Souvenirs de mer

25 janvier 2007

DAVOS

"ATTENTION !! Au-delà de cette limite, la notion de distance n’a plus aucun sens..." Proclamait l’affiche sur l’extérieur de la porte du local radio à bord du Saint Luc.
- Il ne s’agissait pas seulement des distances exprimées en NM ou en Km.

(page mise à jour le 30 Janvier 2009)

Naviguer, c’est aussi avoir l’opportunité de rencontrer des tas de personnages souvent "hauts en couleur" et d ’un genre toujours inattendu !
- Comme tous les ans à la même saison, le fameux Forum de Davos va occuper la presse économique et par suite tous ses confrères. "C’est chronique", disait un journaliste Français.

"C’est ici le Gabon", disait un officier de port à Port-Gentil

Autant j’ai rencontré la Belgique en Australie, (Pourquoi ?) autant j’ai rencontré Davos à Port-Gentil...
- Et le Forum de Davos commença dans la discrétion au début des années 70.

A Port-Gentil en 1981 le cargo classique Suisse Davos
(Davos désigne une petite ville charmante, un navire Suisse et le fameux Forum)

C’est ainsi qu’en 1981 la ville et le navire portant ce nom étaient plus connus de moi que le Forum. Bien que...
- En effet en visitant le Davos, nous avons aussi évoqué ce sujet à bord, car cette étrange manifestation annuelle commençait alors à perdre le caractère presque "confidentiel" de ses débuts. Je cherchais à me souvenir, où et pourquoi j’avais entendu ce nom pour désigner tout autre chose que ce coin charmant en Suisse et ce beau navire.

Davos est un très joli coin, mais pas pour s’isoler, surtout durant le Forum !

Etant en escale à Port-Gentil, le Saint Luc un beau jour a reçu une fort étrange visite. Cet homme charmant et visiblement Italien était un collectionneur. Il cherchait...
- Des assiettes portant les marques de Compagnies de Navigation ! N’est-ce pas un peu bizarre ?

Les environs de Port-Gentil

Ce veinard en venant à bord du Saint Luc, ne pouvait pas mieux tomber. Je ne me souviens plus pourquoi "on me l’a envoyé", c’était peut-être pour avoir été disponible à l’instant de son arrivée. J’étais sur le point de quitter le bord, ce qui m’arriva ensuite avec lui. Reçu dans mon salon près du local radio, qu’il observa visiblement en connaisseur, un marin certainement pensais-je alors, il m’écouta raconter le navire puis raconta le sien et posa sa très bizarre requête.
- J’ai donc fait venir "Gégène" notre chef Cuisinier et notre redoutable
Intendant, grand spécialiste des canulars à bord.
- "Le commandant d’un navire Suisse ?" me demanda-t-il en doutant...
- Gégène lui confirma la présence de l’un d’eux à quai non loin de nous.

- Il dut convenir que je n’essayais pas de le mener en bateau, (j’ai souvent essayé mais moins souvent réussi) et la perspective de prendre l’apéritif l’a vite convaincu de la nécessité impérative de satisfaire les fantasmes du Commandant Italien d’un véritable navire Suisse, le Davos.

L’intérêt économique de Port-Gentil : Plate-forme pétrolière

C’est ainsi chargé d’un sac d’assiettes marquées "Cie de Navigation Denis Frères", "Sté Navale de l’Ouest", "SAGA" et bien sûr "Rederi Transatlantic", qu’il nous invita à son bord et en ville par la suite après un repas Suisse mémorable, puis une sortie à terre qui fut non moins mémorable.
- Naturellement, les Suisses n’étaient pas très nombreux à bord. Ils y étaient surtout Mécaniciens, à commencer par le Chef. J’aime autant vous le dire, ce navire déjà assez ancien en 1981, était aussi bien tenu et propre qu’une montre suisse.

