Souvenirs de mer

27 septembre 2009

Le "piège de Suez" refermé sur le Sindh - par le Cdt Choquet

Après Michel Caracatzanis, officier à bord du Sindh en 1967 qui raconta la vie à bord du Sindh prisonnier du Grand Lac Amer, le Commandant J.L. Choquet nous explique comment le Sindh est tombé dans ce piège.

(le 23 Avril 2009 à 17h00)
- Le Sindh au mouillage sur lac Amer - 1 à 6
- Comment le Sindh fut piégé le 5 Juin 1967 le récit du Cdt Choquet, suite :

Le piège refermé sur le Sindh

Une dizaine de jours plus tard, nous avons vu arriver une grosse chaloupe avec l’inspecteur Roch Ménes et le Consul de France venant chercher les passagers, le chien Belle bien sûr et une partie de l’équipage. Ils n’ont eu qu’une demi-heure pour faire pour faire leurs bagages, strictement limités à moins de 20 kilos pour rejoindre le Caire puis la France. Nous les 21 restants, on nous fit des promesses qui seront tenues, une relève prévue le 10 août suivant et des conditions intéressantes :
- Le doublage des jours de bord, des congés supplémentaires et une assurance conséquente pour les risques de guerre encourus.

L’Armée de l’Air Egyptienne le 5 Juin 1967, avec les compliments du général Moshé Dayan....

C’était intéressant pour les veuves éventuelles...
- C’est ainsi que la mission essentielle de l’officier de quart sur la passerelle, puisque nous avons continué à faire le quart en passerelle en étant au mouillage, fut de noter le moindre coup de feu sur le journal de bord.

St-Lys Radio le centre de Réception, à Fontenilles près de St-Lys bien sûr.

D’autre part les autorités militaires Egyptiennes ont opposé des scellés sur le poste radio avec interdiction absolue de se servir des émetteurs. Il fut également interdit de naviguer avec nos embarcations sur le lac.
- Le Chef Radio, un grand gaillard costaud très pied-noir dont je ne me souviens plus le nom, même si j’ai re-navigué plus tard avec lui à bord du Gauguin en 1981, avait réussi à décoller "proprement" les scellés de son matériel. Le plus discrètement et rapidement possible pour n’être pas repéré, il envoyait souvent un bref message à la Compagnie pour les assurer de notre bonne santé.

Un émetteur d’ondes courtes, ici celui de l’Esso Deutschland. L’Esso Normandie lui, avait un Nera MS19

- Note "perso" Thierry Bressol : Il était aussi "truand" que moi, pour être ainsi "passé par dessus" les scellés ! J’aurais probablement fait de même, selon la "constitution physique" des dits scellés. Je suppose aussi qu’il ne "trainait" pas trop sur les ondes d’autre part car il existait un risque de se faire chopper, et tirer les oreilles ! C’est difficile à évaluer car les Egyptiens avaient "d’autres chats à fouetter", qu’écouter les bandes OC ou "jouer du gonio" sur les bord du lac durant les premières semaines... Quant à ceux "d’en face" s’ils ont entendu et écouté, ils en ont probablement "pris bonne note" avec compréhension.

L’Allemand Nordwind, membre du GBLA.

Ces messages furent scrupuleusement retransmis aux familles. Pour attendre le 10 Août nous avons eu peu de distractions. Nous avons cependant confectionné une "piscine" avec des panneaux de cale et des prélarts. Elle n’était pas très étanche mais l’eau ne manquait pas, à 33 degrés c’était bien agréable quand-même.

Le Sindh faisait périodiquement un petit tour du grand lac Amer, photo Jean-Pierre Salvage, avec vue de la piscine du bord.

Le Commandant ne voulait pas que nous mettions la baleinière à l’eau pour faire de la voile, même si les autres bateaux le faisaient malgré l’interdiction, les Anglais (4 navires) en particulier. Nos successeurs l’ont fait aussi par la suite. Il a tout juste consenti à ce que nous allions au cinéma quelques soirs à bord du porte-conteneurs Suédois flambant neuf, dont c’était le premier voyage. Mais c’était eux qui venaient nous chercher avec leur barcasse.

