Souvenirs de mer

21 novembre 2005

La catastrophe du Pacha Club

C’est arrivé sur la COA, la Côte Occidentale d’Afrique, à Abidjan à la fin des années 1970. Voilà une sortie du soir en groupe à terre qui fut mémorable pour le pire, plus que pour le meilleur. En effet :
- Personne n’est revenu à bord...

(réparé le 27 Juin 2006 à 00h44)

Un petit tour sur la COA s’impose pour restituer le contexte :
- Quelques très intéressantes correspondances m’invitent à ajouter ici un certain nombre d’informations. Cet article a donc été amplifié les 23 et 24 Avril 2008. Un témoignage direct a même été "posé" ici pour évoquer avec force le désastre du Pacha club. Et de nouvelles photos seront incluses d’ici quelques semaines.
- En attendant la fin, découvrez les toubabs en Côte d’Ivoire

Abidjan, centre du quartier du Plateau en 1957

A Abidjan :

Trop jeune, je n’ai pas connu le vrai "temps des Messageries Maritimes" ou des "Chargeurs Réunis". Cela dit j’ai souvent su en profiter durant 4 ou 5 jours d’escale et parfois plus, pour me balader plus qu’un peu. Ce n’était pas toujours pôssible, mais c’était toujours inoubliable !
- Le vendredi 18 octobre 2002 à 16h44, (corrigé 21 Nov.2005)

Abidjan, la perle de la Côte Occidentale d’Afrique disait-on au temps des colonies...

Abidjan est une bien jolie ville, "était" serait peut-être un terme plus juste car l’état actuel de la ville doit être fort triste. Mon père disait qu’Abidjan était la "Perle de l’Afrique" lorsqu’il y était, durant les années cinquante à l’époque de "l’Afrique Equatoriale Française".

Abidjan, une vue d’ensemble s’impose

L’expression "le bon temps des colonies" nous fait rire à présent par son extrême ringardise. Sauf peut-être les "grands anciens" sur place, qui constatent aujourd’hui que durant leur jeunesse, il y avait fort peu de chance d’être massacré pour un oui ou pour un non, ce qui n’est plus souvent le cas en Afrique. Félix Houphouet-Boigny a réussi à faire durer la paix assez longtemps chez lui, en homme extrêmement méticuleux.
- Il disait d’ailleurs : "La paix n’est pas un mot, c’est une attitude..."

Le Président Félix Houphouet Boigny disait : "La paix n’est pas une idée, ni un mot, ni un but, c’est un Comportement."
(il ne passait pas pour un philosophe, mais c’était peut-être à tort. Aujourd’hui tout le monde regrette son époque)

Cette petite phrase précédait le journal TV du soir à Abidjan, si je me souviens bien. C’est en fait beaucoup plus profond que ça le parait. Il n’était pas un littéraire, ni un philosophe. Il nous laissa aussi le souvenir d’une certaine roublardise. Mais on lui rendra un jour justice.

Yamoussoukro, autour de la maison du Président Houphouet-Boigny (pour qu’il ne s’échappe pas ?)

A l’époque coloniale l’Etat Français payait tout et faisait tout pour tout le monde.
- Pendant ce temps quelques profiteurs bien placés, qui étaient rarement fonctionnaires et parfois pas même Français, s’en mettaient plein les poches en profitant de la sorte joyeusement de l’argent des contribuables Français, et parfois d’une main d’oeuvre locale "facile" et pas cher, à commencer d’ailleurs par un certain nombre de blancs et Européens d’origine parfois divers, les "toubabs"....
- D’autre part les autochtones restèrent longtemps très patients, pour ne parler que des Kroomen de Dakar que j’ai admirés.

Il est aussi oublié aujourd’hui que souvent les Français résidents furent autant exploités que les "indigènes". Mais ceux-ci ne se plaignaient pas souvent, car ils venaient chercher un autre air que l’atmosphère déjà étouffante de la "métropole" à l’époque.
- La colonie n’a jamais été un système simpliste.

