Souvenirs de mer

22 mars 2009

Echanges Culturels sur le Grand Lac Amer 4

Michel Caracatzanis, Officier Mécanicien de Première Classe et officier à bord du Sindh en 1967, continue à nous raconter comment le Sindh et son équipage vivaient au mouillage sur le Grand lac Amer.
- Sont jointes ici-même quelques pièces justificatives qui nous prouvent qu’on ne pouvait pas réellement s’ennuyer à son bord.

(revu le 7 Avril 2009 à 18h00)
- Le Sindh au mouillage sur le grand lac Amer - 3ème partie voici la suite :

Avis de recherche : Nous recherchons toute personne ayant participé à l’épopée du Sindh dans le lac Amer, pour élargir et amplifier ces souvenirs, récits, anecdotes et bien sûr, toutes les corrections éventuelles à apporter aux textes déjà en ligne etc...
- Ecrire via le présent site ou par le Site des Messageries Maritimes et son Web-captain Philippe Ramona, que je salue aussi tout naturellement au passage.

Le Sindh - Messageries Maritimes

Erratum :
- Dans mes relations précédentes se trouvait une erreur. Le président d’honneur de l’association du GBLA était George Brown et le député qui était venu en visite sur les lacs était Will Grillots (Manchester Exchange). J’ai retrouvé ces renseignements sur le site du GBLA. En pièce jointe se trouve aussi l’article Britannique publié à l’époque. La traduction n’est pas terrible, elle serait à reprendre.
- GREAT BITTER LAKES ASSOCIATION ou le "Yacht-club Yellow Fleet".

L’Association GBLA et philathélie marine, le courrier des navires du Gd lac Amer ne passait pas inaperçu.

Rectification et mise au point d’après le site French Line :
- Le Sindh a été bloqué dans les lacs le 05 Juin 67 au déclenchement de la "guerre des 6 jours". Son équipage fut par la suite rapatrié et une équipe de gardiennage de 10 hommes fut laissée à son bord. Je pense que c’est de celle-ci que j’ai fait la relève. Le 9 Septembre 1970 le navire et sa cargaison ont été abandonnés à l’assurance qui l’a revendu en 1971 à la Sté GRECOMAR SHIPPING AGENCY Ltd, puis le navire est passé à l’armateur Norvégien BJ RUUD PETERSEN qui l’a renommé "ESSAYONS" en Mai 1975 lors de la réouverture du Canal. Il fut ensuite vendu à ALSAYED ABDALLAH MOHAMMED BAROOM et renommé "BADR" armé sous pavillon de l’Arabie Saoudite". C’est sous ce pavillon que je l’ai croisé à Djibouti en Sept 1975.
- Note Thierry Bressol : l’étrangeté de ce nouveau nom "M/S Essayons" me laissait penser qu’il s’agissait d’une erreur. L’erreur, c’était la mienne... Autant pour moi.

Extrait du Carnet de bord du Second Mécanicien, "visite" d’un groupe électrogène.

Pour ceux qui se demandent ce que nous pouvions faire à bord pour nous occuper, vous pouvez lire ici la copie d’une double page de mon carnet personnel de Second Mécanicien. Les initiés verront que cela n’avait rien d’extraordinaire et que ce n’était rien de plus que l’entretien habituel d’un des "8300 tonnes" des Messageries Maritimes. Le petit récit que je vous impose peut laisser penser que nous n’avions que des loisirs.

Extrait du Carnet de bord du Second Mécanicien

Il est vrai que nous n’étions pas trop pris par le temps et beaucoup de nos heures de travail se passaient à déboucher, nettoyer et peindre les réfrigérants eau de mer qui se colmataient très rapidement. Les documents sur les travaux à bord n’intéressent évidemment pas les navigants, je ne leur ferai pas cet affront. Je les ai joints uniquement pour les néophytes qui se demandent ce que l’on peut bien faire sur un navire. Pour les navigants cela montre que sur le Sindh le travail machine ne se différenciait pas de l’entretien fait sur les autres navires.

