Souvenirs de mer

7 septembre 2006

A bord du M/V RoRo Manhattan le 4 février 1982 après 17h00 lt /4

Plus rien d’important ne semblait se passer à bord quand c’est arrivé, tandis que l’Enfer se déchaînait dehors.
- La coiffe blanche de la vague qui nous portait commençait à s’effondrer (avec nous au milieu) dans un fracas épouvantable.

Le 4 Février 1982 en après-midi4 Février 1982 : une Soirée d’enfer :
- La montagne d’eau nous a d’abord couché, puis elle a soulevé le navire en travers, presque jusqu’à son sommet.

Le 4 février 1982 nous n’avons pas fait naufrage
(par 32°N et 33°W)

J’ai vu quelques autres conteneurs de la première rangée de pontée tomber au fond du creux pour y disparaître, littéralement sous mes pieds. Deux d’entre eux se sont même heurtés en se brisant comme des oeufs durant leur chute...
- "Ca craint, pensai-je sur le moment, et dans quelques minutes ce sera notre tour. Des tonnes d’eau allaient pénétrer dans la passerelle par la porte bâbord restée ouverte près de moi. Alors le Roro Manhattan achèverait une bonne fois pour toutes son chavirement.

Par la suite peut-être, sa coque retournée serait signalée dérivante durant plusieurs jours dans les avis aux navigateurs "NAVAREA IV", comme celle du navire roulier Soviétique....

Ma préoccupation principale du moment était l’eau froide. Mais ce ne serait qu’un mauvais moment à passer. Il fallait se préparer à bien le supporter. De toutes façons, ma combinaison de survie Rigolet était hors d’atteinte. Ce serait donc bref, tant mieux ! J’ai aussi déduit de tout cela, que c’était bien fait pour ma pomme !
- Il fallait débarquer et leur faire un bras d’honneur à ces cons de la Cie et de l’agence, au lieu de rester à bord uniquement pour ne pas être ridicule.
- N’est-il pas au fond, préférable d’être chômeur ridicule et vivant, plutôt que courageux et disparu ?
- Telle fut ma courte conclusion du moment.
- J’avais de plus en plus peur de l’eau froide, car elle serait réellement froide ! Un sentiment de résignation s’était en effet emparé de moi.

Manhattan en 2002 - Le grand poster du carré des officiers du M/V Roro Manhattan montrait cette vue. Oui, aujourd’hui il manque deux tours...

Pendant ce temps, l’action se situait non seulement à la passerelle mais partout à bord :
- Les systèmes d’alarme de nos machines commencèrent les uns après les autres à pousser les hauts cris. Au moins dix sonneries toutes plus puissantes les unes que les autres, retentirent simultanément.
- En effet à bord de n’importe quel grand navire, les nombreux équipements présents dans les compartiments-machines ne sont pas tous capables de fonctionner avec une forte gîte. Certains ne supportent pas même plus de 20° d’inclinaison sans déclencher une alarme, ils risquent donc fort au-delà, de s’arrêter de fonctionner en peu de temps.
- Dans sa position, le Manhattan était pris aux tripes. Il devait très
logiquement hurler de douleur...

Tout le monde se fait durement secouer
Du plus petit au plus gros !

Ce concert de hurlements stridents et de sonneries diverses devait agir efficacement sur notre stress. "BADABAAOUMM !" Cette fois, une sorte de déflagration sourde semblait venir du ventre du navire. Cela ne faisait plus l’ombre d’un doute, la cargaison était en train de riper, au moins au niveau du pont garage Principal. Ambiance...
- C’était peut-être le signal du début de la fin, il ne restait plus qu’à attendre.
- Le Briquir venait de réussir une très belle acrobatie, pour atteindre
l’interphone.
- "Ca va en bas ??"
- "Pour l’instant... Nom de Dieu !! Bordel à cul ! ça commence à bouger sur le pont garage !! Heu... Tu m’entends ?"

Pour le reste de ma vie, la voie tremblante et mal assurée du troisième mécanicien au travers de l’interphone retentira dans ma tête. Etre "en bas" c’est tout sentir, entendre encore plus que les autres et ne rien voir.