Yamoussoukro, autour de la maison du Président Houphouet-Boigny : homme de l’art au travail, ces petites bêtes doivent aussi manger...

Aujourd’hui aussi l’atmosphère est encore parfois étouffante pour d’autres raisons, mais il n’y a plus de colonie. On "fait avec", c’est à dire sans ! Mais avec les dangers de la disparition de Félix Houphouet-Boigny qui disait :
- "Les français sont encombrants, mais ils sont nos cousins et on aurait du mal à se passer d’eux..."
- Je crois aussi qu’il avait lui-même du mal à se passer des "toubabs".

Un tour loin "à terre", le parc Abokouamekro

La catastrophe du Pacha Club :

Un souvenir dramatique me revient toujours en pensant à Abidjan. Lors d’une escale, se trouvait derrière nous à quai l’un des deux petits navires de la Cie de Navigation Mixte.
- Ils devaient devenir plus tard "Bougival" et "Barbizon" chez la SNCDV à la suite du règlement de la mémorable querelle des Armateurs Mrs Fournier et Tristan Vieljeux.
- Cette nuit là, le navire français "Oyapok" a (sans naviguer !) perdu la quasi-totalité de son équipage à Abidjan. En effet le grand night-club "Pacha-Club" fut entièrement détruit par un terrible incendie, à la suite duquel on compta plus de 130 victimes.
- Ce fut une catastrophe comparable à ce qui s’était passé quelques années plus tôt en France à St-Laurent du Pont avec l’incendie du "5/7". L’équipage du navire Français Oyapok trouva la mort ce soir-là sauf les deux "pigeons de garde", qui finalement n’avaient rien manqué en restant à bord.

La cathédrale d’Abidjan

Au petit matin ils se retrouvèrent donc tous les deux seuls à bord, à leur immense stupéfaction. A midi personne n’était encore revenu. Ignorant la catastrophe qui venait d’arriver en ville, les deux survivants ne s’attendaient pas du tout, mais alors absolument pas, à découvrir en soirée avec horreur la cause de plus en plus probable de l’absence de tous leurs camarades, du commandant au novice cuisine...

Mon navire n’y échappa probablement que pour une seule raison, simplement parce que nous devions appareiller au petit matin et que très peu d’entre nous firent "une sortie" ce soir-là. Par un heureux hasard personne à mon bord n’est allé au Pacha Club, endroit parfois catalogué comme un peu snob et "trop blanchi" pour les amateurs d’exotisme torride. D’autre part j’ai oublié pourquoi notre départ fut retardé.

L’Eric Vieljeux bel habitué d’Abidjan dans les années 1970

L’un d’entre nous connaissait l’un des deux survivants de l’"Oyapok". Ils étaient complètement démoralisés par l’évènement, on le serait pour moins. Ils sont venus l’un après l’autre à notre bord se réconforter, abandonnant un moment leur navire à quelques volontaires, aussi mal à l’aise à la suite de l’évènement... Profondément troublés, ils souhaitaient sous les deux surtout débarquer, mais avant tout "en parler" pour évacuer leur stupeur peut-être.
- Les conversations téléphoniques avec la Compagnie en France furent surréalistes. Il leur était là-bas dans les bureaux à Marseille, naturellement fort difficile d’assumer cette incroyable information :
- "Il ne reste que nous deux à bord je vous le dis ! Les autres sont tous morts la nuit dernière...."
- "Plait-il ?..."
- "Oui, absolument ! Et il nous faut la relève... C’est un incendie en ville qui a..."

Un "ex" de la COA à Durban, l’ancien Stéphane Vieljeux de la SNCDV

Que dire de l’obligation de la Cie, prévenir les familles une par une...
- L’incendie du Pacha-Club m’a marqué. L’état moral des deux gars restés de garde à leur bord était indescriptible. Pourtant d’une certaine façon, il ne leur est rien arrivé, mais... Pas tout à fait.
La question qui tue était dans leur tête :
- "Pourquoi eux et pas moi ? C’était mon tour d’être de garde"... C’est absurde. N’importe qui pouvait "y passer".

