Souvenirs de mer

22 juin 2006

La journée extraordinaire de Tembol en Yougoslavie en 1994 : 1/7

Longtemps après la Marine Marchande, que peut-il arriver ? N’importe quoi bien sûr, pour le meilleur ou pour le pire...
- Voici en 7 épisodes la journée extraordinaire en Yougoslavie de Tembol, un ancien Marin Marseillais qui était au chômage en 1994 et qui pourtant, cherchait à chômer utile, c’est à dire ne pas rester immobile en fréquentant l’ANPE, l’APEC et autre FOREM...

(article "réparé" le 11 Août 2008 à 17h20)
- Autrefois ils avaient vue sur la mer & Tembol en Krajina 2/7 (surréalisme) à suivre...

La journée extraordinaire en Krajina et en 1994, le contexte :

Un film d’Emir Kusturica, qui m’a rappelé quelque chose

Toute ressemblance avec des événements, des lieux, des situations ou des personnes ayant existé ou existant, n’est qu’une pure coïncidence totalement involontaire.

Tembol est un drôle d’oiseau...

La marine marchande mène à tout, lorsqu’on en sort. Alors, en quittant la navigation on peut aller travailler chez Alcatel puis naturellement au chômage par la suite, quand le groupe "se restructure". Nous savons que cela arrive souvent chez Alcatel.
- Il était une fois Tembol, jeune Marseillais et déjà ancien marin, qui n’avait aucune origine yougoslave, pas même le plus petit point commun avec ce pays ô combien multiple et parfaitement inconnu de lui.

La RFY "République Fédérale de Yougoslavie" sur sa fin

Un beau jour de printemps 1994 au grand centre commercial de Vitrolles, Tembol le petit ingénieur et animateur de formations techniques, rencontra par hasard un de ses anciens stagiaires chez Alcatel, dont il ignorait la résidence en Provence. Zarko était un Yougoslave Serbe originaire de la belle région montagneuse de Krajina qui vivait et travaillait en France, tout simplement après s’y être marié. Tembol, membre de la petite équipe des formateurs d’Alcatel Colombe, avait reçu Zarko et quelques autres "technico-commerciaux" d’Alcatel pour préparer un marché international d’Alcatel. Les deux hommes avaient sympathisé et c’est tout naturellement avec plaisir qu’ils se reconnurent immédiatement.

Vitrolles, près de Marseille

Lorsqu’un "Alcatelien" en rencontre un autre, que se racontent-ils ? Des histoires d’Alcatel bien sûr, ce qui n’empêche pas d’aborder ensuite d’autres sujets.

Le simple fait pour Tembol de demander à Zarko ce qu’il devenait depuis lors, l’entraîna fort loin, plus loin encore que cela était prévu et prévisible. Zarko parla soudain de son pays d’origine :
- En Août 1994 "il y avait de l’ambiance" en Krajina, une région disputée durement entre Serbes et Croates, en particulier dans les zones rurales et trop isolées. La population croate était partie, chassée par la peur et un certain nombre de mauvais coups. Pour être précis, il arriva que la crainte des Serbes qui étaient alors majoritaires dans cette région officiellement croate, se transformât peu à peu en panique d’abord larvée, puis ouverte et ensuite trop souvent en agressivité individuelle et collective entre voisins...
- Ce fut une excellente occasion pour que dans un même quartier ou en un même village, on ne se supporte plus du tout, beaucoup moins que les habitants de la région parisienne se tolèrent entre eux.

Situons la Krajina

Pour résumer, à l’époque les habitants de la Krajina (qui soient-ils) n’étaient plus en sécurité. En effet les milices croates commencèrent à organiser de régulières et fréquentes incursions chez les Serbes, comme cela se passait aussi en Bosnie :
- Ces milices étaient constituées par des individus venus d’un peu partout en Europe et qui trouvaient là bon prétexte à se croire absolument tout permis, en général au titre de l’anticommunisme. Certaines personnalités pour le moins troublées trouvèrent là parfaitement matière à "s’épanouir".
- En d’autres termes ils pillaient, tuaient et parfois violaient lors de ces tristes incursions Il arriva aussi que tout le monde soit tué lors de ces incursions dans des villages isolés, situés parfois même à moins de 20 km de Knin la capitale.