Extrait du Carnet de bord du Second Mécanicien

Quant à l’off Radio Chaudon, le poste radio était bien évidemment sous scellé. Il participait donc aux autres travaux et donnait la main au pont ou à la machine, tout naturellement.

CHAPITRE IV : ANECDOTES SUR LA VIE A BORD DES NAVIRES DU GBLA

Lors d’une expédition de ravitaillement en vivres, nous sommes allés à bord d’un des navires Polonais. Au loin un accrochage entre les forces Israéliennes et Egyptiennes était en cours. Un char Israélien a été faire une petite incursion au-delà de la ligne de crête des défenses Israéliennes (la ligne "Bar Lev" je pense). Il fut aussitôt pris a partis par les canons Egyptiens qui se trouvaient à El Kabret. C’était assez particulier, nous avons stoppé le moteur de la baleinière pour suivre l’incident et entendre le bruit. On a observé cela au loin à la jumelle, car j’emmenais régulièrement avec moi une paire de jumelles du bord. On pouvait voir le char qui zigzaguait, entouré de petits geysers de sable. Il a rapidement fait demi-tour sans être touché.

La situation du Canal en 1967, nul besoin de tout lire pour comprendre l’idée principale...

Nous avons remis en route pour rejoindre le Polonais, lorsque surgirent deux ou trois chasseurs bombardiers qui piquèrent sur la palmeraie et larguèrent des bombes au napalm. Immédiatement tout s’embrasa, de grosses nappes de flammes rouge foncé avec des volutes noires. En quelques minutes toute la palmeraie était calcinée. Nous arrivâmes à côté du Polonais "Boleslaw Beirut", dont tout l’équipage était au bastingage en train d’applaudir l’exploit des Israéliens.

Un Mirage de Tsahal en maneuvre d’approche de son terrain.

Le Sd Cap et moi nous sommes montés chez le Cdt du Polonais dont l’habitude était d’offrir généreusement à boire à ses visiteurs. La vodka de sa réserve personnelle je pense, n’a sans doute pas duré bien longtemps. Les doses servies étaient à endormir un chameau, un verre à bière plein aux trois quarts !!
- L’effet foudroyant était impossible à éviter, nous pouvions juste implorer une modeste diminution de la dose prescrite, sous prétexte d’ulcère à l’estomac et encore... C’était pour le Cdt aussi un médicament et refuser aurait été de la plus extrême impolitesse.
- J’ai fait la remarque au Cdt que l’exubérance de son équipage au vu des prouesses de l’aviation Israélienne n’était pas très conforme à la ligne du parti. Il partit d’un fort éclat de rire en certains termes que le politiquement correct actuel ferait passer pour un point de vue "raciste", en précisant que c’était bien-fait pour eux et que le commissaire politique ayant été évacué et non remplacé, la langue de bois du Parti n’avait plus cours à son bord...

L’Association GBLA et philathélie marine

Un jour, ayant invité trois officiers Polonais à manger à bord, nous avons pu parler librement politique car ils étaient certains de ne pas être dénoncés. Comme nous leur faisions remarquer qu’ils avaient pris tous les tics de la société de consommation Américaine, jeans, baskets, Tee-shirt et musique, ils nous répondirent qu’ils étaient communistes sincères et qu’ils adhéraient totalement à la philosophie, mais... En aucun cas ils ne pourraient admettre de n’être qu’un satellite de l’URSS. Ils étaient maîtres chez eux et "les autres" n’avaient qu’à retourner dans leur datcha et leur ficher la paix. D’autre part les Polonais étaient déjà civilisés bien avant ces moujiks !!!

Ce fut d’ailleurs l’une des grandes richesses de ce séjour dans les lacs, d’avoir côtoyé tant de différentes nationalités et d’avoir pu souvent converser et échanger avec certains très au-delà des clichés habituels, à partir du moment ou nous avons admis qu’en tant que marins et hommes, être de bons amis sans arrière pensée.