Il est bien connu qu’en naviguant, il peut nous arriver n’importe quoi, même si rouler en voiture est bien plus dangereux statistiquement, à commencer d’ailleurs par... Rouler à Abidjan ! J’y ai eu un accident en taxi qui m’inquiète encore, sans oublier la confiscation un beau jour de mon permis de conduire, par un policier Ivoirien fort mécontent à juste titre, même si le gag fut involontaire :
- Roulant dans une flaque d’eau, j’avais éclaboussé son bel uniforme. Mille sabords...

Rouler à Abidjan, un sport d’élite parfois. Est-ce vraiment plus casse-gueule qu’en France ?

Le Cdt du pétrolier Limbourg il y a peu attaqué ne me démentira pas, naviguer c’est beaucoup de routine et parfois de très mauvaises surprises pas faciles à gérer. Tout le monde à commencer par nous-même, oublie que lors des sorties à terre en escale aussi, il peut s’en passer de belles, pour le meilleur comme pour le pire.
- Ce qui s’est passé est tellement idiot...

Bien "navicalement" Thierry Bressol OR1

Abidjan, centre du quartier du Plateau

Hélène Decaux, une de mes correspondantes m’a raconté ce qui suit :
- "Oui ! Les issues de secours étaient fermées ! Seuls ont pu s’en sortir celles et ceux qui étaient près du bar. Ils ont pu enjamber le bar derrière lequel se trouvait heureusement une porte non fermée. En effet, on m’a toujours parlé d’un racket et de la mafia Ivoirienne et Française. (ça n’existe pas qu’en Sicile, chez les Albanais du Kosovo ou en Russie) On m’a dit que cette "boîte" appartenait à deux frères poursuivis depuis la France par la mafia pour avoir refusé de céder à leur demandes d’argent pour leur "protection". Alors on aurait arrosé d’essence l’escalier qui menait à la boîte...

Ce soir-là, j’étais avec toute une bande de copains à l’Ascott, la boîte à côté, pour un récital d’amateurs de poésie. A l’entracte tous mes copains sont partis au Pacha Club et y sont morts ! Ils voulaient que j’aille avec eux, mais je ne l’ai pas fait car après l’entracte, je voulais avoir la politesse d’attendre pour entendre réciter des poèmes par une très bonne amie. Comme son tour tardait, j’en ai eu assez d’attendre,je suis sortie. Je me suis tâtée :
- "Irai-je ou pas rejoindre les copains au Pacha ?"

Il était tard, minuit environ, et j’ai préféré rentrer. Au matin j’ai appris la catastrophe. Alors que d’habitude la ville retentissait des coups de klaxons aux feux verts, ce matin-là... Silence absolu.

Beaucoup de parents sont rentrés dans la chambre de leur enfant pour la trouver vide... Des jeunes avaient fait le mur pour fêter la fin du bac. Depuis, je ne peux plus rentrer dans un lieu fermé sans chercher les issues de secours. Ce soir-là n’était pas arrivée ma dernière heure, mais cela s’est joué à bien peu de choses..."
- Fin de Citation.

L’ex Etienne Denis de la Cie de navigation Denis Frères

Notes personnelles : La même histoire de racket m’a été racontée.
- Moi aussi je jette toujours un coup d’oeil sur l’itinéraire éventuel de sortie lorsque je fais "une sortie". Les accidents en boîte de nuit sont assez nombreux, avec trop souvent le même scénario idiot... Issue de secours, négligences diverses et parfois les coups tordus.
Il a vite été dit sur le moment que ça sentait l’essence dans le couloir de l’escalier d’accès. C’est plus que certainement vrai.

Le Patricia Delmas

Cela dit nous sommes plus que nombreux à l’avoir probablement échappé belle... J’ai plusieurs fois fréquenté au moins deux établissements de cette rue dont l’Ascott en effet. Ce jour-là aussi j’aurais pu y aller. Il s’en faut toujours de fort peu lors du choix de chacune et chacun sur le moment. Les jeunes marins de passage sont très vulnérables car l’environnement de tôles qu’est d’abord un navire, nécessite de salutaires sorties pour se divertir ou se défouler un peu. Là naturellement, on veille assez peu aux précautions de sécurité.

