Souvenirs de mer

11 décembre 2006

"Zef Radio" ou "Elève officier radio-électronicien"

Peu d’entre nous les marins spécialistes en radio, ont évoqué leur temps d’élève à bord et encore moins la façon dont ils ont appris leur métier :
- A bord.
- A l’école Hydro de Nantes par exemple.

(amplifié et réparé le 21 juillet 2008, accident informatique du 12 juin oblige, et revu le 4 Avril 2009)
- Il semble que personne n’y avait pensé jusqu’à présent, l’idée m’est venue lors d’une conversation téléphonique avec quelqu’un qui me demanda un jour, Comment devenir R/O ?
- C’est-à-dire, pour commencer "Zef Radio" ou plus précisément : "Elève Officier Radio-Electronicien."

Symbole de l’Ecole "Hydro" de Nantes, l’Ecole Nationale de la Marine Marchande

1/ La formation du "zef radio" à bord dans les années 70 :
- La façon de faire "à la française" de l’enseignement maritime pour les officiers radio-électronicens comme pour les autres, était organisée sur la base de quelques années scolaires dans une "Ecole Nationale de la Marine Marchande", entre lesquelles l’élève officier effectuait un stage "d’élève" plus ou moins long et plus ou moins lointain, à bord d’un navire de commerce. C’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui.
- L’enseignement maritime français "au commerce" n’utilise pas de navire école, encore moins un très grand voilier, contrairement par exemple aux pays scandinaves, tels que la Norvège par exemple. On peut d’ailleurs le regretter car cela s’est pourtant fait en France dans les années 1920, grâce à Henri Cangardel. Hélas le 4 superbe mâts école Richelieu (l’ex-Pola Allemand saisi à la sortie de son chantier naval en 1919) ne fit malheureusement qu’un seul voyage à cause de son incendie à Baltimore...
- UIM Navires Ecoles

Moins connu que le Cuirassé et le Cardinal, le 4 mâts école "Richelieu" (ex-Pola)

Les élèves d’une "Hydro (Ecole Nationale de la Marine Marchande, autrefois appelée école d’hydrographie ou hydrographique) doivent donc se débrouiller à la fin de chaque année scolaire chacun de leur côté et avec l’aide des relations dont ils disposent, pour embarquer quelques mois ou quelques semaines comme "zef", terme consacré et typiquement français.
- Que l’on se destine à devenir officier radio, pont, machine ou bien polyvalent pont et machine, le principe reste le même pour tout le monde.

Ce jeune pilotin des années cinquante est assez connu aujourd’hui...

Ayant embarqué en tant que pilotin après le "bac D" et avant l’Hydro chez la Cie Denis Frères, je me suis naturellement retrouvé à bord d’un autre "Saint" de la COA à la fin de la première année "radio".
- Ce second "Saint" après le Saint Louis fut le Saint Vincent de la SNO.
- La Cie de Navigation Denis Frères embarquait traditionnellement de nombreux élèves à bord des navires dont elle assurait la gestion, en particulier à bord du St-Vincent car celui-ci disposait de plus de logements à son bord.
- Peut-être était-ce dû à son origine Est-Allemande, car à "l’Est" cet aspect des choses était particulièrement soigné. Nous étions cinq élèves lors de ce voyage :
- Deux zefs-machine, deux zefs-pont et moi-même, membre unique d’une espère rare même à cette époque, le "zef radio" ou élève officier radio-électronicien.

Le M/S Aubrac, unique frère Français du Saint Vincent. Ils ne furent que deux.

Il y a naturellement plus d’officiers pont ou machine que d’officiers radios. C’est ainsi que depuis longtemps on n’avait pas vu de "zef radio" à la Compagnie. Ceci causa un certain embarras à mon estimé collègue, car il dut à cette occasion se faire "formateur" dans l’improvisation, ce qui n’est pas évident pour tout le monde. D’autre part, l’officier radio d’un navire de commerce travaille toujours seul, ce qui signifie aussi "à sa façon"...
- J’ai donc en premier lieu constaté être une sorte "d’intrus" pour le chef de poste dans sa vie à bord, malgré son évidente bonne volonté.
- Il eut immédiatement un problème peu simple à traiter, car pour lui la question étant :
- "Que faire du zef, que sait-il faire, comment et quoi lui faire faire ?"

A bord d’un "Z" de la CGM en 1981, celui qui passait pour être Belge !

Mes confrères Off Radio et "formateurs d’occasion" ne se sont pas si mal "démerdés" que ça avec leur embarras, malgré le fait incontournable que la fin de ma première année "radio" leur confia un véritable "éléphant" en matière de radio, pour toutes les raisons exposées plus loin dans ce article...
- En effet, mon précédent embarquement en tant que pilotin à bord du Saint Louis se déroula en dehors de tout contact avec la radio ! En effet, l’officier radio du Saint Louis était une espèce d’ours surnommé "le troglodyte".
- Même le Cdt n’avait pas facilement accès au local radio, c’est dire !