Une rue de Port-Gentil

A son bord j’ai rencontré bien entendu mon confrère Officier Radio. C’était un Polonais en exil. Ce personnage lui aussi très haut en couleur, était assez culotté pour aller à bord des navires Polonais dans le but d’inciter ses compatriotes à déserter...
- Il m’avoua aussi aimer discuter avec eux, y compris avec le représentant du Parti à bord, pour retrouver la pratique de sa langue maternelle peu pratiquée en Suisse. C’est même avec lui que je fus reçu à bord de l’un d’eux par... La Commandante en personne qui n’était pas le "Lest du Diable" à son bord, loin de là ! Mon collègue essaya aussi de lui faire du gringe...
- Le lest du diable 1
- Le lest du diable 2
Cela l’amusa tant qu’en se trouvant seule un instant avec moi à la passerelle de son navire, elle s’est moquée de lui :
- "Que croit-il ? Pouvoir me prendre dès ce soir sur la table à cartes ?"
- Ce n’est pas souvent qu’un(e) commandant(e) de navire m’a fait autant rire. Pour ma part, si j’y ai au moins une fois pensé, je ne me serais jamais autorisé la moindre démarche pour...

Non loin de la bonne ville de Port Gentil, la Légion veille...

Cet Officier Radio avait une fort étrange habitude venue d’une époque maritime ancienne et révolue, quand les "hommes de l’art" de la Radio "avaient le temps". C’était depuis un certain temps perdue dans la profession :
- Il "faisait les cuivres" ! Pour moi qui ne l’avait jamais vu faire... Inutile de dire ici ma stupeur sur le moment. Sur le fond, nettoyer avec soin les sorties d’antennes d’émission en cuivre dans le local Radio n’était pas une si mauvaise idée, ni même si ridicule... Cette action d’éclat donnait un nouveau "look" au local radio, car soudain ce lieu "avait de la classe". C’est dire.
- Ce détail du local radio du Davos fut donc la première chose que j’ai pu remarquer. Je n’ai donc pas manqué d’exprimer mon étonnement à cet excellent confrère. Il me déclara n’avoir navigué qu’à bord du Davos depuis qu’il était à la Compagnie Keller Shipping (Nautilus Line), et qu’il ignorait donc si telle était l’habitude à bord de ses autres navires.
- Mais en Pologne disait-il, c’était la norme ! Pourtant nous n’avons pas vu que le confrère du navire Polonais commandé par une jolie femme, il faisait ses cuivres.
- Voir les sorties d’antennes ainsi briller m’excita juste assez pour que je fasse de même dès le lendemain à mon bord, rien que par curiosité. Ce fut long et délicat à faire, tellement mes sorties étaient malpropres. Chose amusante, l’accord automatique de l’émetteur ITT 350cx du Système "Maritex" était plus rapide après cette opération. Il n’hésitait plus longuement sur la bande des 16 Mhz. Pourtant si j’avais pris cela pour purement esthétique, ce ne fut pas du temps perdu.

Le cargo classique Suisse Davos à Port-Gentil

Ceci dit, les beaux cuivres de Bressol furent vite remarqués par "mes clients" du Saint Luc, ce qui n’amusa pas tout le monde. En effet par la suite le commandant demanda aux officiers radio-électroniciens naviguant avec lui de faire de même ! Avec le temps que cela pouvait prendre, inutile de dire que je ne fus pas vraiment bien considéré par quelques collègues
pour avoir eu l’idée discutable de faire comme le confrère Polonais d’un navire Suisse.
- "On n’a pas que ça à faire à bord", me fit remarquer l’un d’eux longtemps après...
- Ca c’est sûr ! Et puis lui, faire les cuivres... Beaucoup moins que moi ! Deux ans plus tard, j’en entendais encore parler.

M/S Unterwalden, navire Suisse neuf

Le Davos était comme un navire Belge, c’est dire qu’on y parlait plusieurs langues en passant en permanence de l’une à l’autre. Les documents techniques et administratifs étant en Anglais pour mettre tout le monde d’accord. D’autre part le Français et l’Italien étaient les deux "langues d’usage" du bord. L’Italien dominait la passerelle et la Machine, malgré le Chef mécanicien Suisse Germanophone de Zurich, tandis que le Français était la spécialité incontestée des exilés venus de l’Est. Les Européens de l’Est m’ont toujours bluffé par leur grande Culture générale et leur maîtrise presque toujours absolue du Français, pourtant reconnue comme une langue difficile.
- Un francophone "moyen" de souche naturelle peut même prendre des leçons de français avec eux.