La relève en Août 1967, photo Jean-Pierre Salvage.

Fêtes à bord des différents navires :
- Il faut reconnaitre que les Britanniques furent les grands maîtres de l’organisation, de la création des clubs et des associations du Grand Lac Amer. Réunissez deux British et vous avez aussitôt la création d’un club. Avec deux Français vous avez deux partis politiques !!
- Bon. Ce sont aussi des clichés bien entendu. Mais il y avait parmi nous rien de moins que quatre navires de l’Empire Britannique sur le lacs. Ceci prouve aussi que soit c’était la marine marchande la plus importante, soit que c’était les moins bien informés de ce qui se passait dans le monde. Côchez la case que vous voulez... C’est ainsi qu’ils ont créé très rapidement la réunion du Dimanche, mais par esprit de bonne organisation ou par impérialisme ?
- Assez plaisanté avec cela, car je vais m’attirer des inimitiés. Quoique... Dans la Marine Française à commencer par les "tuyaux gris" depuis le coup de Mers El Kébir le 3 juillet 1940, ils ne sont pas en odeur de sainteté. Si l’amiral Jean de Laborde était "anglophage", il y avait quelques raisons et de lourdes conséquences...

Le Strasbourg sabordé à Toulon. Furieux, Laborde refusa de quitter le bord... Après Mers El Kébir, on a su le faire sans aucune "aide" anglaise.

Mes grands-parents étaient des "British Subjects" de catégorie inférieure quand-même par rapport aux Insulaires des îles Britanniques, et quoi que nous leur avions fichu un grand coup de pied aux fesses à Chypre, je me sentais assez proche d’eux. J’étais d’ailleurs le seul à les fréquenter très régulièrement, ce que ne comprenait pas trop mon chef mécanicien. Bon j’arrête mes divagations car me voila encore rendu en Turquie d’Asie, comme on dit dans ma famille.
- Note Thierry Bressol : ceci m’amuse car n’ayant (à ma connaissance) pourtant aucune attache familiale Britannique, lorsque ma boîte me détachait à l’Armement Naval SNCF de Dieppe, j’ai aussi constaté être le seul Dieppois à fréquenter plus ou moins régulièrement les cousins du Senlac. Le 3ème ferry de la SNCF de Dieppe était surnommé "Gros Bill" parce qu’Anglais. Nos collègues Anglais furent les premiers à se faire virer, sans doute pour venger Mers El kebir et tout le reste...

Senlac dit "Gros Bill" à l’époque. Ici devenu Français en 1985.

Nos cousins British ont d’abord fondé les fameuses réunions du Dimanche aussi appelées "la messe", le Yacht Club des lacs Amers puis la philatélie locale de bord. En effet ce sont eux qui créèrent les premières vignettes. Hélas, malgré tous leurs efforts à Londres celles-ci ne furent jamais reconnues pour l’affranchissement :
- La GREAT BITTER LAKES ASSOCIATION, dont j’avais la carte de membre N°223 si je me souviens bien, ou tout au moins dans ces eaux-là.

L’Association GBLA et philathélie marine, le courrier des navires du Gd lac Amer ne passait pas inaperçu.

Les Anglais furent les seuls parmi nous à recevoir une visite officielle de leur gouvernement. Nous Français, nous n’avons eu droit qu’à un attaché culturel qui ne resta à bord que quelques minutes.
- Note Thierry Bressol : ça aurait pu être pire...

En dehors de la fameuse messe du dimanche et des régates, on organisait aussi des petite sauteries, si l’on peut qualifier de sauterie ces concours de buveurs de bière. J’ai le souvenir d’une kermesse organisée sur le Scottish Star, à bord duquel ils avaient recréé une kermesse écossaise avec des vaches et des moutons "fabriqués" à bord. Le jeu consistait à en découvrir le poids. Le vainqueur gagnait une assiette décorée ou tout autre lot du même genre. Nous avions bien rigolé, la "Stout" aidant à échauffer l’ambiance. Il y avait différents jeux et concours et cela nous a parfois mené jusqu’au petit matin.

Le M/V Scottish Star, dont le Snd Mécanicien fut vite surnommé "Want a beer"...

Nous avons d’ailleurs bien failli perdre un éminent membre du GBLA par noyade. Chaque navire réceptionnant les autres devait être rejoint en canot et cela faisait beaucoup de barcasses amarrées plus ou moins règlementairement et correctement le long de la coupée qui était affalée au ras de l’eau.
- La fatigue aidant, il était assez malaisé de rejoindre son canot en enjambant les autres. Tout marin sait qu’il est extrêmement malaisé de rejoindre son bord au moyen d’un Canot. Et quand les activités culturelles "s’étendaient" jusqu’au petit matin, la méthode la plus sure et la moins dangereuse était tout simplement de ne regagner son bord que le lendemain matin.
- Heureusement qu’il y avait du monde dans les canots car un soir, le Bosco du Melampus a bien failli boire la lavure de ses fesses. (une expression Malouine pour les non initiés) Cela a certainement "dû" lui remettre les idées en place. Mais avec le recul, j’ai bien l’impression que si quelqu’un avait coulé à pic, nous aurions mis du temps à nous en apercevoir.

Embarcation de sauvetage traditionnelle, du genre de celle du Sea Intrepid ou du Saint Vincent

Ce Bosco était une grande figure, il avait une renommée extraordinaire en Allemagne. Il a d’ailleurs fait à bord toute la durée de l’immobilisation du Melampus. Je ne sais pas si cela s’est fait en plusieurs fois, mais je crois avoir lu qu’il n’avait pas débarqué. Il recevait une quantité de lettres d’admiratrice et de nombreuses demandes en mariage. Il paraît qu’il aurait reçu un accueil triomphal à Hambourg lors de son retour.

Enveloppe du courrier postal au départ des membre du Yacht Club "GBLA"

Quand au Sindh, notre réputation culinaire faisait que les invitations à notre bord étaient très recherchées. Nous avons même organisé un grand pique-nique avec toutes sortes d’amuse-gueule qui furent très appréciées. La chose qui étonnait le plus, c’était qu’à bord de notre navire durant les repas au carré, le vin était en libre quantité.
- Note Thierry Bressol : Une spécificité typiquement française qui étonne toujours, très dangereuse pour certains invités trop sensibles.

C’était totalement impensable pour beaucoup d’autre, par exemple les Polonais. Ils n’arrivaient pas à comprendre que nous ne sortions pas de table complètement ivres. Ils regardaient en permanence les bouteilles d’un oeil concupiscent et à chaque fois que leur verre était vide, ils nous interrogeaient pour savoir s’ils pouvaient en reprendre.
- Note "technique" : Un accident peut aussi arriver à des Français se croyant en sécurité à bord d’un sous-marin Portugais par exemple...

Le Sindh faisait périodiquement un petit tour du grand lac Amer, photo Jean-Pierre Salvage.

Bien entendu le Bordeaux SHRM des Messageries Maritimes vint assez rapidement à manquer à bord. Il fallut bien en recommander pour renouveler le stock sinon, il n’y avait plus d’autre alternative que "manger à la bière", sauf que cela ne faisait pas partie des fournitures de la "figue et noix". Si bière il y avait, ce serait à nos frais. De cela il n’en était pas du tout question.
- Nous avons donc commandé du vin rouge au Shipchandler bien entendu, un gréco-Egyptien comme je l’ai déjà dis. Il est arrivé avec une cargaison de retsina et je jure que je n’y étais pour rien, je suis sincère. Mais je ne risque plus rien, car il y a prescription, depuis le temps... Il fallait voire la tête de l’équipage. Dans le fond il n’y avait que moi de satisfait car un grec n’ayant jamais craché sur le retsina, j’étais le seul à en boire. Malgré tous mes efforts pour initier les autres, il n’a jamais rencontré beaucoup d’amateurs. Pourtant avec un aïoli et un bon soleil, il se laisse boire. Enfin, chacun ses goûts, "le m.... a bien le sien", encore un truc de Malouin. He Oui ! Dans mes goûts et mes humeurs je suis un hybride Gréco-Breton.