Le commandant du 4 mâts Richelieu, René Populaire (joli nom pour cette fonction à bord !)

Mes connaissances théoriques me permirent cependant relativement vite de comprendre ce que faisait le collègue. Mon premier chef de poste m’invita tout simplement d’abord à observer "en spectateur" tout ce qu’il faisait et surtout, à poser des questions !
- Peu à peu je fus invité étape par étape et tâche par tâche, à "le faire" à sa place.

Le matériel radio du Saint Vincent était hélas au dessous de tout ce qui pouvait se construire et installer de lamentable en matière de radio à bord d’un navire pourtant globalement moderne, car il fut construit en 1970. C’était une "installation CRM", entreprise française restée endormie sur son monopole depuis de trop longues années. La CRM pourrait être l’objet d’un grand livre à elle seule, et pas seulement (ce qui serait triste) pour en dire des horreurs, car elle fut en son temps une entreprise prestigieuse.

Vision consternante, l’Aliakmon Runner ex-Saint Vincent est très durement blessé

Cela dit, mon chef avait raison. Le fait d’avoir appris à communiquer loin en ondes courtes avec ce matériel mal foutu et insuffisant "m’a blindé" ! Il m’avait prévenu :
- Je n’ai effectivement pas eu de vrai problème par la suite à bord de l’internavis II, en me retrouvant seul "en face" d’un opérateur un peu trop rapide pour ma modeste expérience. Avoir ensuite du bon matériel m’a donc autant aidé, justement parce que je savais me démerder avec la quincaillerie ridicule du Saint Vincent.
- A l’époque les navires français étaient souvent fort mal équipés en Radio, à tel point que lorsqu’ils étaient vendus à l’étranger, la première chose faite après la peinture sur son ancien nom était très souvent :
- Le débarqement rapide suivi par son remplacement, de tout l’équipement du local radio !
- Je n’ai pas d’autre explication à cela que cette conviction personnelle, la Radio n’était pas considérée comme importante par les armateurs français de ce temps aujourd’hui éloigné. En 2006 il n’y a souvent plus de spécialiste à bord, il faut que ça marche !! Donc ils achètent ce qu’il faut...

Les "Zefs" aux travaux pratiques à bord du Richelieu

Comme je le redoutais, ma première difficulté fut de devenir un véritable Opérateur de bord en matière d’usage du code Morse. En effet :
- Au-delà des matières théoriques scolaires générales et typiquement "marine" ou "télécom", il fallait aussi impérativement devenir "Opérateur" avant la fin de la première année scolaire. Dur-dur...

Le Richelieu boit un coup

2/ La formation à l’école Hydro de Nantes :
- En 1976 les élèves officiers radio-électronicien passaient un examen au niveau d’un Bac pour intégrer la première année, dite "cours PTT". En effet, le Brevet d’Officier Radio-électronicien de la Marine Marchande se constituait de 4 éléments :

- Le "Cours PTT" (Poste Télégraphe et Téléphone) sanctionné par le Certificat International de Radiotélégraphiste de 1ère ou de 2nde Classe
- Le 1er Stage d’élève à bord 6 mois embarqué au minimum
- Le Cours "Radio-électronicien de la Marine Marchande" qui était le même pour les première et seconde classe
- Le second stage embarqué, qui souvent se terminait en occupant la fonction de chef de poste dérogataire car non breveté. Cela m’est arrivé.

En effet, le Brevet d’Officier Radio-électronicien de la Marine Marchande s’obtenait ensuite en faisant valider (au Quartier des Affaires Maritimes) un temps de navigation dont j’ai totalement oublié aujourd’hui, le nombre de mois de bord qui était exigé.
- Le Secret des Radiocommunications

On devenait breveté Officier Radio de première ou de seconde classe selon la nature du premier Certificat obtenu, le "PTT" qui sanctionnait la première année scolaire.
- A l’Ecole Hydro, l’Ecole Nationale de la Marine Marchande de Nantes, tout le monde suivait le même cours, qui était conclu par les deux examens organisés sur place par les PTT, l’ancêtre de France Telecom.
- C’est ainsi que selon la chance ou l’excellence scolaire de chacun, on devenait OR1 ou OR2. Ceci permettait aussi de sauver la face en cas "d’accident" toujours possible lors de l’un des deux examens. C’était là une chance non négligeable, car il était facile de "se planter" uniquement à cause du Morse par exemple.
- D’autre part, les Inspecteurs PTT étaient particulièrement "regardants", pour ne pas dire exigeant. Plusieurs matières traitées à l’examen avaient en effet une dangereuse note minimale tolèrée et éliminatoire en cas de submersion sous ce plancher...
- Le Certificat International de Radiotélégraphiste de 1ère ou de 2nde Classe était donc difficile à "décrocher", même si on ne nous demandait pas "la Lune". On exigeait un niveau "minimum" de fait élevé et rigoriste.