Dans ce contexte dangereux quelques éléments de l’armée fédérale populaire de Yougoslavie furent "stationnés" dans la région et devinrent peu à peu seuls à en mesure d’assurer aux populations Serbes une relative mais réelle protection. Mais c’était hélas, sans pouvoir être partout à la fois. Le président de la République "auto-proclamée" de Krajina, Milan Martic a fait ce qu’il a pu, avec les moyens modestes dont il disposait.

Ainsi, l’ambiance de ces jolies routes de montagne n’était plus vraiment au tourisme. Cela dit localement dès 1991, tout fut mis en oeuvre autant que faire se pouvait, pour tenter de sécuriser les routes et les voies de chemins de fer qui restaient encore en service. Celles-ci desservaient surtout Belgrade et Besanski Petrovak.

Les dernières pièces de la République Fédérale de Yougoslavie

Les chemins de fer JZ (Jugoslovanske Zeleznice) et l’administration en charge des routes s’allièrent rapidement, en particulier avec certains éléments bien placés de l’armée qui étaient des cheminots "avant". Ce fut également le cas des anciens de la Cie d’électricité.
- C’est donc dans le cadre d’un projet de réseau radio simple mais audacieux, que Tembol se laissa peu à peu impliquer dans une mission qui vaut bien une aventure maritime. Mais cela arriva aussi à cause de son chômage, de son extrême curiosité, d’une énergie personnelle débordante et d’un besoin d’engagement personnel fort et désintéressé.
- Désintéressé ? Cela tombait fort bien. Il n’y aurait pas d’argent même s’il serait nourri, logé et blanchi...

Cette rencontre de hasard se prolongea ensuite dans un restaurant de Marseille, chez Tembol à la Belle de Mai, puis à Vitrolles chez Zarko. Lorsqu’il fut évident que la documentation technique personnelle que Tembol avait su garder d’Alcatel et ses connaissances sur les matériels devant être installés seraient suffisantes, Tembol prit une décision irrévocable :
- Il irait donc aider ces gens sur place avec les quelques yougoslaves en exil qui à partir de la France du chômage et de l’ennui profond, tentaient de faire quelque chose.

Les JZ, Chemins de fer Yougoslaves, ici à Beograd/Belgrade.

Il n’avait pas pensé concrètement qu’il y serait le seul français ne parlant pas la langue et ignorant toutes les réalités locales insolites ou inquiétantes.
- Tembol était théoriquement au service des chemins de fer et de la structure en charge des routes. Pour être un peu plus précis, d’un strict point de vue administratif et de son statut officiel, Tembol faisait plus partie de l’armée que des chemins de fer ou des "ponts & chaussées". On ne lui avait pas dit cela clairement mais il s’en aperçut vite, même en ne comprenant pas le serbo-croate et en le lisant encore moins.

Les Serbes et les Croates parlent en effet la même langue, mais à leur façon locale. Par exemple, on écrit en Serbie en caractères cyrilliques tandis que les autres Yougoslaves utilisent notre alphabet latin.
- C’est à dire que ses laisser-passer, permis de conduire et autres documents d’identités locaux, lui étaient plus ou moins hermétiques. Autant dire cela aussi, de tout ce qu’il dut parfois signer sous le regard des autres après une traduction rapide en "direct-live"...
- Un de ses documents était d’ailleurs une plaisanterie gauloise douteuse, qui déclenchait à chaque présentation, la stupeur mêlée de suspicion, puis l’hilarité générale chez ses lecteurs.
- Il lui fut donc inévitable avec le temps, de s’initier au cyrillique, ne serait-ce que pour lire les noms de lieux et savoir s’orienter seul, un détail important pour sa mission. Il constata donc peu à peu disposer d’un insolite statut militaire qui lui permettait (ô miracle !) de "passer" (presque) partout sans argent liquide.