Le Suédois Killara, un des premiers porte-conteneurs, aussi un sister-ship du St-Luc de la SNO en 1980.

Le Killara fut le premier porte-conteneurs que nous avons vu à cette époque. Nous avons aussi pu effectuer quelques échanges de vivres avec ce Suédois qui ramenait des fruits d’Afrique du Sud :
- Nos crevettes de Saïgon (nous avions à bord 40 tonnes en frigo du faux-pont 3) contre leurs fruits, un troc.

Pour se distraire, il nous restait la lecture car notre bibliothèque était bien garnie et les rares échanges de coup de canon que les Egyptiens s’aventuraient parfois à tirer, étaient rapidement écrasés par l’aviation Israélienne peu après un repérage soigné "à l’hélicoptère".

Mirages Israeliens, rien d’une illusion d’optique.

Nous étions ravitaillés régulièrement mais avec quelques interruptions quand les hostilités reprenaient. Les prix avaient flambé certes, mais on pouvait tout de même se procurer de tout, même du très bon vin Espagnol ou Portugais. Une fois cependant nous avons dû refuser une barrique. Nous goûtions le vin avant de donner notre accord et cette barrique là nous a paru trop "corsée". Il existait là en effet, quelques risques de cuite à l’équipage.

Notre seule impossibilité fut de se procurer des cigarettes françaises telles que les Gauloises, Gitanes et le Pastis.
- Note "perso" Thierry Bressol : Pas de pastis à bord d’un navire français ! Ce n’était pas dramatique, mais certainement un peu frustrant. Tous les fumeurs furent donc condamnés aux cigarettes américaines.

La table est mise à bord du Sindh, photo JP Salvage

Le "coin repas" d’été du Sindh et sa vue imprenable sur le Sinaï, son sable fin et tous ses tanks...
- Heureusement nous avons trouvé "un dépannage" dans un lot d’une tonne de marchandises transporté pour être livré au "stationnaire" Lac Tonlé Sap. Mais... En arrivant à Saïgon ce navire était vendu ! Nous ramenions donc cet utile ravitaillement qui se trouvait dans une petite soute du faux pont 3. C’est après bien des tergiversations que le Commandant a donné son accord pour ouvrir la soute de la convoitise, d’en faire l’inventaire et y prendre "PV à l’appui" tout ce qui nous intéressait, c’est à dire les cigarettes françaises et le pastis ! Vive la France ! Hélas, ce fut trop vite consommé....

L’Anglais Scottish Star, membre du GBLA.

Un incident notable durant cette période fut ce pauvre pêcheur Egyptien qui s’était imprudemment approché de la rive Israélienne, malgré l’interdiction de naviguer sur le Lac. Il avait essuyé le feu d’une mitrailleuse Israélienne et son frère ou cousin qui l’accompagnait avait été tué. Le pauvre gars s’était réfugié à la coupée du Sindh avec le cadavre de son proche parent en attendant que les secours Egyptiens viennent le chercher.
- Nous changions de mouillage de temps pour éviter que l’ancre ne s’enfonce trop au fond du Lac et pour faire fonctionner le moteur...

Vue stylisée des positions des membres du GBLA

Avec l’équipage il n’y a pas eu de problèmes. J’avais fait acheter du minium de plomb (très bonne qualité) et nous avions de la peinture en quantité. Aussi avec deux heures supplémentaires par jour, on a pu faire travailler l’équipage à la satisfaction de tous. Avec ce régime il n’y a pas eu de "gamberges" inutiles et toujours à éviter dans ce genre de situation. Les hommes étaient contents, avec ce gain d’argent ils ne perdaient pas leur temps, et ils étaient bien nourris avec du bon pinard.