Qui n’a pas été marin ne peut pas imaginer même durant ses pires cauchemars une pareille horreur.
- "Oui, Oui ! Apparemment il se redresse... Je vais le mettre bout au vent..."
- "Bien, ça vaudrait mieux... Nous à la bécanne, nous on se barre, on quitte les lieux... Si c’est pas trop tard..."

Durant cette courte conversation, le creux de la houle semblait se
rapprocher de nous. Je continuais à observer ce qui se passait à
l’extérieur.
- L’horizon se redressait très lentement pour retrouver peu à peu son aspect normal. Le bateau semblait glisser latéralement vers le fond du
creux, pour peut-être se redresser. Qui sait ?

Théoriquement, nous étions absolument seuls sur une zone d’au moins deux cents miles marins de rayon. Personne n’aurait donc le temps de venir nous chercher. Je regrettais surtout de ne pas pouvoir accéder au local radio, car aucun appel de détresse ne serait donc lancé dans ces tristes conditions.
- Saint Lys Radio ayant reçu notre dernière position dans la matinée. On retrouverait peut-être des débris flottant. Mais pour nous, il serait trop tard....

Les survivants du François Vieljeux en Février 1979 ont eu un peu plus de chance. Le St-Dominique de la SNO se trouvait en effet sur place, à moins de 2 NM. Son intervention fut donc aussi immédiate que possible...

Le François Vieljeux coula en quelques minutes sous les regards médusés de l’équipage et des officiers du St-Dominique, dont le repas de midi fut brutalement interrompu par le garçon du carré, qui voyant cela soudain par le sabord, avertit tout le monde...
- Nous au moins, n’allions couper l’appétit de personne.

Tout était maintenu prêt depuis plusieurs jours, pour lancer un SOS "vite fait bien fait"... Si le hasard avait voulu que je me trouve au local radio à cet instant, je n’aurais donc pas attendu l’ordre du commandant pour le faire. Un navire roulier peut disparaître si vite qu’il ne faut pas traîner.

D’autre part, j’avais demandé à la passerelle la semaine précédente de fixer régulièrement pendant mon absence, un petit papier avec notre dernière position notée sur l’un des panneaux de la console radio, dans l’éventualité de ce que nous savons...
- J’avais même montré aux officiers de passerelle comment utiliser "en vitesse" l’émetteur principal sur 2182,00 Khz, la fréquence de détresse en radiotéléphonie. C’est dire comme j’avais confiance au navire...

Tout le monde se fait durement secouer
Du plus petit au plus gros !

A mon sens, on devait pouvoir "le faire" aussi sans moi, si je me trouvais trop loin à bord. En mon absence le matériel radio était donc laissé en permanence disposé de sorte qu’il soit seulement nécessaire de mettre sous tension l’émetteur et activer le haut-parleur de l’un des récepteurs pour "se servir" immédiatement.
- Cet après-midi du 4 Février 1982 ces précautions se sont malheureusement révélées insuffisantes, mais elles ne pouvaient pas faire de miracle.
- En nos années 2000, une radiobalise automatique a toutes les chances de déclencher l’alarme seule, seulement en étant immergée accidentellement ou volontairement. Ceci paraît idéal, mais la perfection n’étant pas de ce monde, le problème qui se pose maintenant et se posera longtemps, c’est le nombre de fausses alertes plus ou moins accidentelles. Tout cela peut décrédibiliser l’alarme et fait dans tous ces cas perdre du temps (et de l’argent) à tout le monde.


Mon impression de glisser vers le creux de la vague était la bonne. A notre stupéfaction, le Manhattan s’est redressé tout seul naturellement, en "arrivant" au fond du creux.
- Notre chance supplémentaire fut que nos deux MP (moteurs e propulsion) continuèrent à tourner. Bravo aux mécaniciens !

- Le Lieutenant n’a alors eu aucune peine à mettre le navire face à la lame, tandis que retentissaient de nouveaux fracas de métal écrasé provenant des ponts garages. Tous les trois appuyés sur la rambarde de la baie vitrée avant, nous avons un instant contemplé la pontée désormais incomplète de nos conteneurs.

- Le navire avait l’air d’un sous-marin en train de faire surface, comme dans un film. Même du haut de la passerelle supérieure, d’impressionnantes quantités d’eau dégoulinaient par toutes les issues possibles.

