Souvenirs de mer

12 février 2006

Escales en Nouvelle Zélande 4/8 - Bluff & Invercargill

Escale à Bluff (Invercargill)
- Bluff "by Night" en 1985 avec le Pierre LD
- Un lecteur nous rappelle que la Nouvelle Zélande est aussi un grand pays du Rudby, mais on y joue à d’autres jeux.

Auckland, Bluff (près de Invercargill), Timaru (Dunedin), Christchurch, Wellington (et Nelson), Napier et Tauranga.

Corrigé le 10 Mai 2007
- Escales en Nouvelle Zélande 1 & Escales en Nouvelle Zélande 2
- Escales en Nouvelle Zélande 3 & Escales en Nouvelle Zélande 4 (vous y êtes)
- Escales en Nouvelle Zélande 5 & Escales en Nouvelle Zélande 6
- Escales en Nouvelle Zélande 7 & Escales en Nouvelle Zélande 8


Dimanche le 12 Février 2006

L’Ile Stewart et Nouvelle Zélande, vue globale

Bluff - Seconde partie :

Bluff n’est pas qu’un port de pêche, c’est aussi la banlieue d’Invercargill. En moins de 40 minutes le 4x4 du shipchandler était présent devant l’échelle de coupée, et dès 20h00 locales nous étions dans un restaurant Italien verre de Campari en main en train de commander (pour ma part et par exemple) une escalope au Marsala et tagliatelles.

J’ignore ce qui me fait soupçonner ce qui suit, mais j’ai eu le sentiment diffus que ce shipchandler était certain de son coup dès tôt le matin, peut-être même pendant la manoeuvre, ceci étant pour des raisons qui m’échappaient... Peut-être avions nous été manipulés, et que le "marché Pierre LD" était partagé à l’avance avant même notre arrivée. C’est difficile à vérifier. Cela dit c’est bizarre, les camionnettes qui nous ont livré portaient aussi la marque des concurrents malheureux... Le mauvais coup qui nous avait été fait aux USA lors de mon embarquement, m’incitait à soupçonner les shipchandlers d’être naturellement "farceurs".

Bluff : curiosité locale, on n’est pas perdu ici c’est sûr

Mais je fis taire peu à peu tous mes doutes lorsque tous les "appro" de Bluff furent embarqués, ce qui se fit dans une excellente atmosphère sans grincement comme à Auckland. Quel pays de miracle ! D’autre part, la qualité de ce qui fut pris lors de la première escale était au-dessus de tout soupçon, et ce fut également le cas cette fois. D’autre part, le seul commentaire qui s’imposa d’évidence était fort simple :
- "EXCELLENT !" Tout le monde fut satisfait, à commencer par moi, bien soulagé de surcroît.

Invercargill : petite plaque pour s’instruire

Au restaurant l’ambiance de notre petit groupe fut rapidement "agitée à très agitée" pour "devoir" devenir "forte" par la suite, en sortant du restaurant. Mais tout le monde resta relativement sage, au début.

Après cet excellent repas nous sommes allés dans une brasserie taverne situé sur le port non loin des quais, dès un retour à Bluff semble-t-il prémédité. Cette taverne était comme chaque samedi soir fréquentée par des pêcheurs et leurs épouses ou compagnes. Parfois leurs enfants (ceux en âge de sortir) étaient là aussi, occuppant l’autre extrémité de ce vaste établissement. Il commençait à "11.00 pm" à y régner une atmosphère que je dois qualifier de "forte à très forte". D’autres gens du Pierre LD se trouvaient là déjà accompagnés, car les choses vont vite en Nouvelle Zélande.

D’autre part en écrivant il y a peu le mot "pêcheur", cela peut aussi s’entendre dans un tout autre sens que l’activité professionnelle maritime évoquée en premier. Même si Perre Dac en son temps nous précisait que par là, il n’entendait pas grand-chose... C’est sûr, il y avait là quelques pêcheresses.
- Nous avions fort bien mangé et bien bu, surtout "bien bu" (pour n’oser dire trop) déjà pour quelques uns, un peu trop oui. Cela dit, si je me souviens encore nettement en 2006 de cet épisode de 1985...

Il existait à bord du Pierre LD une nécessité forte de "décompression mentale" qui pouvait expliquer certains débordements à venir. Pour les néo-zélandais(es), il y a très certainement des raisons qui leur sont propres.

J’ai eu le privilège d’assister à une évolution surréaliste ce soir-là, au fur et à mesure que la "température montait" dans cette taverne. Les couples de pêcheurs se sont peu à peu séparés, les hommes commençant une partie de cartes très animée choppe de bière en main, tandis que leurs compagnes se sont retrouvées plus ou moins livrées à elles-mêmes, pour ne pas dire plus ou moins livrées aux touristes très spéciaux du Pierre LD...
- Ces pêcheurs ne s’occupaient plus du tout des pêcheresses qui les accompagnaient, et elles se désintéressaient tout autant de leurs hommes. Tout cela constituait une provocation de fait, car il suffisait d’offrir le pot pour ne plus savoir s’en détacher, pour autant qu’on ait eu cette idée farfelue, ce qui n’est certainement pas arrivé souvent.