Le Sindh faisait périodiquement un petit tour du grand lac Amer, photo Jean-Pierre Salvage, avec vue de la piscine du bord.

A propos de l’amarrage le long du bord, nous nous sommes rendus compte très rapidement que si nous laissions nos canots amarrés à la coupée, il y aurait de la casse lorsque le vent se levait ou s’il y avait un peu de clapot. Remettre à poste la baleinière était fastidieux. De plus lorsqu’elle fût quillée, il n’était plus possible de la mettre sur son ber.
- Il fallut donc trouver une solution pratique et sans danger pour le canot ou la coupée. Il fût donc décidé après moult conciliabules de confectionner un radeau qui serait amarré en poupe du navire. Il servirait pour monter sur le canot et pour l’amarrer. Par contre, il fallait trouver une solution pour descendre sur le radeau. En principe au moment de mon départ, il était question d’ouvrir le bastingage à l’arrière et de mettre une sorte de coupée pour descendre sur ce radeau. Je ne sais pas ce qu’il est advenu de cette idée ni si elle fut réalisée ultérieurement. Quelqu’un du "club" peut être, pourra nous en glisser un mot d’ici peu. Comme ça, je pourrais savoir le fin mot de cette histoire difficile...

Non, ceci n’est pas une fusée du Hezbollah, ni une arme secrète de la Marine de Tsahal, c’est un canot de sauvetage "free-fall"... Il faut réellement avoir le feu au cul pour fuire le bord avec ce truc-là...

Si quelques uns de nos lecteurs veulent connaître la suite des évènements à bord du Sindh et sur le Grand Lac Amer :
- Pour information au "menu" du Chapitre V, il sera question de l’attaque de Suez par les SAM Israéliens, de l’imposition à bord du Sindh d’une station de surveillance de l’armée Egyptienne et de bien d’autres petites choses encore, par exemple une petite digression à propos des commissaires politiques à bord des navires du bloc de l’Est...
- A Bientôt, si vous l’voulez bien ! Comme l’on disait sur les ondes il y a quelques dizaines d’années. Très amicalement votre, en espérant intéresser encore quelques lecteurs. Sinon criez STOP !!

Vue très rare également du grand lac Amer à l’époque, "à couple" le Lednice, le Melampus et l’Agapenor, photo Michel Thouin.

A suivre...
- Le Sindh au mouillage sur le Grand lac Amer - 5ème partie

Bien navicalement - Michel Caracatzanis
- Officier Mécanicien de Première Classe et officier à bord du Sindh en 1967.
- Site "Aéro-Israelien"
- Mirages d’Israël

L’Armée de l’Air Egyptienne le 5 Juin 1967, avec les compliments du général Moshé Dayan....

Pour la mise en page, merci à Michel Caracatzanis, Pierre Escaillas, Jo Kerdraon, Roland Grard et bien sûr, au Site des Messageries Maritimes.
- Bien navicalement - Thierry Bressol - OR1
- Avec le Câblier Raymond Croze, comme le Sindh ?
- Et pour quiconque s’intéresse au canotage :
- Canots et engins de sauvetage etc...
- Visite annuelle de sécurité à Dieppe et canotage
- Le Sea Intrepid (2/2) au mouillage en baie de Vigo et la plage naturiste (passionnant canotage)

- A Suez le trafic et les revenus du Canal s’effondrent (le 24/3 2009)