En 1984 la Cie Denis Frères s’est fait construire l’Etienne Denis, un des 4 de ce modèle.

Aujourd’hui en 2000, ils n’ont même plus le temps de sortir avec ces maudis porte-conteneurs géants ! Ils ne risquent plus d’attraper une "maladie spéciale" ! On courait beaucoup plus de risques à terre qu’en mer, les marins modernes ont au moins gagné ça...
- Le dernier mystère du Pacha Club, c’est aussi : "Combien ?" On ne sait pas en effet qui y était vraiment ni combien ont perdu la vie aussi bêtement et terriblement.

Le Thérèse Delmas

Citation :
- Claude Javaudin  yahoo.fr> le vendredi 18 octobre 2002 22h21
- "Bonsoir cher Thierry,
- Je vois que vous avez connu l’Afrique, comme moi à une époque où à l’exception de quelques uns mal intentionnés comme vous le mentionnez dans votre courrier, la vie était agréable pour tout le monde. Quand on voit la situation actuellement, quel gâchis, surtout pour nos amis de l’ex AOF ou AEF..."
- Cela fut écrit en 2002, avant les horreurs de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui sans Houphouet-Boigny, si roublard mais finalement regretté par tous et toutes... Il n’avait pas vu la suite !

La basilique de Yamoussoukro
(sur ces vieux jours, il se disait parfois que le Grand Président pétait les plombs...)

En Février 1982 à New York en visitant la Tour Sud du WTC comme touriste et invité, je n’ai pas une seule seconde pensé que.... Ce hall d’entrée en marbre de Marina di Carrare, plein d’oeuvres d’art serait un beau matin de septembre réduit en poussière (occupants compris), et que cela pouvait arriver n’importe quand à n’importe qui, à un marin en escale peut-être.
- Mais ce n’était pas un stupide accident.

Le Biafra, autre bel habitué, plus ancien, de la COA à cette époque...

Notes techniques :
- Les 2 navires de la "Cie de Navigation Mixte" OYAPOK et BOCHICA sont 2 "sister-ships" construits en 1976 par le Chantier Neptun de Rostock en Allemagne de l’Est pour l’armateur norvégien Lars Rej Johansen d’Oslo.
- Long HT:121,85m. Larg:17,61m. & TE:7,72m.
- Port en Lourd:7923 T.
- Jauge brute : 5999 tx.
- Capacité en conteneurs 322 EVP
- Vitesse 15,5 noeuds.
- Moteur diesel MAN 2 temps construit sous licence en RDA, 6 cylindres.
- 1 ligne d’arbre 225 t/m.
- 3 groupes électrogènes alternateurs 300 KW chacun.

- L’OYAPOK fut lançé le 31/03/1976 et
pris en charge en 07/1976 sous le nom de JOCARE
- Francisé le 12/01/1977 et renommé OYAPOK par la MIXTE
pour la COA.
- Acheté par DELMAS le 11/01/1978 puis renommé BARBIZON.
- Le 10/09/1979 renommé CLYMENE pour HADLEY Shipping Co Ltd.
- CHRIS sous pav. Italien en 1986
- B.A. CHRIS en 1988 pav. Bahamas pour des Suédois.
- En 1990 Bahamas ALBA pour des Anglais
- Acheté en 1993 par ZHI CHENG Shipping Cy de Hong Kong et
renommé SUN GLOORY pavillon St Vincent.
- En 1993 il est devienu l’ACCORD pour "Accord Navigation" toujours pav.de St Vincent.
- Arrivé à Chittagong en 12/2000 pour sa démolition.