Tel un chat trempé après une chute en rivière, le Manhattan se débarrassait de toute l’eau accumulée sur son corps.

A cet instant, tels des Diables sortant d’une boîte, notre commandant et le second capitaine surgirent l’un après l’autre par la porte principale. Ils avaient tous les deux pour le moins leur tête des mauvais jours !

En d’autres circonstances, voir le commandant arriver dans cette tenue, ne portant qu’un slip pas même enfilé correctement, à la passerelle aurait peut-être pu nous faire rire. Comme moi, il dormait toujours fort bien, mais jusqu’à un certain point...

L’énorme bosse presque bleue paraissant sur le front du Second nous a donc rappelé la gravité de l’événement.
- Tout le monde à bord avait donc "dégusté" au moins comme moi, pensais-je en redoutant de quelles blessures souffiraient qui à bord.
- Ils arrivaient tous les deux trop tard, l’un étant surpris pendant sa sieste tandis que l’autre faisait une ronde au PC-ballastage avec le Bosco. En train de planifier les travaux de l’équipage pont, le bosco et le second durent sentir leurs cheveux se hérisser en observant l’accéléromètre angulaire, qui était un superbe "gadget". Il indiqua 47.5 degrés de gîte au maximum, pour finalement se bloquer sur cette valeur lorsque le navire a commencé à se relever.

Le second raconta par la suite n’avoir pas eu le temps de se retenir, c’est ainsi qu’il récolta probablement la plus belle bosse de sa vie.
- Une sorte de conseil de crise s’organisa à la passerelle, en particulier pour faire le bilan de la casse et des blessés.

Je fus "privilégié" étant sur place, car on s’est en effet d’abord soucié de mon sort. Je n’avais pas bonne mine :

Dans tous les logements à bord, le désordre s’installe durablement...

Les vêtements maculés par le sang et le café, je boitais en tenant un genou douloureux. La profonde coupure sur ma joue gauche était effectivement impressionnante, mais sans gravité aucune. En découvrant mon apparence devant le miroir de l’infirmerie, je me suis presque fait peur. Cette blessure me laissa une fine cicatrice qui disparaît peu à peu avec les années.

Aujourd’hui en 2006, elle est à peine visible. Mais sur le moment, tout le monde m’a cru réellement blessé. Le timonier fut envoyé faire le tour du château, tandis que Le Briquir et moi sommes allés à l’infirmerie où je fus définitivement rassuré sur mon état général.
- En passant avec le lieutenant devant le bureau du chef mécanicien mon look avec visage ensanglanté laissa un effet très remarqué. Il s’y tenait une réunion du même ordre qu’à la passerelle pour "faire le point" sur les dégâts survenus à la machine.
- Une fois l’inventaire de la casse effectué, il fut rapidement constaté que j’étais le "blessé" le plus gravement touché du bord.
- Nous avons donc eu beaucoup de chance !

Au local radio, l’imprimante radiotelex "TOR" du M/S Roro MANHATTAN
(une cloison vitrée et une porte séparaient le local et donnait accès à la passerelle)

Encore chancelant, je suis remonté à la passerelle via le local radio, car je souhaitais aussi faire l’inventaire de "mes" dégâts, et il y en avait :
- Préalablement déposée directement sur le pont par précaution contre une glissade éventuelle, notre grosse machine à écrire évoqué il y a peu ici et montrée sur la photo près du Telex, (Le 4 février 1982 à 17h00 (3)) avait traversé mon domaine de tribord à bâbord, malgré ses pieds en caoutchouc...
- Pour avoir tenté de se glisser sous une armoire dont les pieds étaient trop courts pour pouvoir la laisser passer, elle fut déclarée coupable et fut donc retrouvée décapitée !

Gros temps

Comme à bord d’une voiture dont le pare-brise a été brisé, longtemps après je retrouvais encore les petites pièces de ma défunte machine à écrire dans les moindres recoins du local radio. Elle s’était si bien "éclatée" que l’on dénichait encore ses morceaux même au beau milieu de la passerelle quelques semaines plus tard, jusqu’au pied des deux indicateurs de nos radars.