Le Canal de Suez il y a un certain temps...
(par les "Carnets de la Licorne")

Il y a vingt cinq siècles, les Pharaon NECHAO II inaugurait le Canal de Suez. Le Canal de Suez encore plus ancien est en effet évoqué dans les fabuleux Carnets de la Licorne, à bord desquels il fut prouvé par Jean Ceccarelli et sa théorie thermodynamique, que l’Enfer est exothermique. C’est dans "Océan Indien, mer Rouge et Marania", un récit d’une cocasserie tout à fait libératoire...
- D’autre part Pierre Escaillas a aussi évoqué le Sindh car le Marania venait de passer le Canal moins de 36 heures avant lui, "chaud aux fesses" !

- Site officiel du Canal de Suez pour les clients.
- Le Canal de Suez avec Wikipedia
- Le Canal de Suez aujourd’hui géographie.
- Le Canal de Suez à bord du CMA-CGM Nabucco avec et par Françoise Massard.

- A Suez le trafic et les revenus du Canal s’effondrent (le 24 Mars 2009) (crise et piraterie...)
- Canal de Suez forte augmentation des recettes en 2007
- Le Canal de Suez gèle ses taxes de passage (2008)
- La CMA-CGM passera-t-elle par le Cap ? (Point de vue de Cie du 19 Nov.)
- Certaines lignes de Maersk vont contourner l’Afrique (le 21 Nov.)

- GREAT BITTER LAKES ASSOCIATION le Yacht-club du lac Amer par Wikipedia.
- GREAT BITTER LAKES ASSOCIATION est aussi un objet de collection philatélique.

- Inauguration du Canal avec "Herodote".
- Le canal Antique avec "Universalis".
- Il y a vingt cinq siècles, les Pharaon NECHAO II inaugurait le Canal de Suez

- Le Canal de Panama en "direct live" avec 4 webcams permettant de voir Qui "passe" 24 heures sur 24 et même les grands travaux actuellement en cours.

PC de la CMA-CGM sur le Canal de Panama, à la Tranchée de la Culebra.

Historique du Sindh :
- Lancé le 4 Février 1956 à La Ciotat le Sindh fut le quatrième d’une série de 10 cargos appelés "série F" ou "8300 tonnes de port en lourd". D’abord affecté à la ligne commerciale vers les Philippines et le Japon puis sur toute l’Asie du Sud-Est, le Sindh doit sa célébrité à sa mésaventure, lorsque le 5 juin 1967 il fut bloqué dans les lacs Amers par la guerre des 6 jours.
- Un équipage réduit fut cependant maintenu à bord jusqu’en août 1970, date à laquelle la Compagnie décida de l’abandonner à son assurance. Il fut alors vendu et passa sous pavillon Norvégien avec l’étrange nom "Essayons", pour reprendre du service après sa "libération" en 1975 en devenant le Saoudien Badr avant de disparaître des listes en 1983.

Symbole de l’accueil du site

Par Michel Caracatzanis- OM1
- Le Sindh au Gd Lac Amer - 1 & Le Sindh au Gd Lac Amer - 2
- Le Sindh au Gd Lac Amer - 3 & Le Sindh au Gd Lac Amer - 4
- Le Sindh au mouillage sur le Grand Lac Amer - 5ème partie
- Le Sindh au mouillage sur le Grand Lac Amer - 6ème partie
- Comment le Sindh fut piégé récit du Commandant J.L. Choquet.
- Le piège refermé sur le Sindh fin du récit du Cdt J.L. Choquet.
- Le Câblier Raymond Croze comme le Sindh au Canal de Suez ?

- Ibn Djubaïr, voyageur maritime de 1185
- Quand Ibn Djubaïr a fait naufrage
- Extraits de "Voyage" d’Ibn Djubaïr

- Listes des articles & Contenu de Marine Inconnue
- Les prochaines "frappes" de Marine
Inconnue

A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


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