Souvenirs de mer

1er août 2006

La manoeuvre des navires

C’est arrivé lors d’une escale à Lexoes près de O’Porto en 1989.

- Corrigé le 11 et le 15 Août 2006

- Une manoeuvre de mise à quai, peut devenir très acrobatique.

- Quiconque parmi nous a navigué ne serait-ce que fort peu de temps, ne me démentira pas, la manoeuvre est un "moment privilégié" de la vie à bord.

Je soupçonne que c’est un "Maersk" qui a fait le coup...

- La Manoeuvre d’un navire
- jeudi 22 mai 2003 20:06

- Que cela soit vite et bien fait, tel le CF Chartres rentrant à Dieppe pour "s’installer" à la gare maritime de l’époque glorieuse en moins de 20 minutes, ou que l’opération s’éternise régulièrement comme les très délicates manoeuvres du Batillus pour décharger à Antifer.

Le supertanker Chaumont se présente à Antifer : Patience...

Les pilotes portuaires et les hommes du remorquage n’ont pas toujours la partie facile. Il ne faut surtout pas déranger "les artistes au travail". En quittant la navigation je n’ai jamais retrouvé en travaillant où que ce soit, l’atmosphère particulière qui règne en passerelle durant ces instants un peu magiques.

Une chose pourtant différente reste comparable, car lorsque j’ai passé mon brevet de petit pilote privé d’aviation légère, je l’ai retrouvée pour la revivre cette fois "en solo" :
- Rien ne doit troubler le déroulement de ce qui doit se faire à bord d’un avion lors de l’atterrissage. Lorsqu’un avion atterrit, qu’il soit Boeing 747 ou petit Robin DR400 de l’aéroclub d’Aurillac, le journal TV de 20 heures ou le journal local ne sont jamais très loin, en cas d’erreur...

- "Si tu as le plus léger doute, tu dois interrompre, remettre les gaz et refaire le "tour de piste" pour re-commencer en imposant cela sans hésiter une seule seconde à "la tour". Il vaut mieux être ridicule et se faire remonter les bretelles après, que "passer dans le journal"...
- Tel disait mon pilote instructeur.

- Le caractère religieux de la manoeuvre est tel, que lorsqu’un incident stupide l’a troublée, c’est un sacrilège. Mais si cela s’est bien terminé, on en rit joyeusement mais... Après seulement.

- C’est dire que le stock des anecdotes qui sont arrivées lors de "manoeuvres perturbées" est inépuisable dans la marine marchande comme dans la Royale, où la manoeuvre est aussi menée comme une cérémonie. Se souvenir du film "le Crabe Tambour"...

Quelle affiche mille sabords !

- mercredi 31 octobre 2001 12:41

Certains pilotes portuaires risquaient de "mettre de l’ambiance" à la passerelle, pour peu que le Cdt soit de mauvaise humeur.

- En navigant j’ai assisté à quelques manoeuvres qui se terminèrent en "tôles froissées". Cela manqua même être pire par deux fois. Certains pilotes font des maladresses dangereuses et le "Tonton" a donc tout intérêt à ouvrir l’oeil et le bon, puis se tenir toujours prêt à réagir.

- Je me souviendrai longtemps de ce pilote de Lexoes près de Porto, qui fut pris de peur en sentant le bateau lui "échapper" durant un coup de vent.
- Il commença à courrir frénétiquement de bâbord à tribord et inversement, tout en donnant des consignes de plus en plus incohérentes. Le jeune Cdt Allemand du Sea Intrepid commença donc à "se faire des cheveux"...

- Lors d’un de ses passages, ce pilote arracha le combiné de la première VHF qu’il avait en main, puis arracha ensuite celui de la seconde VHF quelques minutes après ! L’officier radio que je suis, n’a pas aimé cela du tout...
- C’était de plus en plus atroce car j’étais à la barre, équipage de petit navire oblige... J’ai vite commencé à me demander quelles consignes je devais écouter, tant la cacophonie et la confusion régnaient à la passerelle.
- Après mes VHF, qu’allait-on encore casser ? Le bateau peut-être...

- J’ai peu à peu dû prendre sur moi de faire un peu ce que je voulais ou sentais, pour rester précis. Je fis donc comme au volant de ma voiture, jusqu’à ce que notre Tonton Teuton reprenne l’affaire en main après avoir un peu trop longtemps hésité.
- Heureusement, il savait ce qu’il voulait et que le Sea Intrepid était obéissant, malgré sa vie sulfureuse...