En moins d’un quart d’heure, je fus de nouveau à mon poste de travail pour reprendre la veille et préparer la prochaine carte Météo. Nos gars avaient perdu le moral. Le commandant modifia l’organisation du travail à la passerelle. Il devait lui-aussi se rassurer, je suppose. Après une courte consultation du second, il fut décidé de maintenir une veille
renforcée en passerelle avec deux timoniers. Ceux-ci devraient se tenir en permanence près du poste de commande de la barre pour surveiller le gyropilote, qui n’avait pourtant pas failli.

Il me semble que poursuivre une route au 270 avec une si forte houle de Noroît accompagnée de pareilles rafales de la même direction, ce n’était pas très prudent...

Ils auraient la charge de rester parés à "prendre le manche" au moindre soupçon. Pour conserver une vigilance maximale, il fut prévu de les faire se relayer toutes les heures. Il n’était plus question de laisser au Manhattan le temps d’échapper une seconde fois à notre contrôle.

Notre gyropilote s’acquittait toujours fort bien de son rôle, "l’incident" était à peine clôt que nous lui confiâmes de nouveau immédiatement et avec précaution le bateau. Pour lui, il ne s’était rien passé.
- Une vague aussi phénoménale que celle qui lui fit "perdre les pédales" ne reviendrait pas de si tôt croyait-on.

Gros temps

Penser cela était cependant une erreur. Dans la courte panique qui suivit le chavirement manqué, trop occupés "à ramasser les morceaux" en nous accrochant où l’on pouvait, nous n’avons pas consciemment remarqué, que les vagues suivantes étaient tout bonnement aussi hautes que la première...
- Celle-ci avait pris tout le monde par surprise. Une fois le navire relevé, il fut maintenu "Route au 315, à la cape", son axe aussi perpendiculaire que possible aux murailles d’eau qui arrivaient sur nous. Au bout d’un quart d’heure, il fut indispensable de barrer manuellement pour nous maintenir en sécurité. Il fallait lui faire regarder en face le danger.
- A faible vitesse, le Manhattan gravissait chaque colline d’eau pour
redescendre sur l’autre flanc comme un camion fou. En ne reprenant pas la "Route au 270" comme durant les derniers jours, nous nous sommes condamnés à un retard supplémentaire. Mais nous étions mieux sécurisés (ou presque), en n’imposant plus au navire ces acrobaties. Surtout, ses mouvements moins brutaux allaient nous rendre la vie un peu plus calme.

Je suis resté près d’une heure légèrement "sonné" par ma chute, ma peur fut donc anesthésiée. Mais j’ai pu sentir la frousse suinter partout à bord durant cette soirée mémorable. L’équipage complet est venu voir l’état de la mer, un par un. Cela n’arrive pas si souvent !
Peu osèrent mettre le nez dehors, il faut reconnaître qu’il existait un
certain risque de se faire emporter par le vent en ne se tenant pas
solidement...

Je me suis aussi amusé de la tendance des types à jeter de rapides coups d’oeil au local radio pour me chercher. Le bruit avait vite couru à bord que j’étais blessé, il leur fallait donc voir la victime. En effet, ceux qui me virent "en l’état" se sont réellement inquiétés car je n’avais pas bonne mine, le visage ensanglanté, la chemise déchirée, couverte de café et de sang. Mais apparaître ensuite soigné, nettoyé et portant une chemise propre rassura tout le monde sur mon sort. Cependant, les plus curieux furent invités à observer la profonde cicatrice sur ma joue gauche...
- Ils ne furent pas déçus, elle était profonde jusqu’à l’os et ne commença à disparaître que huit ans après, en 1990. Le contraste est saisissant entre sa profondeur et la faible gravité de cette blessure qui se referma en douceur et sans problème en moins d’un an...
- Aujourd’hui il faut la chercher pour en trouver la trace. Mais elle est toujours là...

Avec le recul du temps, je suppose que nous avons tous eu énormément de chance. Pour compléter ce tableau, je dois ajouter que la traversée de retour fut aussi "sportive", mais fort différente, et surtout plus calme en matière de météo, heureusement. Car à la machine, le festival continuait joyeusement. Notre chef a un jour dit à table, que lors de cet embarquement, il "en a vu" autant que durant tout le reste de sa carrière. C’est dire...