A bord du 4 mâts école Richelieu

3/ Liste des matières traités pour former les R/O à Nantes :
- Géographie (avec note éliminatoire très dangereuse pour qui ne prenait pas cela au sérieux)
- Anglais (bien sûr !) & Anglais "OMI" (standardisé international)
- Math
- Météo Marine
- Navigation

- Droit Maritime (avec un Administrateur des Affiaires Maritimes dévoué à venir s’occuper de nous)
- Règlementation Radiomaritime Nationale et Internationale, procédures "radio"
- Taxation (ou comptabilité radio réglementaire) La comptabilité radiomaritime n’était pas toujours très simple.

- Electricité
- Electronique
- Radio-électricité
- Théorie des Antennes
- TP d’électronique et technologie des composants

- Théorie du navire (constrution etc...)
- Sécurité incendie
- Manoeuvres de sécurité (mise à l’eau d’embarcation par exemple)
- Secourisme. Cet aspect des choses ne fut certes pas traité au mieux, mais les "excursions" effectuées avec le SAMU de Nantes nous ont appris à ne plus nous étonner de rien....

Aileron de passerelle du supertanker Algarve. "Au loin" : le mât radar et la boule blanche protégeant l’antenne du Satcom (émission directive du Satcom, 25 Watts)

Radionavigation :
- Principe du Radar de navigation maritime
- Système Loran A et C
- Système Decca
- Système "Transit" (le "Navisat" avant le GPS)
- Goniomètrie
- Sondeur
- Gyroscope : C’était un très beau point faible du cours...
- Pour ce dernier type d’équipement, il ne s’agissait rien de plus que des notions mathématiques plus ou moins utiles à bord, concernant le phénomène physique de la précession du gyro. Cela fut ressenti sur le moment comme particulièrement métaphysique, pour ne pas dire... Pataphysique...
- J’avoue n’avoir rien pigé au-delà du principal, à savoir qu’il s’agit du phénomène physique qui permet à une toupie de tenir debout et aux planètes (par exemple, la Terre) de conserver la position de leur axe de rotation sur elles-mêmes...

J’aime mieux en rire, car à la fin du toute notre formation théorique, personne ne savait, même vu en photo, comment était fait un gyro !

C’est dire que pour oser en démonter un qui soit souffrant...
- Je fus d’ailleurs fort embarrassé la première fois que cela m’est arrivé. Je n’ai pas su m’en démerder seul, sauf en demandant des tuyaux à mon maître à penser via les Ondes Courtes.
- Heureusement que :
- Ce n’était pas la "cata"...
- On n’avait pas besoin de trop de pièce de rechange à bord
- Le problème était classique (beaucoup d’heures de fct)
- Je fus bien conseillé et... J’ai osé !!
- Car on n’en avait qu’un seul à bord, peu deu pièces de rechange, pas d’outils spécifique, et... Notre compas magnétique réglementaire était là sur la passerelle supérieure, seulement capable de faire de la figuration !
- Tout ceci n’était donc pas très prudent...
- Voir l’article cité ci-dessous, qui montre qu’un gyro c’est fragile...
- "Le G s’envoie en l’air à bord d’un U-Boot"

Mât radar du supertanker Algarve (émission radar, plus de 50 KW)

Cela dit, la perfection n’est pas de ce monde, mais nos bases théoriques étaient solides, même si pas toujours facilement utiles ou utilisables, tout simplement.
- Heureusement qu’à bord "nous passions aux actes" avec nos officiers "formateurs", car notre formation en dépannage et lecture de shéma me sembla cependant parfois insuffisante.
- L’Homme Moderne et le Navtex
- Je me souviens d’une mésaventure dangereuse qui m’est arrivé lors d’une réunion entre professeurs et élèves. J’ai déclaré qu’il serait indispensable de faire des stages chez les constructeurs d’équipements, en sous-entendant avec fort peu de délicatesse et un peu de maladresse, qu’à "l’Hydro", les prof n’étaient pas techniquement réellement "dans le coup"...
- L’un d’eux alors m’a "pris seul et à part" peu après cette réunion, pour me conseiller très amicalement, de savoir veiller aussi, à tenir ma langue...
- C’est ainsi que j’ai découvert la démocratie...

Le Richelieu était également bien équipé en matière de Radio (je le sais de bonnes sources)

4/ L’Apprentissage délicat entre tous en première année du Code Morse :
- A Nantes le Code Morse s’apprenait durant les 9 mois de l’année scolaire, avec 1h30 mns de "Morse" chaque jour ouvrable de la semaine à 17h00 !
- Chaque "pilot" fut invité à se procurer un manipulateur (ce qu’en Belgique on nomme "clef" comme en anglais) au début de l’année, puis à s’exercer seul avec un "buzzer", conçu et "réalisé maison" en général lors des "TP" d’électronique.

Principe du manipulateur Morse

Malgré les nombreux "couac" du début devant un papier montrant l’Alphabet Sacré de Samuel Morse, "s’exprimer" en Morse n’est pas très "violent" intellectuellement en soi...
- Mais apprendre à écouter, c’est à dire "lire au son"... C’est une toute autre histoire.
- Notre "Maître à penser" en la matière, Mr Bugel était un glorieux "ex" des PTT chauve au profil de vautour, mais toujours bienveillant et patient. Il nous passait des bandes perforées de papier dans un étrange système durant les 90 minutes de chaque séance.
- C’était toujours un texte au contenu toujours imprévu, en général sans aucun rapport avec la marine et contenant toujours un certain nombre de chiffres et de signes de ponctuation très diversifiés...

Machine Morse à diffuser des textes en bandes perforées

Nous avons même bénéficié un beau jour de la dictée de Mérimée...
- Dur-dur....
L’intéressé aurait sans doute été surpris de savoir qu’ainsi, même en prenant connaissance de toutes les lettres, il était encore possible d’en faire...
- NOTE : via Google chercher la Dictée de Mérimée. Par exemple :
- Dictée de Mérimée
- Au début, cet engin de torture était règlé extrêmement lentement, jusqu’à atteindre en avril la vitesse de l’examen, qui avait lieu en mai et en septembre... Il fallait devenir capable d’écrire au stylo ce qu’on entendait en Morse avec moins de 1% de caractères loupés si je me souviens bien, alors que le texte défilait entre 90 et 110 mots/minute. Notre défi était :
- Atteindre ce niveau de vitesse de lecture en neuf mois de cours à 90 minutes par jour, ce qui n’était pas si évident. Mr Bugel confiait toujours une clef de "la Salle de graphie" de l’école Hydro à l’un d’entre nous.
- Nous organisions donc chaque soir, surtout à partir de mars et avril, d’étranges séances de bourrage de crâne, dans ce dangereux centre de torture.
- "Les statistiques sont comme la minijupe, elles suggèrent mais dévoilent fort peu" disait le prof de géographie :
- Moins de 1% de la population mondiale serait inapte physiquement ou intellectuellement à faire du Morse. Cela dit, les 99% restant, doivent faire de gros efforts pour être "à la norme" à temps, c’est à dire pour nous, être "parés" au mois de Mai !

Beau et moderne manipulateur Morse, en Belgique on dit "une clef"

Je remarque seulement que celles et ceux qui parmis nous (heureuse minorité) savaient jouer d’un instrument de musique, partaient "gagnants" d’avance. Mais ils ne devaient surtout pas se laisser aller.
- Le fait demeure aussi, que certain(e)s sont naturellement plus doué(es) que les autres pour faire du Morse. C’est pour cela que l’armée sélectionnait ses opérateurs avec les trois lettres "I, N et T" : pour faire vite et sûr !

Le texte sauvage diffusé le jour "J" de l’examen sacré de Mai 1978 décrivait la Tour Maine-Montparnasse dans ses moindres détails. L’attente du mot "tour" à la place de "gare" et réciproquement fit un certain nombre de victimes...
- En effet, quelques fussent les résultats pour les autres matières, c’était dangereux car la mauvaise note en Morse était éliminatoire. En effet, on ne concevait pas un officier radio sourd au code Morse !

D’autre part, "Il faut écouter, pas deviner !!" Ben oui...
- Commenta sobrement Mr Bugel. Absolument pensais-je, soulagé de ne pas m’être fait niqué par ce gag de la Tour...

Manipulateur Morse "latéral", une façon moderne et rapide de "manipuler"

Je fus "paré in extremis" la semaine précédant l’examen. Ouf ! Et ce n’était pas unique. Il nous arriva même de rester en salle de torture auditive tard le soir, de 21 à 2 heures du matin à nous "passer des bandes". Cela se terminait bien sûr dans un abominable bistrot plus ou moins louche (plus que moins d’ailleurs) du quai de la Fosse. Il FALLAIT décompresser.
- Un beau matin de la "mi-Mai", j’ai constaté avec surprise être capable de "suivre le rythme" sans état d’âme. Après une "sortie de patachon" c’était surprenant. Il était temps.
- "C’est ça le code Morse" commenta mon chef de poste à bord du Saint Vincent lorsque je lui ai raconté ça.