Le cargo classique Suisse Davos

Nous savons aujourd’hui de façon incontestable après la chute du "Bloc de l’Est", que la "gouvernance" générale de ces sociétés étaient souvent médiocre et parfois désastreuse. Ce n’est pas pour le plaisir qu’un certain nombre de personnes quittèrent leur pays durant la période dite communiste. Cela nous fait cependant oublier l’excellence de leur système éducatif.
- Le plus remarquable chez ces gens venus de l’Est était leur bagage culturel de loin supérieur au nôtre, pour ne parler que du mien. C’est en particulier reconnu pour Cuba. Leur éducation se transformera dans l’avenir en un atout fondamental, même si elle est pour l’instant
surtout un atout individuel utilisé sur un modèle très "chacun pour soi et Dieu pour tous". Mais cela demeure le premier point sur lequel peuvent s’appuyer aujourd’hui les pays de l’ancien bloc de l’Est.
- Le grand problème est que ce système éducatif a disparu ou va disparaître avec tout le reste de ce qui l’avait créé.
- Le grand défi pour ces pays sera donc de réussir à le conserver ou même le retrouver, dans un univers qui est fort loin de celui des régimes communistes disparus dont c’était pourtant l’un des rares points forts.

Davos est parfois très fréquenté, pas seulement pour les vacances...

Tel fut l’un des thèmes de conversation entre marins visiteurs à bord du Davos et plus tard, au restaurant puis dans un café de Port-Gentil. Ce fut le petit forum marin de Davos, ouvert avant le vrai qui va commencer d’ici peu.

Il fut d’autre part inévitable de m’instruire de ce qu’était en 1981 la marine et le pavillon Suisse, sujet fort mal connu au-delà des limites de la Confédération Helvétique. En Septembre 2001 la Suisse a fêté dignement le soixantième anniversaire de sa flotte de haute mer. Celle-ci fut crée en 1941 pour tenter de sécuriser l’approvisionnement lointain de la
Suisse neutre durant cette période troublée et redoutable pour la Confédération comme pour les autres.
- Site de la Marine Marchande Suisse
- Le pavillon neutre de la Suisse fut une protection relativement efficace contre les captures, les saisies et les torpillages, pour les navires qui le portaient, malgré un certain nombre "d’erreurs regrettables". Avec prudence les armateurs concernés prirent donc toute la distance utile avec les convois et cargaisons destinées aux alliés, comme avec ce qui devait parvenir à "l’Axe".

La Marine Suisse et le général sont aussi sur le Lac Léman bien sûr...

Nous savons aujourd’hui que cette démarche conçue pour protéger la Suisse "encerclée" par toute l’Europe en guerre et occupée fut couronnée de succès puisque ce pays a su éviter le pire, contrairement aux autres.

Le Général Guisan, un des plus grands navires Suisses, du nom de celui qui gagna la seconde guerre mondiale.
(Henri Guisan a gagné la guerre, il a réussi à l’éviter !)

Le grand navire vraquier que je montre ici est le 6ème portant ce nom depuis 60 ans, trop méconnu dans le reste de l’Europe. Le général Guisan est en effet celui qui a réellement gagné la Seconde Guerre Mondiale. Lui, il a réussi à éviter de la faire ! En décourageant la
tentation que l’on imagine, de son voisin le plus dangereux...

1945 : Le général Guisan victorieux

Agriculteur et propriétaire terrien de sa profession d’origine, le général Guisan fut aussi le Chef d’Etat-major de la petite armée de la Confédération en 1940. Bien placé pour être conscient du danger, il fut le créateur et l’organisateur du modèle qui est encore aujourd’hui celui des forces armées en Suisse.

Le général Guisan au travail...

Il sut mettre à profit la géographie difficile des montagnes Helvétiques pour y installer sur tous les lieux stratégiques, un certain nombre de pièges diaboliques tous presque imprenables. Toutes les voies potentiellement utilisables pour une possible invasion furent équipées de postes défensifs sophistiqués et minées au niveau des ponts et tunnels, pour ne citer que les précautions les plus simples à imaginer...

Typiquement Suisse, le Général qui gagna la seconde guerre mondiale.
(Henri Guisan a gagné la guerre, il a réussi à l’éviter à son pays)

Prévoyant, il sut bien avant 1939 équiper son aviation de tout ce qu’il fallait, pour interdire avec un succès démontré par la suite, toutes les tentatives d’incursion indésirable dans le ciel Suisse. On n’a pas souvent su ailleurs que sur place, que durant la guerre la DCA et les Messerschmitt Suisses ont "descendus" ou forcé à se poser de nombreux avions, surtout Allemands. Ce genre d’humiliation encouragea certainement tous les riverains turbulents à une extrême discrétion sur le sujet. Seuls quelques livres Suisses (bien sûr) l’évoquent...

Guisan n’avait pas volé sa popularité

Ainsi le fameux service bancaire et les manoeuvres diplomatiques parfois troubles ou "limites" d’un point de vue éthique, ne constituèrent pas et de loin, la seule défense d’un pays qui a eu plus peur à l’époque que cela se dit. En grand stratège, Guisan utilisa même ses services secrets pour "mettre les points sur les i". Il laissa quelques sympathisants Suisses du nazisme s’emparer d’informations militaires confidentielles propres à suggérer une saine et longue (surtout longue) réflexion, avant de décider d’envoyer des colonnes de blindés en Suisse.

Henri Guisan

Le général Guisan aurait probablement aimé les SNLE, arme conçue pour devoir surtout ne pas s’en servir...

- J’ai aussi eu vent de l’opinion d’un général Allemand "en séjour" en France en 1942. Il disait que l’Europe était "le grand festin du IIIème Reich", la France son plus beau plat et que la Suisse serait plus tard le somptueux dessert du banquet.
- En 1945 les nazis furent privés de dessert. Ils durent même rendre tout le reste, lorsque c’était possible.

Les tenants de l’ordre nouveau ont encore des nostalgiques en face d’eux

Aujourd’hui il n’y a plus de nazisme, ni de communisme pour pourrir la vie des nouvelles générations. Mais nous avons les effets pervers de la Mondialisation dite "néolibérale", laissée trop longtemps sans aucun contrôle par nos politiciens, quand certains d’entre eux ne l’encouragent pas ouvertement, tout simplement parce que le cours des événements va dans le sens de leurs intérêts personnels. L’égoïsme collectif n’est pas nouveau, pas plus que la bêtise.
- Je ne crois pas au "grand complot mondialiste", sournoisement concocté dans l’ombre depuis l’aube des temps.
- Ce complot supposé était souvent l’objet des longues conversations plus ou moins philosophiques entre navigateurs, qui se tenaient en fin de soirée sur l’aileron de passerelle durant les longues traversée après avoir observé le coucher du Soleil. Tous les sujets imaginables pouvaient y être abordés, ce qui ne se faisait naturellement pas à la table des officiers, comme à celle de l’équipage d’ailleurs.
- En mer il faut aussi savoir éviter par prudence dans la conversation, les sujets glissants "en public".

Le nouveau Conseil Fédéral, c.à.d. le gouvernement Suisse (Déc. 2006)

A bord du Davos et lors de notre sortie en ville, ce soir là nous nous sommes interrogés bien avant que tout le monde ne s’en mêle, à propos de ce qui se disait au fameux forum qui commençait seulement à attirer l’attention, compte tenu des quelques "VIP" qui avaient déjà pris l’habitude d’y participer.

- En ce début 2007 et depuis au moins un an, nous pouvons nous réjouir du fait qu’à Davos, les "grosses têtes" ne se contentent plus de se féliciter de la Mondialisation généralisée.
- On nous l’a trop longtemps présentée comme un phénomène météorologique contre lequel on ne peut rien faire et sur lequel on n’a aucune influence. La Mondialisation est sans visage et comme le communisme en son temps, elle réussit à se faire passer pour invincible et inéluctable. Elle ne l’est pas plus, bien sûr.

Aujourd’hui, ses effets pervers sont évoqués au Forum de Davos sans détour même en invitant les contestataires. Je crois que la crainte de conséquences incontrôlables et imprévues qui ne frapperaient pas que les plus pauvres, est devenue une excellente conseillère. Mais là aussi, c’est une affaire à suivre...

Pour revenir à bord, en repensant à ce navire typique des années soixante, je me dis qu’il est bien dommage que cette façon de naviguer ait aujourd’hui disparu, tout comme les derniers grands voiliers.

Bien navicalement - Thierry BRESSOL - OR 1
- Le Yoyo financier international
- USA Suspens
- L’Administration Bush ou les Cavaliers de l’Apocalypse.
- La Mondialisation vécue au large 2nde partie (le 24 Novembre)
- La Mondialisation vécue au large 1ère partie (le 22 Novembre)
- Que 2009 vous soit meilleure que 2008 !! (le 7 Jan. 2009)
- Lancé de chaussures ou pieds au cul ? (le 21 Déc. 2008)

Micheline Calmy Rey, Présidente de la Confédération Helvétique pour 2007 et première femme à occuper la fonction

Notes :
- Un de mes lecteurs réactifs nous rappelle que 17 traîtres Suisses furent fusillés durant la guerre, pour complicité avec l’ennemi nazi. C’est dire que la Suisse se considérait comme réellement en guerre et que le message fut transmis à l’adversaire avec une certaine netteté.
- En Belgique, avant le Brevet de CLC, les élèves officiers Pont passent la Licence en Science Nautique, ce qui implique de rédiger une thèse. La Flotte Suisse fut le sujet original traité par un de mes amis. Il ne s’en est pas mordu les doigts car il reçut les félicitations du jury entre autres raisons, pour ce choix.