- Le BOCHICA fut lançé le 25/06/1976 comme JODEW
- Racheté en cours de finition par la MIXTE et renommé le 3/01/1977 Bougival par DELMAS le 3/03/1978. Devient le BARBIZON le 5/06/1979 puis l’ARC MINOS pour ARCHITUG Corp. Libéria.
- En 1989 revendu, prend le nom de TROODOS puis d’OLYMPUS.
- En 1990 toujours sous pav. Chypriote, renommé CLIPPER PACIFIC pour DIANTO Shipping Co Ltd.
- En 1993 pour TOPSCALE Shipping Co Ltd sans changer
de nom il naviguait encore en début 2001.

Merci à Bernard Tanet pour toutes ses informations.
- Bien "navicalement" - Thierry BRESSOL - OR1

Merci aussi aux sites "www" suivant de la vaste toile :
- Cocody
- Côte d’Ivoire Culture
- Abidjan
- Félix Houphouet-Boigny
- Les toubabs de CI

L’Internavis 2 ici lors de son premier voyage, "en Seine" pour livrer une grue plus grosse que lui au Havre

ABIDJAN et la "COA", la Côte Occidentale d’Afrique en général

- Les deux "SD14" de la Cie Denis Frères
- Le Chaudron de l’enfer à Matadi
- Le Davos, navire Suisse
- Le Baptême de La Ligne 1/2
- Le certificat de Baptême du Cdt 2/2

- Le catastrophique incendie du Pacha Club à Abidjan
- A la recherche de Dominique F. à Abidjan 1 De la Normandie
- A la recherche de Dominique F. à Abidjan 2 en passant par l’HP
- A la recherche de Dominique F. à Abidjan 3 vers la Côte d’Ivoire !
- A la recherche de Dominique F. à Abidjan 4 Chercher la femme
- A la recherche de Dominique F. à Abidjan 5 par tous les moyens, même avec Franco !
- A la recherche de Dominique F. à Abidjan 6 (Incendie du Normandie)
- A la recherche de Dominique F. à Abidjan 7 Et la retrouver.

- Gare aux gorilles ! Farce à Abidjan
- Bamboche à Lomé et stupide méprise
- Navire américain rencontré sur la COA
- Internavis 2 et la folie
- Chantiers navals : Comme sur des roulettes !
- Maersk Line & la COA aujourdhui

La COA aujourd’hui, c’est en "PC" ou en "RORO". C’est beaucoup moins intéressant...

Commentaires reçus et perdus dans l’accident du 8 Juin mais récupérés :
- La catastrophe du Pacha Club

Le 29 août 2007, Emmanuelle courtin :
- Bonjour, je vous adresse un petit mot car je cherche des infos sur l’incendie du Pacha club à Abidjan. Mon père Gérard Courtin, commandant de marine marchande y a trouvé la mort comme beaucoup d’autres à ce que je vois. c’est la première démarche que j’entame pour remonter le temps et comprendre. Merci. Emmanuelle Courtin

Le 28 janvier 2008, par OHL :
- De Charles OHL, j’ai pris ce navire au chantier à Rostock pour le compte de Via Antilles, filiale de la Cie de Navigation
Mixte. Le voyage précédent la catastrophe du Pacha Club ma mère s’est trouvée à l’agonie et j’ai dû débarquer sans que mon remplaçant habituel puisse se libérer, votre grand père a donc été recruté à ce moment et me remplaça pour son malheur. Mais à ma connaissance il a été la seule victime de l’Oyapok dans cet incendie . Vous pourriez contacter la Mixte ou le Marin qui a surement édité un article relatant ce drame.

Le 5 avril 2008, par Henri Lecordier :
- Bonjour, J’ai bien connu le OYAPOK et le BOCHICA alors que j’étais au service shipping de Socopao Douala. Je me souviens très bien de l’escale du Oyapok à Douala au cours de laquelle j’avais invité son Commandant et quelques membres de l’équipage à mon domicile, probablement la veille de son appareillage pour Abidjan. Je me souviens également qu’au voyage suivant, le nouveau Commandant, était Alsacien je crois, très sympathique. La tragédie d’Abidjan me "marque" encore aujourd’hui, probablement en raison des liens que j’avais avec cette ligne et l’équipage de l’Oyapok et du Bochica. Je me souviens entres autres, d’une blague "containers et jeu de dames"...
- Biens des noms des différents articles de ce site m’interpellent... Henri Lecordier.