Cela dit, tout cela ne rendait pas l’élève-radio embarquant capable de "dialoguer en direct" et spontanément sur les ondes avec un opérateur confirmé et toujours plus ou moins pressé. C’était une difficulté de plus à surmonter. Mes cinq mois d’élève ne furent pas de trop pour y parvenir.
- Cette réussite est très belle, car alors seulement, le code Morse montre sa qualité Suprême :
- Il est presque impossible d’empêcher un texte d’être transmis et reçu correctement, dans n’importe quelle langue, même non comprise par les deux opérateurs et quel que soit le bruit de fond autour du "signal".
- Il suffit d’entendre même un "tout petit bruit"... Ceci avec seulement un matériel capable d’émettre une onde continue, en panne partielle par exemple...
- Je dois ajouter que le Morse interdit et s’affranchit de l’émotion, et... Qu’il ne s’oublie pas. Comme le vélo et nager, plus de 15 ans sans en faire, et ça marche encore !
- Il m’arrive encore parfois chez un ami radio-amateur, de faire un "qso" lointain avec un fanatique du genre. Pourtant, je pratique fort peu depuis 1991 !
- Qui dit mieux aujourd’hui ?

Le 4 mâts Richelieu taille sa route

5/ Quelques événements "radioélectriques" ponctuèrent mes cinq mois et demi d’embarquement comme "Zef" :
- Il arriva naturellement que le déclenchement du Récepteur "auto-alarme" pour un accident de mer survenu "hors zone", rende très concret la responsabilité potentielle de l’officier radio en la matière.
- Il n’est pas du tout question de se planter, ni de faire la moindre erreur non détectée et corrigée immédiatement, lorsque quelque chose de grave arrive ou si on est amené à "intervenir" pour s’être trouvé par hasard à la portée d’un appel de détresse pouvant être lancé pour une raison ou pour une autre...
- C’est ainsi que lorsque l’alarme radio déclenchait, une fois constaté que "l’affaire" arrivait hors de notre zone de navigation, donc qu’elle ne nous concernait pas, mon chef tenait absolument une fois la chose notée sur le "journal radio", que je reste à tout noter en "direct-live". Il disait :
- "Le jour où se sera tes oignons, si cela t’arrive, il te faudra "décoincer" ! Car c’est alors... Sans appel...

Modèle ancien de manipulateur Morse

Heureusement, je n’ai pas eu trop "ce loisir". La seule fois où j’ai manqué "me faire mouiller" je n’ai pas eu le temps sur le moment de faire de la radio, puis cela ne fut pas ensuite nécessaire sur ce mode.
- Il m’est cependant arrivé de devoir répondre et participer avec soin à un trafic radio assez délicat à la suite de l’incendie d’un chalutier-usine Soviétique en 1989.

L’Etat-Major du 4 mâts école Richelieu

A bord du Saint Vincent il m’est cependant arrivé une jolie gaffe à l’occasion d’un déclenchement d’alarme radio :
- Au milieu d’un après-midi au large de la Mauritanie, l’alarme a retenti chez le Chef Radio, mais pas chez l’élève car cet équipement n’est pas prévu pour toutes les cabines...
- Celui-ci me fit donc rechercher partout à bord. Un cargo Roumain demandait l’assistance, car un matelot était passé accidentellement par-dessus bord. Cela se passait fort loin, mais c’était "un cas intéressant"...
- La malchance et le hasard mauvais voulurent qu’on ait un peu de mal à me trouver, car j’étais dans la buanderie en train de repasser mes chemises, tout bêtement....
- On ne saurait choisir quant et comment arrive un accident.

La fin du Saint Vincent, ma vie de "Zef" va disparaître

Le timonier a surgi soudain, et lorsque j’ai entendu le terme "appel de détresse", la précipitation s’est emparée de moi :
- Zzou !! Sitôt entendu, sitôt arrivé au poste radio... Mais ce fut une gaffe, peu après celle du gars passé par-dessus bord ! Car... J’ai en effet laissé le fer à repasser sur la chemise et....
- Heureusement qu’un autre élève s’occupait de sa lessive, car il risquait fort d’arriver au Saint Vncent, ce qui s’est passé bien plus tard à son bord sous pavillon grec, avec ses bouddahs en pierre...

NOTE : Mystère de la mer, les Bouddhas de l’ALIAKMON RUNNER

On pourrait croire à une photo prise à bord d’un U-Boot en 1940... Le St-Vincent est mort

Quand le second Zef-machine est entré, il trouva un petit feu certes, mais haut de la table jusqu’au plafond ! Il prouva ainsi qu’il savait fort bien utiliser l’extincteur de la coursive bâbord du pont-officiers. Mais l’équipe radio était parée, au poste d’incendie de fait.
- Moralité :
- Il faut dire à la passerelle où on se trouve et... Rien ne sert de courir...

Ce modèle de luxe, de manipulateur Morse est superbe

5/ Après la fin du cours "Radio-électronicien de la Marine Marchande" la Cie de Navigation Denis Frères m’embarqua directement comme officier "chef de poste" et "à la hussarde" à bord du navire neuf "Internavis II", transporteur de colis lourd dont c’était le second voyage.