On mangeait bien à bord des peintres des Messageries, "post-Messageries-Maritimes".

Du coup quand nous avons quitté le Sindh, le bateau était en parfait était sauf... Ses oeuvres vives naturellement, où les algues, une véritable chevelure, mesuraient jusqu’à plus de 80 centimètres.

Les "petits" groupes électrogènes dits de servitude

Nous n’avons pas manqué de diesel-oil pour les groupes électrogènes. Les autres navires se ravitaillaient (comme nous plus tard) avec des fûts de 250 litres, ce qui n’était pas pratique. Par la suite nos successeurs ont dû procéder de la même façon.
- J’ai navigué en 1972 avec le Commandant Chaunu sur le Martiniquais. Il fut le dernier Commandant à bord du Sindh et fut chargé de mettre le navire à couple avec les deux Allemands. L’ensemble fut ainsi "gardienné" par quelques "Germains". Il m’a raconté que deux Anglais qui faisaient de la voile se sont malencontreusement échoués sur la rive Israélienne :

Un Mirage de Tsahal en maneuvre d’approche de son terrain.

Ils ne furent pas mitraillés comme les pêcheurs égyptiens mais... ils se sont vite trouvés encerclé par une patrouille Israélienne, donc immédiatement faits prisonniers et mis "dare-dare" dans un avion pour Londres "tel que" pris ? C’est à dire en petite chemisette, en short et savates du genre tongs...
- A Londres, reçus directement par leur Capitaine d’Armement, ce fut une belle engueulade bien sûr, suivie de peu par le retour à leur bord via le Caire, sans même avoir pu saluer leur famille ! D’autre part, leur embarcation fut détruite sur la plage par les Israéliens...

Le Commandant Chaunu me raconta aussi que la marchandise que nous transportions avait beaucoup souffert. Dans la Cale 1 le riz fut bouffé par les rats, en cales 2 et 4 les balles de caoutchouc furent collées les unes avec les autres, en cale 3 le latex solidifié et les frigos foutus.

L’Anglais Port Invercargill, membre du GBLA.

Le 10 août a eu lieu la relève des 21 restant par 21 nouveaux. Mais en fin de compte ils ne sont pas restés à bord les six mois prévus, la Compagnie s’étant vite rendue compte que le navire ne sortirait pas de sitôt... La garde du bateau fut donc assurée par six personnes dont un commandant jusqu’à Mr Chaunu qui mit la clef sous le paillasson en confiant le pauvre Sindh aux deux navires Allemands mis à couple.

Nous avions barroté la cabine des élèves avec les rotins que l’équipage avait acheté à Singapour et les bagages que nous laissés à cause de la limitation à 20 kg. imposée pour prendre l’avion. Le Cdt Touchard avait en effet fait scrupuleusement peser les bagages que nous emmenions. L’officier radio par exemple et entre autres, avait acheté un berceau en rotin. Sa femme attendant un enfant.
- Plus tard il m’a dit lorsque nous avons navigué ensemble sur le Gauguin en 1981, qu’il ne l’avait jamais reçu...

Personnellement j’ai tout de même reçu ma cantine restée à bord en 1975, quand j’étais directeur à l’E.A.M. de Sète. J’ai aussi reçu à cette époque, une lettre de la Compagnie me demandant ce qu’était devenu la chaîne Hi-Fi du passager embarqué à Saïgon avec sa chienne Belle. Je m’en souvenais fort bien. Ce jeune homme (à l’époque) avait acheté une chaîne Hi-Fi à Singapour. Ce n’était pas les mini-chaînes de maintenant, mais un "truc" monumental avec des baffles énormes.

Le Sindh ne devait plus jamais retourner à Saïgon.

Ainsi quand le Consul de France est venu chercher les passagers et la moitié de l’équipage en ne leur laissant que peu de temps pour faire leurs bagages, il fut naturellement impossible pour lui d’emmener sa chaîne stéréo. