au sérieux sont même devenues dangereuses.

Il est hautement souhaitable qu’aucune action "voyante" et/ou forte, collective ou individuelle ne soit effectuée sans la consultation préalable de son épouse et de son avocat. C’est bien la moindre des choses.


Ce genre de mésaventure(s) arrive moins souvent aux femmes car elles sont plus solides que les hommes en général, c’est bien connu ! C’est donc en pensant aussi à l’épouse de Michel Béfort actuellement dans l’épreuve, que j’évoque ici celles qui ont le front de faire partie de la troisième sorte des humains après les vivants et les morts :
- Celles et ceux qui vont travaillent en mer.

- lundi 12 juillet 2004 12:19

D’expérience, au moins la mienne, la présence à bord d’une femme (jeune ou moins jeune) n’amena jamais de réel problème, qu’elles soient avec nous en tant que "naviguante pro" ou comme épouse, ou même future épouse, ce qui fut mon cas à bord du Belge Quinquela Martin. La CMB de l’époque (ou tout au moins le Cdt Lambrecht, étonnant et sympathique personnage des bureaux de Anvers) encourageait les officiers à embarquer leur compagne, si possible.

Tout s’est fort bien passé, même lorsqu’elle nous accompagna dans quelques établissements un peu louches à Montevideo, B.Aires ou Santos, rue Gal Camara par exemple. C’est elle qui semblait un peu louche auprès des filles locales en ces lieux parfois dits de perdition...

Le Cdt Lambrecht pensait et n’était pas le seul (car Esso France SAF le pensait aussi à la Grande Epoque) qu’embarquer des femmes se révèle en général un facteur d’ordre à bord...

Scène de vie à bord du supertanker "Esso Europoort"

J’ai précisé "en général", car bien plus tôt en 1981 à bord du Zeebrugge de la CGM (encore l’Amérique du Sud !) l’épouse d’un jeune lieutenant était un peu
"douteuse". Ce gars-là m’était fort antipathiques (elle aussi), c’était un triste abruti, ridicule et sûr de lui et le savoir de quart à la passerelle en inquiétait plus d’un à bord.
- Il fut cocu à bord en moins de 6 mois de mariage et deux semaines de bord, c’est un peu fort de café et peut-être bien de sa faute, même si ce n’est pas notre affaire. Me trouvant par hasard un jour avec l’électricien dans la cabine de conduite de la grue 5, derrière le château à l’arrière du "Z", ce que nous avons vu par hasard dans une cabine donnant sur le fronton arrière du château, "fait désordre"...
- Et nous d’en rire aussi rapidement que possible d’ailleurs. J’en souris encore bêtement en 2000.

Cela dit celle-ci fut l’exception. Passagères, épouses et navigantes rencontrées à bord, furent (presque) toutes exemplaires à bord, même avec le mal de mer qui ne les épargne pas toujours, ça va sans dire ! (il n’y a pas de raison pour)

Les bouilleurs (production d’eau douce) et une officière mécanicienne

Bien navicalement - Thierry Bressol R/O
- ARCHIVES de la PRESSE des FEMMES à BORD
- Merci au site Mer & marine :
- Femme importante à bord

- Navire civilisé, ou Embarquer Belge & Pourquoi en Belgique ?
- Le lest du Diable 1 & Le lest du Diable 2
- La Fête Nationale à bord (Au Brésil mais avec le Chili)

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A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
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