Le transporteur de colis lourds M/S Internavis II en opérations commerciales
(construit à Rouen en 1978)

Les deux "Internavis" étaient équipés correctement, avec des émetteurs ITT de 1500 Watt à synthétiseur et une paire de récepteurs très performants à synthétiseur aussi. C’était encore relativement peu fréquent sous pavillon français en 1979, sauf "au Pétrole", car... "Huile sacrée de pierre" oblige...

Le jeune officier radio de l’Internavis II que je fus, se considérait encore et quand-même un peu comme un élève. J’ai bénéficié par deux fois d’une courte assistance technique à distance sous la forme de "tuyau" offert gracieusement par mon excellent et très exprimenté confrère Jean-Claude Messier, OR1 et "meilleurs R/O de la Cie disait-on.
- Puisqu’il me le proposait, et qu’il fallait que "ça marche"... Il disait que "face à un petit souci électronique vicieux", il ne faut pas hésiter à se faire aider si possible. En spécialiste des "Internavis", surtout du "nr 1", il veilla ainsi à distance sur son élève et sur le "nr 2".
- Je le remercie encore aujourd’hui, car on n’était pas si seul que ça à bord.

L’Internavis 2 ici lors de son premier voyage, "en Seine" pour livrer une grue plus grosse que lui au Havre

Au-delà de toute théorie, j’ai participé à l’occasion de ces premiers embarquements à quelques utiles démonstrations de dépannage et parfois j’ai réalisé moi-même des bricolages astucieux montrant que quoi qu’il arrive à bord, il reste souvent un espoir de faire marcher un matériel "à problème".
- Il fallait donc aussi apprendre un comportement, ce qui demande du temps, de la patience et de l’humilité....

Très sophistiqué, je dirais de lui, c’est un "modèle de sport"

Bien navicalement - Thierry BRESSOL - OR 1
- Merci au site consacré à l’UIM, pour les superbes photos du Richelieu :
- UIM
- Sté des Navires Ecoles
- La St-Valentin du François Vieljeux (le 14 Fév. 2009)

En Février 1979, à son bord notre collègue a fait comme Philips du Titanic, ne les oublions pas

Histoire de la RADIO & des Télécommunications Maritimes :
- Evolution de la Radio et de toute l’Electronique de bord
- La Radio et la navigation maritime
- Information sur le GMDSS aujourd’hui
- Station radio de navire utilisée à quai
- L’Homme Moderne et le Navtex

- La "mitraillette" des Ondes Courtes
- Pourquoi à Vichy ?
- La guerre des Câbles sous-marins A propos ! J’ai été sympathiquement piraté :
- L’USS J. Carter et Agoravox pour illustrer mes explications.
- Intox ? Napoléon, la Marine et l’avance technologique...
- Rumeur des Ondes
- Le Danger des Radiations Electro-magnétiques
- Marconi
- Bellini et Tosi à Dieppe en 1906
- Histoire commune du Radar de Navigation et de la TV
- Panne de radar au Brésil
- Radar en panne à bord de l’Esso Normandie 4
- Problème Radio au large

Beau manipulateur classique

- RADIO-ARCHEOLOGIE
- Saint Lys Radio en fin d’année
- 500 Khz Le centenaire

- Le Secret des Radiocommunications
- Zef Radio à l’Ecole Hydro de Nantes et le Code Morse
- Chats opérateurs
- Le système de TOR Suèdois "Maritex"

- Microsoft dans tous ses états
- Le PC Portable Marin (car pour naviguer il faut du solide !)
- Réflexions Informatiques

- Par Michel Bougard R/O :
- Reportage à la station côtière Oostendradio 1/2
- Reportage à la station côtière Oostendradio 2/2
- Titanic et Radio Très intéressant ! (14 Avril)
- N’oublions pas le Cdt Camille Tissot, précurseur de l’usage des technologies Radio-maritimes, effectivement ! Il était une fois, un Homme Moderne.

L’Hydro de Nantes en 2008 est menacée de fermeture, pourtant elle a fait beaucoup d’efforts d’adaptation...
(quand j’y étais jusqu’en 1979, nos Ecoles "Hydro" n’évoquaient jamais l’informatique. Seule l’électronique de "comptage" et de mémoire était traitée)


- L’Hydro de Nantes est actuellement en danger


NOTES à propos de l’INTERNAVIS II :
- Cargo transporteur de colis lourd INTERNAVIS II
- Construit en 1978 par Dubigeon-Normandie à Grand-Quevilly
- Prend le nom de JUMBO STELLA II en 1982 et STELLA NOVA en 1985
- Renommé GAJAH BORNEO en 1995 (portait encore ce nom en Déc. 2000)
- Armateur : "Gajah Navigation Sendirian Berhad" malaisien
- Port d’ attache : Kuching / 5.280 tx.j.b. / 5.076 TPL
- "Register of Ships 1998-1999" et "Lloyd’s Shipping Index" Déc. 2000