Cela lui permettait naturellement d’être nourri et logé gratis au "Grand Foyer Hôtel Restaurant des Chemins de Fer" situé non loin de la gare de Knin. Sans "discuter", il y avait accès à tout ou presque et certains l’appelaient Mr l’architecte, Mr l’ingénieur ou même :
- "Mr le lieutenant-ingénieur"...
- Tembol trouva une ambiance surréaliste et découvrit les avantages d’un statut militaire sans avoir à en subir les inconvénients, ce qui est naturellement une chose rare.

Les JZ, Chemins de fer Yougoslaves. Ici à Bar au Monténégro.

Tout cela était extrêmement étonnant, surtout la première semaine passée là-bas. Lorsqu’on s’en donne le temps et les moyens, tout a une explication rationnelle. Mais il arrive aussi que les rapports de cause à effet restent inaccessibles, faute de disposer des informations nécessaires pour les comprendre. Sa mission fut constituée de nombreux courts séjours sur place et de quelques passages à Paris.
- A Knin tout se passait généralement fort bien et le travail devint vite au moins aussi passionnant que la vie sur place. Il ne rencontrait pour ainsi dire aucune contrainte administrative, cela lui donnait donc l’impression que tout était permis. Bien sûr on ne s’autorisait pas n’importe quoi, mais les sensations au travail étaient grisantes. On ne peut pas rencontrer cela dans un cadre de travail normal au sein d’une entreprise en France.

Son rôle était de nature variée, il exerça de fait plusieurs fonctions en une :
- Superviser le choix des sites, l’installation, la configuration et la mise en service des petits relais radios jusqu’à ce que les "gens du coin" sachent se débrouiller sans avoir besoin de ses lumières, ce qui arrivait en général assez vite.
- Organiser et animer des petits stages un peu comme chez Alcatel, pour décrire les équipements relais, les E/R mobiles à installer à bord des locomotives et camions et les portatifs légers du réseau. Les techniciens devraient ainsi être à même de connaître tous les trucs et astuces pour bien installer, configurer et utiliser l’ensemble de ce matériel.
- Le choix des sites était fait d’après les cartes détaillées et des photos satellites achetées chez Spot, pour tenir compte des conditions prévisibles de propagation des ondes. Dans la bande de fréquences utilisées, (440/450 Mhz) ce n’était pas très difficile. Cela ne nécessita pas l’achat d’un logiciel d’étude comme cela commençait à se faire en 1994, dans le cadre du déploiement des réseaux GSM.

Cet aspect des choses donna accidentellement lieu à une folle journée pour Tembol, cela fut une de ces "démonstrations" de la Loi des séries dont les marins pensent que cela ne peut arriver qu’en mer.

Malgré sa méconnaissance de la langue, à son bureau près de la gare ou dans la salle de réunion du Foyer des Chemins de Fer il se trouvait toujours quelqu’un pour l’aider à faire passer le message. Les Serbes étaient en effet nombreux à pratiquer l’anglais et surtout le français, à commencer par les franco-yougoslaves venus travailler avec lui.
- Il suffisait en général avec ces excellents techniciens, dont certains avaient beaucoup plus d’expérience que Tembol sur ce type d’application de la radio, de commenter en réunion les notices techniques, de montrer du doigt les points remarquables et de faire une seule fois la manipulation devant eux avec le banc-test Marconi, le programmeur d’EPROM Elan et les équipements installés en réseau local de test dans la grande salle de réunion du Foyer.

Le souci des langues inquiéta un peu Tembol avant d’arriver sur place, mais ne se révéla pas une seule fois bloquant. Le courant passait fort bien et ce fut un vrai plaisir de travailler ainsi, gratuitement de surcroît.

D’autre part, on était fort bien logé au "Grand Foyer des Chemins de Fer" et on y mangeait encore mieux. Cerise sur le gâteau, on ne s’ennuyait jamais au Foyer, j’y reviendrai.