En visitant la Tour Nord en 1982, je n’imaginais absolument pas que...
(une de ces deux tours de bureaux était très ouverte au touristes, comportant entre autres, un grand bar et restaurant dont le point de vue absolument unique au Monde, valait le déplacement)

Nous avons surtout eu de la chance que la cargaison sur le pont garage principal ait ripé en "s’effondrant" de telle sorte sur elle-même, dans un bazar indescriptible.
- Il nous a fallu 5 jours à New York, rien que pour faire le ménage et enlever tout cela ! Finalement, "ça faisait clef" ou presque. L’assurance a dû apprécier le gag à sa triste valeur. Nous avons eu de de la chance mais la palme de la peur bleue du jour à notre bord, fut méritée par un matelot (quelle idée géniale il a eu là) qui travaillait à l’extérieur sur les bossoirs du canot bâbord...
- En effet lorsque c’est arrivé, il resta suspendu par une main dans le vide quelques minutes... Oh là !!! Un membre de la Liste de Diffusion "Marine Marchande" nous raconta comment, en "faisant le zouave" sur le toit d’un conteneur en ponté, il glissa et manqua de fort peu une belle éjection hors du bord...

Le mauvais temps en mer

Pour mettre un peu plus d’ambiance, nous avons trouvé qq jours après une épave, le reste d’un trimaran quilles en l’air, et complètement
"démantibulé".... Neptune sait être farceur. Il y a de quoi faire un livre sur ce voyage avec entre autres choses :
- Un chapitre entier sur nos deux élèves américains et leur école de Boston.
- Un autre sur notre arrivée (très en retard) à New-York :
- "Ici, on est aux Etats Unis, on n’est pas en Europe, vous allez voir ce que vous allez voir, on va vous réparer tout ça..." disait Mr Warren, de l’agence Costa Line...
- On a vu, c’est sûr.... Ce qu’on n’a pas vu...
- C’est tellement incroyable, que je me demande si on me croira si je raconte les aventures extraordinaires des régulateurs Woodward du Roro Manhattan sur la Côte Est des Etats (devenus) Stupides d’Amériques...
- Où l’on découvre, qu’un "truc" français, conçu et "construit le nuit" en France par des français pour des français, c’est bien trop compliqué
(pourquoi faire simple quand ...?) pour des américains, surtout quand la Compagnie d’Orbigny veut faire des économies, malgré tout...

Et pour finir, car il faut aussi savoir en sourire, je citerai ici les 2 seuls radiotelex "compagnie" successifs de ma carrière, que j’ai dû AFFICHER dans les coursives à la demande du commandant :
- (sinon je le garderais pour moi)

Le msg reçu "de la compagnie" et la réponse du bord, de notre Cdt :
- "...= Commandant M/V Roro Manhattan / St Lys radio TLX 531317 =
nous n’avons pas demandé la liste d’équipage, mais seulement
la liste de ceux qui souhaitent débarquer au retour en Europe..."

"- ... ne souhaite plus assumer.... le commandement d’un navire
à bord duquel, seul l’ascenseur fonctionne normalement..."

Notre commandant dramatisait un peu la situation, mais il marchait fort bien notre ascenseur.
- Cela dit, lorsque le capitaine d’armement est venu à bord au retour à Gênes, il fut coincé dans l’ascenseur.

Le bosco l’engueula par l’interphone, croyant que c’était le novice qui...
- C’est pas de chance, n’est-ce pas ?.
- Fin.

Bien navicalement - Thierry Bressol - OR1
- Photo spectaculaire, le 4 Février 1982
- Embarquer à bord du Manhattan (1)
- Le matin du 4 février à bord (2)
- Le 4 février 1982 à 17h00 lt (3)
- Le 4 février 1982 après 17h00 lt (4)
- Aventures Mécaniques Extraordinaires
- Navire RORO ou Roulier
- Chauffeur de taxi et navire roulier
- La St-Valentin du François Vieljeux (le 14 Fév. 2009)

Merci à la chaine de TV "NRJ12" sur la TNT, qui vient de diffuser "En pleine tempête" ! Cet excellent film montra le Courage trop méconnu des Marins-Pêcheurs, mais aussi un court instant, exactement ce qui nous est arrivé !...

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Merci aussi à la Cie Américaine, actuel Armateur du Manhattan :
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- La flotte de Sea Board Marine
- Présentation de la Cie Sea Board

A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


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