L’Internavis 2 était moins "fort" que le "nr 1", mais capable de saisir et de soulever jusqu’à à 21 m du bord du quai, une charge lourde de 440 tonnes avec ses deux énormes bigues de 220 tonnes en posant deux fortes "jambes de force" hydroliques pour s’appuyer sur le quai, ou sur les panneaux de cales, que l’on pouvait aussi utiliser comme radeau-ponton flottant. Il pouvait donc soulever moins lourd que son aîné, mais plus gros...
- L’Internavis 2 fut mon premier navire en tant qu’officier radio et "chef de poste" de ce fait. A ce titre, ce navire sympathique m’a marqué comme repésentant surtout une grande étape à franchir professionnellement, celle de l’autonomie quasi-totale. C’était durant l’été 1979, embarqué en tant qu’officier radio-électronicen, je me sentais encore Elève à son bord étant conscient d’un certain manque d’expérience. Cela dit, tout s’est fort bien passé finalement, même en n’étant pas très sûr de moi au début.

L’ex "Internavis II" est aujourd’hui Turc, il a 30 ans déjà ! Un dur...

NOTES à propos de l’INTERNAVIS I :
- Transport maritime (Août 2001) :
- Le "Clipper Cherokee" Ex-Internavis 1 est vendu à la casse
- Le transporteur de colis lourd français Clipper Cherokee, propriété de la compagnie Viking, a été vendu à des démolisseurs d’Alang, en Inde.
- Construit en 1975 en Allemagne et terminé à Rotterdam, sous le nom de "Internavis I", ce navire de 5 200 tpl avait été re-francisé fin 1993 par le groupe Viking après une carrière Hollandaise sous le nom de Stella Prima.

Source : Hebdo "le Marin" du Vendredi le 10 Aout 2001
- L’Internavis "1" était capable de saisir et soulever jusqu’à à 10 m du bord du quai, une charge lourde de 700 tonnes avec ses deux énormes bigues de 350 tonnes en posant deux fortes "jambes de force" hydroliques pour s’appuyer sur le quai.

Bien navicalement - Thierry BRESSOL - OR 1

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Le 8 décembre 2006 : "Zef Radio" ou "Elève officier radio-électronicien"

Expliquez nous la raison de "I,N,T" aux tests de l’armée ?

"Zef Radio" ou "Elève officier radio-électronicien" 11 décembre 2006, par Thierry BRESSOL

INT : Bonne question !! En Morse, I s’entend "Titi" ou "2 points", N s’entend "Tâti" ou "1 long 1 point" et T s’entend "Tâ" c.à.d. "1 long".

Se sont les sons les plus rapides à entendre et les plus vite retenus en mémoire. Pour former les gars le plus vite possible à l’art du code Morse, les armées ont voulu sélectionner les "plus aptes". Aux tests "d’entrée", au SN les gars se voyaient "instruits" de ces seules 3 lettres et on les leur faisait entendre de plus en plus vite. Les "plus doués" étaient ainsi repérés. Je ne sais pas s’il y a mieux. Mais ce n’était pas un mauvais test.... Bien 73 !


Le 27 décembre 2007, Daniel Le Dû : "Zef Radio" ou "Elève officier radio-électronicien"

Monsieur BRESSOL,

Vous mentionnez dans votre article une personne qu’aucun « Zef Radio » ne peut oublier : Jean-Claude Messier.
J’ai eu l’avantage de faire avec lui, en qualité d’élève, une rotation sur la COA à bord du St François de chez Denis Frères (Commandant Celestin Girard, Second Nguyen Te Tich , puis Lemoine).

Sa méthode (qui n’a pas trop mal fonctionné avec moi) : « À toi de faire. N’hésite pas à m’appeler si tu n’arrives vraiment pas à t’en sortir tout seul. »

J’ajoute que ses qualités humaines rendaient ce Normand - de Beaumont le Roger,27170, je crois (quelle mémoire, en dépit de mes 60 ans !) - particulièrement agréable à vivre.

Un Chef Radio exceptionnel et que je n’ai pas oublié.

Cordiales Salutations

Daniel Le Dû

ledu.daniel technipresse.info

"Zef Radio" ou "Elève officier radio-électronicien" 28 décembre 2007, par Thierry BRESSOL

Bonjour Daniel, content de vous lire !

Effectivement, personne ayant navigué "à la Denis-Frères", SNO & Internavis, ne saurait oublier JC Messier !
Il me faudra d’ailleurs tenter de le contacter.

Depuis longtemps je n’avais plus entendu parler de ces quelques personnages hauts en couleur ! Messier savait aussi nous filer un coup de main à distance. Pour tout dire, il était un grand "pro" et c’était bien reconnu de surcroît, ce qui n’arrive pas à tous les gens aussi sérieux que lui. D’autre part, il ne se prenait pas au sérieux ! Je n’oublie pas sa tendance à faire des canulars.
Le St-François était fort mal équipé, mais qu’importe aujourd’hui, et "bien encadré" c’était formateur pour l’élève.
N’Guyen Thé Tich fut le Cdt de mon premier navire le St-Louis. Titus, Protopapas, Mr Hégy au 25 rue du Gal Foy, tous les noms et visages reviennent en mémoire. Il faut reconnaître qu’en bossant à terre, on ne rencontre pas des gens de ce genre. Et c’est bien triste !