Knin le blason

Le fameux "Grand Foyer Hôtel Restaurant des Chemins de Fer de Krajina" était un endroit vaste et très agréable, fort loin des austères foyers que la SNCF met à la disposition des conducteurs de ses trains qui séjournent loin de chez eux.
- Cet ancien hôtel-restaurant appartenant aux chemins de fer yougoslaves (JZ) était alors partiellement réquisitionné par l’armée à cause de l’état de guerre larvée et de son gérant. Celui-ci en effet "savait nager", ancien militaire, il s’était un peu "fait aider" par quelques complicités bien placées à Belgrade et à Knin.
- Les employés des JZ (chemins de fer fédéraux), à commencer par les "roulants", y avaient de longue date leurs habitudes car c’était gratuit pour eux, en tant "qu’ayant droit". Mais le nouveau statut de l’établissement garantissait cela depuis peu à plus de monde, Tembol par exemple. Le bienheureux gérant jouissait ainsi (c’était parfois aussi le cas de le dire) d’une clientèle stable que le tourisme ne pouvait plus lui apporter.

L’aspect comptable de la chose était incompréhensible à Tembol le marseillais mais il s’en moquait cordialement. Là était un beau reste de l’ancienne économie communiste, qui de surcroît oeuvre du maréchal Tito, était très différente de celle du bloc de l’Est.
- Vas comprendre un truc pareil... pensait Tembol en se demandant aussi comment tout cela avait-il pu arriver ? Il commençait à découvrir l’inquiétant contexte construit en Krajina.

Près de la gare de Knin

La couverture radio d’une zone géographique choisie suppose en effet un bon choix pour chaque site de relais, donc de prévoir autant que faire se peut l’étendue de sa portée dans chaque direction où l’on suppose que les futurs usagers vont se mouvoir.
- En cela, l’étude de la propagation impliquait naturellement le passage "sur le terrain" avant et après l’installation du matériel. Il convenait en effet de vérifier la justesse de nos choix pour éviter aux utilisateurs toute mauvaise surprise, telle que l’impossibilité d’une liaison au plus mauvais moment... C’est-à-dire par exemple, en cas de rencontre des miliciens ennemis.
- Il fut vite constaté que le simple fait d’être en permanence joignable par radio dans les deux sens durant tout trajet était relativement dissuasif et permettait d’obtenir de l’aide en un temps record en cas de mauvaise rencontre.

Il devenait alors possible par exemple, d’envoyer sur place un ou plusieurs hélicoptères de combat ou même la chasse, ainsi que des renforts par la route ou sur rail pour que la mauvaise surprise change de camp.

Les notables croates sont chez eux à Knin maintenant

Tembol était d’une nature relativement naïve et il avait toute confiance en ses hôtes qui par ailleurs, savaient se montrer tout à fait crédibles.
- Force est de constater que les installations auxquelles il participa se révélèrent assez efficaces en matière de sécurité dès que le premier tronçon de 30 km de voies ferrées fut équipé. Tembol ne fut pas immédiatement convaincu de la nécessité de toutes ces précautions jusqu’à assister à sa première scène de guerre.
- Lors d’une discussion sur ce sujet, il lui fut montré un étonnant album de photos très "spéciales". Ces vues prises sur place par l’armée lorsqu’elle arrivait trop tard à la suite d’une attaque des miliciens croates, achevèrent de le convaincre que voyager dans la région était devenue une activité très dangereuse... Tembol en fut atterré et il assuma alors le fait que les équipements dont il s’occupait n’avaient vraiment rien de décoratif. Tembol décida aussi que parler de ce que montraient ces photos n’avait que fort peu d’intérêt. Il convenait surtout de ne rien en penser du tout, car c’était au moins malsain pour le moral.