- Clic !

Le Sea Intrepid à quai à Lexoes, près de Porto

Rien de plus n’est arrivé ce jour là, mais la situation commençait à devenir très dangereuse, en particulier pour l’équipe de manoeuvre à l’avant. Nous risquions fort en effet, d’aller nous "encadrer" un navire ou un autre à quai près de nous ou pire...
- En effet, un sous-marin de la Marine Militaire portugaise qui se trouvait là aussi à quai... Je ne suis pas certain de notre droit à la qualité de l’accueil local, si c’était arrivé.

- D’autre part, ne plus pouvoir utiliser les deux VHF en émission pouvaient aussi nous compliquer la vie :
- Le port nous appelait sans réponse bien sûr, ce qui ajouta à la confusion. Quel coup de vent !

- Ceci dit, heureusement cela n’arrive pas souvent !
- Je n’ose pas imaginer les navires entrer en Seine vers Rouen sans pilote car plus d’un passerait dans le journal TV du soir. L’association des pilotes a parfois dénoncé publiquement l’état lamentable de nombreux navires.

- Diriger la manoeuvre d’un navire qu’on ne connaît pas dans un port ou sur la Seine par exemple, n’est jamais facile. C’est le rôle indispensable du pilote. Certains sont moins habiles que d’autres et se montrent parfois maladroits, mais tous savent le faire et le font tous les jours.

- Tout le monde peut "se mettre dedans". Cela dit, une bonne équipe à bord ET un pilote peuvent garantir Ensemble la sécurité dans les zones délicates, autant que faire se peut.

- Visite de courtoisie à bord d’un Sous-marin Portugais en escale. Nous auraient-ils aussi bien reçus si...

- Lire ceci : http://www.corlobe.tk/article956.html

L’original, venu de l’excellent "www.corlobe.tk"
Le Saint Louis, mon premier embarquement

En 1976, le chadburn du Saint Louis tomba en panne électrique totale, alors que celui-ci était en "AVANT DEMI", coque lancée à vive allure dans l’écluse Charles De Gaulle à Dunkerque, en direction de la porte fermée, devant laquelle se trouvait notre remorqueur positionné perpendiculairement à l’axe du Saint Louis à cet instant....
- Notre équipe de "manoeuvre avant" leur criait de sauter. C’est dire...

Non ! C’est pas nous ! Ceci est arrivé il y a peu sur la Gironde...

Du remorqueur, voir l’énorme nez du Saint Louis soudain faire de l’ombre puis finalement lentement s’immobiliser à moins de 2 mètres, devait inciter à se poser des questions...

- Il s’en est fallu de peu. C’est en téléphonant "en bas" pour ordonner "ARRIERE TOUTE !!" sans attendre que... Ouf ! Le Saint Louis n’est pas passé dans la Voix du Nord....

Qui est donc ce "pilot ?"

Ce jeune pilotin des années cinquante est assez connu aujourd’hui...

Le pilotin que j’étais à la barre, se demandait ce qui se passait en voyant soudain tout le monde s’agiter... Diable...

- Bien navicalement - Thierry Bressol - R/O

- Ci-dessous observez le Centre d’entrainement à la manoeuvre des navires de Port-Revel. Là aussi, où l’on voit que le but logique de chacun(e) reste surtout... De ne pas se retrouver en situation d’avoir besoin de se servir des équipements de sécurité.
- Un navire a ceci de commun avec une voiture, il n’est pas conçu pour heurter ce qui se trouve sur son passage.

A Port-Revel, une partie de canotage insolite et sans danger (bien que...)
A Port-Revel, on peut faire sans danger des tas de manoeuvres acrobatiques...

- "Le Sea Intrepid (1/2)"
- "Le Sea Intrepid (2/2) au mouillage en baie de Vigo et la plage naturiste"
- (Une passionnante partie de canotage)

- Manoeuvre et Canotage

- La manoeuvre des navires
- Visite annuelle de sécurité à Dieppe et canotage
- Canotage, engins de sauvetage etc...

A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


"Souvenirs-de-mer" et "Marine Inconnue" : http://souvenirs-de-mer.cloudns.org/