Le 5 avril 2008, par Thierry BRESSOL :
- Oui... C’était tout un monde. Un monde à part vu d’aujourd’hui. Surtout par les "terrestres"... Et surtout ce fut un désastre oublié en 2000 par presque tout le monde. C’est pourquoi j’ai pensé à le rappeler, à la suite d’une conversation téléphonique. Bien amicalement et bon week-end.

Le 6 avril 2008 par Guy BLANC :
- Bonjour, Merci de bien vouloir me contacter sur "guy.blanc20 wanadoo.fr". A défaut de pouvoir tout vous expliquer j’ai des coupures de journaux de l’époque qui peut être vous aiderons. Guy BLANC.

Le 6 avril 2008, par Thierry BRESSOL :
- Vu ! SI cela peut permettre de corriger et amplifier l’article en plus... Il me manquait des photos du navire, et du Pacha Club, tout simplement. Merci et bien amicalement

Le 5 avril 2008, Henri Lecordier :
- Bonjour. Agent shipping à Socopao Douala lors de l’escale de l’ Oyapok à Douala, j’avais invité le Commandant et quelques membres de l’équipage à mon Domicile le soir même (ou la veille) de son départ pour Abidjan. J’avais de trés bons rapports avec le Commandant et l’équipage du navire, j’y pense trés souvent... Henri Lecordier

Le 20 avril 2008, Decaux Hélène :
- La catastrophe du Pacha Club pour Mme Emmanuelle Courtin :
- Bonjour ! je tombe par hasard sur votre message. J’étais juste à côté du Pacha le soir du drame (j’étais prof en Côte d’Ivoire de 1974 à 1987. Vous écrivez que vous aimeriez comprendre ce qui s’est passé. Avez-vous su pourquoi il y a eu l’incendie ? Si cela vous intéresse, contactez-moi, je vous donnerai la version officieuse qui a circulé parmi les Blancs les jours qui ont suivi le drame et vous raconterai ce qui s’est passé. Cette tragédie m’a terriblement marquée. Bien amicalement.

Le 21 avril 2008, par Thierry BRESSOL :
- Deux choses semblent plus que probables. Les issues de secours étaient pour le moins, "mal tenues", un fait hélas trop classique systématiquement retrouvé dans ce genre d’affaires.
- Le bruit a aussi couru d’une malveillance dans le cadre d’une tentative de racket. Mais c’est encore à démontrer et aujourd’hui... Le stupide accident du mégot de cigarette est hélas aussi probable, même si le défaut électrique ne saurait être exclus à Abidjan. Qui va savoir ?
- Mais...Si une autre explication peut être intéressante à mon bord, je suis à votre disposition pour la poser ici.
- Bien cordialement - Thierry Bressol

Le 29 août 2007, Emmanuelle courtin : La catastrophe du Pacha Club

Bonjour,
je vous adresse un petit mot car je cherche des infos sur l’incendie du Pacha club à Abidjan. Mon père Gérard Courtin, commandant de marine marchande y a trouvé la mort comme beaucoup d’autres à ce que je vois.
c’est la première démarche que j’entame pour remonter le temps et comprendre.

merci.
Emmanuelle courtin

La catastrophe du Pacha Club 28 janvier 2008, par OHL

De Charles OHL, j’ avais pris ce navire au chantier à Rostock pour le compte de Via antilles, filliale de la Cnie de Navigation Mixte . Le voyage précedent la carastrophe du pacha Club , ma mère s’ est trouvée à l’ agonie et j’ ai dû débarquer sans que mon remplaçant habituel puisse se libérer, votre grand père a été recruté à ce moment et me remplaça pour son malheur . Mais à ma connaissance il a été la seule victime de l’ Oyapok dans cet incendie . Vous pourriez contacter la Mixte ou le Marin qui a surement édité un article relatant ce drame .


A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


"Souvenirs-de-mer" et "Marine Inconnue" : http://souvenirs-de-mer.cloudns.org/