Le Pierre LD de 1980, c’est arrivé à son bord.

Plus étonnant, j’ai reconnu une des femmes d’Auckland avec un des grands galopins de l’équipage du Pierre LD. Mille sabords ! Elle avait parcouru plus de 1400 Km pour le rejoindre à l’autre bout du pays. Nous savons tous que cela peut arriver, mais ce n’est pas si souvent le cas. Je me suis donc dit qu’en Nouvelle Zélande, il peut vraiment nous arriver n’importe quoi.

Lorsqu’une d’elles est allée trouver son mari alors qu’il venait de perdre une partie de cartes, c.à.d. d’être éliminé (game over) jusqu’à) la suivante, je n’ai pas bien compris.
- Il s’agissait rien de moins que de lui demander de nous conduire à son domicile, elle et deux copines plus quatre autres pingouins dont je faisais partie avec l’équipe du shipchandler, ce qui m’autorise à raconter cet épisode.

Son gros 4x4 ne suffisant pas à transporter tout le monde en une seule fois, ce capitaine de grand chalutier (je l’ai su un peu plus tard) poussa l’excellence de son hospitalité jusqu’à faire deux "voyages" entre la brasserie et sa jolie maison.
- Il était certes un peu "allumé" mais heureusement qu’il buvait lentement, car il avait "une bonne decente". Contrairement à un certain nmbre d’Européens qui se laissent facilement griser par la vitesse sous l’alcool, celui-ci roulait "cool" et relativement sûrement, il y allait lentement et avec attention. Sans doute cette habitude dangereuse se modérait à sa façon avec le temps... Je n’aime pas trop ce genre de trajet en voiture, mais avec lui le danger semblait réduit. Rien n’était plus dangereux pour lui.

Bluff : le nouveau poste à quai

Ce capitaine de pêche nous a (bien sûr !) offert le "Nième" pot une fois toutes et tous réunis, pour annoncer soudain qu’il retournerait jouer aux cartes avec les copains.

Donc il nous confia son épouse, à moins qu’en réalité ce ne fût nous, qui étions confiés aux bons soins de ces dames. Mr Crips le shipchandler, son épouse et ses assistantes avaient l’habitude des lieux sans aucun doute.
- Plus amusant encore avant de repartir, il nous expliqua démonstration à l’appui, comment se servir de la chaîne Hifi, surtout de la platine disques-vinyle (un souci d’importance) qui était effectivement un peu délicate d’usage.

Comme quoi, cet excellent homme était certain de ce qui était réellement fragile ou ne l’était pas chez lui. D’évidence son épouse ne l’était pas, loin de là car les faits l’ont ensuite prouvé.
- Ce genre de soirée est en général mémorable et cela n’arrive pas si souvent, surtout aux marins du commerce en escale au cours d’un embarquement de six mois. Les péripéties survenues ensuite n’ont plus rien eu de maritime et aucun détail n’a vraiment sa place ici au-delà des deux commentaires suivants :

Dans le milieu maritime Néo-zélandais et français, on savait encore s’amuser à l’époque, en sachant mêler l’utile à l’agréable sans arrière pensée géopolitique politiquement correcte, et encore moins du puritanisme encombrant.
- Personne ne se faisait une "grosse tête" avec le Sida à l’époque...

Cela dit, le lendemain à "07.00 am", ce fut le grand coup de trompe :

"Aux posteux de manoeuvre !!" Nous étions tout de même surtout venus jusque-là pour bosser...

Bien "navicalement" - Thierry BRESSOL - OR 1
- Escales en Nouvelle Zélande 5

Le Pierre LD de 1980, c’est arrivé à son bord.

- L’ambiance à bord & Le blues à bord
- Pourquoi suis-je en Belgique ? C’est aussi arrivé à bord du Pierre LD et je dois ajouter ici, qu’avant de rencontrer cette visiteuse à Newcasttle et qu’elle ne me parle, j’ai un instant pensé qu’elle était Australienne et qu’elle se comporterait comme cela arrive en Nouvelle Zélande... Pas du tout !

Le Charles LD, sister-ship du Pierre. Sur les trois photos, voir les grands portiques.

Merci aux sites :

- http://www.cityofauckland.co.nz/
- http://www.cityofinvercargill.co.nz/
- http://www.cityoftimaru.co.nz/
- http://www.cityofchristchurch.co.nz/
- http://www.cityofwellington.co.nz/
- http://www.cityofnapier.co.nz/
- http://www.cityoftauranga.co.nz/
- http://www.mountmaunganui.co.nz/
- http://www.cityofnelson.co.nz/

- http://www.tourdumonde.be/nouvellezelande/
- http://www.photoway.com/fr/dest/NZEL96_index.html
- http://www.bigfoto.com/ pacific/new-zealand/
- http://www.ginini.com/nz/maps/
- http://www.webtrotters.com/voyage/nouvelle_zelande/index.php
- http://www.voiliersnantais.free.fr/
- http://www.marine-marchande.net/

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A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


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