La petite équipe de Tembol organisait régulièrement et dans une excellente ambiance, de passionnantes petites expéditions vers les sites étudiés ou en travaux. C’était l’Eté, il faisait toujours beau et chaud. Ces petites campagnes de mesure radio se déroulaient donc en apparence tout à fait comme des balades touristiques, car la Krajina est une région magnifique. Mais ce qu’il s’y passait parfois était beaucoup moins romantique.

Ces "campagnes de mesures radios" consistaient aussi à faire sur place des relevés détaillés du terrain pour établir le plan de l’installation avant d’y revenir avec le matériel et de passer aux actes. Tout cela représentait un travail comparable à la construction d’un site BTS (Base Transceiver Station) de GSM, mais en beaucoup plus simple. Le relais radio lui-même était en effet plus petit qu’un attaché-case, son antenne fouet bien plus discrète, et sa source d’énergie beaucoup plus simple que le raccordement classique au "secteur".

JZ, Chemins de fer Yougoslaves, ici une arrivée à Knin.

Tembol savait bien avant de devenir marin qu’en mer, il existait du danger en cas de mauvais état du navire, par la météo ou par les erreurs de navigation par exemples. De même il avait également été prévenu du risque potentiel de faire une mauvaise rencontre en se baladant dans cette zone peu sécurisée.

Tant qu’on n’est pas rentré en contact concret avec l’événement, ce genre de perspective reste abstrait. C’est un peu comme un accident de la route, dont on est souvent tenté de penser qu’il n’arrive qu’aux autres...

Ainsi, quelques précautions de principe étaient toujours prises en partant, mais c’était plus en fonction de ce que l’armée et les réfugiés leur disaient que par une intime conviction. Ils partaient avec deux véhicules "4x4" Toyota, le premier étant celui de l’équipe Tembol chargé du matériel de mesures, accompagné de la "suiveuse" portant quatre militaires armés jusqu’aux dents.

Les notables croates sont chez eux à Knin maintenant

Ce genre de balade sur ces petites routes isolées et sinueuses au relief très accidenté, pouvait faire penser à un film d’aventure. De surcroît, la région n’était pas sans rappeler la Syldavie ou la Bordurie, deux des pays imaginaires visités par Tintin.
- C’était un peu comme jouer aux "Aventures de Tembol en Yougoslavie".
- Le jeune officier Serbe et la hiérarchie de l’armée qui organisait les escortes, avaient pourtant prévenu que la région était propice aux embuscades...

Bien "navicalement" - Thierry BRESSOL - OR 1
- Tembol en Krajina 2/7 (surréalisme) à suivre...

Merci aux sites :
- Le Courrier francophone des Balkans
- Le Courrier francophone des Balkans (1)
- Le Courrier francophone des Balkans (2)
- Le Courrier francophone des Balkans
- Le Courrier francophone des Balkans
- Le Courrier francophone des Balkans (Kosovo)

- World guns
- Quentin Tarantino
- Emir Kusturica
- Les Tontons flingueurs 1
- Les Tontons flingueurs 2
- Audiard et les Tontons flingueurs

- Carte et ambassade de Croatie
- Site web de Knin aujourd’hui
- Vues de Knin
- Flotte du Montenegro

Emir Kusturica, musicien et cinéaste Yougoslave

Où l’on constate aussi sur place que naturellement, on étudie cette situation maritime... Très particulière.
- Autrefois avec vue sur la mer
- Info maritime
- Courrier des Balkans

- Tembol en Krajina 1 (le contexte) c’est ici !
- Tembol en Krajina 2 (surréalisme)
- Tembol en Krajina 3 (la journée de la peur)
- Tembol en Krajina 4 (le matin de la peur)
- Tembol en Krajina 5 (l’après-midi de la peur)
- Tembol en Krajina 6 (ramasser les morceaux)
- Tembol en Krajina 7 (la soirée de la peur)

JZ : Jugoslovanske Zeleznice (Chemins de Fer Fédéraux Yougoslaves)

A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


"Souvenirs-de-mer" et "Marine Inconnue" : http://souvenirs-de-mer.cloudns.org/