Bien navicalement, bon week-end et bonnes fêtes de fin d’années


Le 21 juillet 2008, Jean Claude PRUNIER : "Zef Radio" ou "Elève officier radio-électronicien"

Bjr Vx,
J’ai lu avec plaisir et amusement ton site. Moi auusi je suis un ancien OR1 del’hydro nantes et j’ai bien connu M. Bugel, Marot (electricitè), Duboitiez le secretaire... .
J’ai commencé comme pilot radio sur le St Jacques, puis suis élève CTO/CMCR puis j’ai fini à la SAGA/SNO
J’ai été de 1961 à 65 éléve de ce vénérable institut, ( j’y étais l’année ou l’école a été inaugurée par le ministre) ;
En 1996 j’ai embarqué comme OR1 sur un navire appartenant à une oeuvre caritative et j’ai connu le passage au GMDSS.Si tu as connu cela toi aussi tu ressens comme moi le choc que cela a été...

Amicalement et peut être à un prochain QSO

Jean Claude PRUNIER

"Zef Radio" ou "Elève officier radio-électronicien" 21 juillet 2008

Bsoir vx, content de te lire !
Lorsque j’étais à la SNO, elle était "mariée" a la Hoegh et à la Cie de Navigation Denis Frères, mais la
SAGA était encore un souvenir très proche.
J’ai d’autre part rencontré le dernier St-Jacques, Suédois qui n’eut pas le
temps de devenir Français, contrairement au St-Luc son sister-ship.
Mrs Bugel et Marot (que j’évoque dans un autre article) étaient des figures
hautes en couleurs !
Tu me fais penser et douter de son écriture, car je l’écrivais Mareaux je
crois :
Ca demande une vérification et une correction probable, ça commence à
"dater" un peu pour moi aussi.
(et depuis un incident informatique, il me faut du temps pour réparer le
site)
En 78, ils n’étaient plus très "dans le coup" d’un point de vue technique,
mais on a fait un boulot sérieux, pour incomplet soit-il.
Nous sommes fort peu nombreux à avoir raconté comment nous étions formés, et
ce que nous faisions exactement.
J’ai arrêté en 1991, et n’ai donc pas connu le GMDSS autrement qu’à travers
les nombreuses description que j’ai pu lire t entendre.
Ceci dit, je m’attendais à ce que ce soit "le bazar" comme disent les
Belges, et c’est arrivé.
(je me demande même si ce n’est pas pire, que je ne le prévoyais)
http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/spip.php?article148
(c’est un peu triste, car il n’y a pas que du mauvais dans le GMDSS)
Mais d’expérience :
Yen a plus d’un qui ont regretté notre disparition !
J’ai cru entendre dire que la période de transition fut particulièrement
pénible, et riches en incidents de toutes les sortes.
A mon humble avis, on aurait pu faire plus simple, beaucoup moins cher, et
surtout plus sûr.
D’autre part je pense que le Morse, bien qu’à mettre "de côté" pour le
service commercial, était à conserver.
Mais dans toutes cette histoire, les boîtes d’électroniques voulaient vendre
le plus possible de matériel, et les boîtes de navigation voulaient une
feuille de paie en moins...
Tout ça est un peu "gagne-petit", surtout pour des super PC qui peuvent
maintenant porter plus de 8 000 EVP et qui coûtent environ 40 000 USD/jour
en mer.
Les frais de salaire là-dedans.... Enfin, c’est chose faite !
Ils sont d’ailleurs en train de s’emmerder maintenant pour recruter les
patrons du "shipping".
Seuls les "sous-développés" acceptent de vivre à bord comme des moines pour
des salaires presque misèrables, qui heureusement augmentent maintenant, par
la force de la justice immanente.
Les jeunes ne restent plus, et à "l’hydro" plus de la moitié s’évapore à la
fin de la première année...
fallait y penser avant. J’ai été attristé par la mauvaise ambiance à bord
sur la fin.
Mais c’est comme ça aussi "à terre" et dans toute la société maintenant.

Actuellement mon pb, c’est le manque de temps pour réparer et implémenter
mon site.
Certains articles ont en effet disparu...
Il me faut donc les reposer pièce par pièce, photos et textes...
(heureusement que je les avaient aussi ainsi gardés)
Ceci dit, que fais tu aujourd’hui ? Il existe quelques trésors radio sur la
vaste toile.

Bien 73 va+
Thierry R. BRESSOL


A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


"Souvenirs-de-mer" et "Marine Inconnue" : http://souvenirs-de-mer.cloudns.org/