Le général Henri Guisan

Merci aux sites :
- La Marine Marchande Suisse (site en allemand)
- Navires Suisses
- Suisse Information
- Conseil Fédéral

- Le général Guisan
- Henri Guisan
- La Suisse officielle

Le Suisse M/S Patricia S fatalement, il en porte moins que le CMA-CGM Nabucco...

- RADIO-ARCHEOLOGIE & Saint Lys Radio en fin d’année
- 500 Khz Le centenaire en 2005 & Le Secret des Radiocommunications
- Zef Radio à l’Ecole Hydro de Nantes et le Code Morse
- Chats opérateurs & Le système de TOR Suèdois "Maritex"
- Microsoft dans tous ses états & Réflexions Informatiques
- Le PC Portable Marin (car pour naviguer il faut du solide !)

Le Talarah (futur Saint Luc)

Notes À PROPOS DU "Saint Luc" :
- Le SAINT LUC et l’un de ses sister ships le SAINT JACQUES, furent construits en 1967 à Göteborg. Ils furent démolis à Alang en Inde en 1994.
- Ces deux beaux et confortables navires naviguèrent sur la côte Ouest d’Afrique pour le service français "SCADOA" entre 1980 et 1983, le TALARAH devenant le français Saint Luc à cette occasion, tandis que l’ex-WOOLLAHRA conserva son pavillon Suèdois, n’étant pas vendu à la Sté Navale de l’Ouest....

- Le SAINT LUC construit en 1967 comme cargo conventionnel sous le nom de TALARAH sous pav. suédois par les chantiers "Eriksberg" à Göteborg pour l’armement "Rederi Transatlantic" de Göteborg
- 1971 jumboïsé d’une section de 23 mètres et converti en semi
porte-conteneurs
- De 1980 à 1983 transféré à la "Société Navale de l’Ouest" et rebaptisé
SAINT LUC sous pavillon français.
- De 1983 à 1989 rebaptisé CABO SANTA INES (pavillon panaméen) par la "Cia Naviera Americana de Vapores" en gérance "Ybarra y Cia"
- De 1989 à 1990 SHAMROCK ROTTERDAM (bahamien) par "St.Thomas Shipping Co."
- De 1990 à 1994 BAHIA EXPRESS (bahamien) toujours pour "St.Thomas Shipping Co."
- Le 15 Novembre 1994 il est arrivé à Alang pour y être démoli à partir
du 30 Novembre 1994.
- Le SAINT JACQUES construit en 1967 comme cargo conventionnel sous le nom de WOOLLAHRA pavillon suédois par les chantiers "Eriksbergs" à Göteborg pour "Rederi Transatlantic" de Göteborg
- En 1971, jumboïsé et a été converti en semi-porte-conteneurs.
- De 1978 à 1981, rebaptisé SAINT JACQUES en restant sous
pavillon suédois et sous la propriété de la "Transatlantic".
- De 1981 à 1984 a repris son nom de WOOLLAHRA.
- De 1984 à 1986 rebaptisé OCEAN LYNX (pav.panaméen) par l’armement"Nabadi Maritima".
- De 1986 à 1989, il a été rebaptisé CABO SANTA ISABEL (panaméen) par la "Cia Naviera Americana de Vapores" en gérance "Ybarra y Cia".
- De 1989 à 1991 SHAMROCK RIO (bahamien) par "St Paul’s Shipping Ltd."
- De 1991 à 1994 SANTOS EXPRESS (bahamien) par "St Paul’s Shipping Ltd."
- Le 26 Septembre 1994 il est arrivé à Alang pour y être échoué et fut
dépecé à partir du 4 Octobre 1994.

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- Plan de "Souvenirs de Mer" & "Marine Inconnue"

A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


"Souvenirs-de-mer" et "Marine Inconnue" : http://souvenirs-de-mer.cloudns.org/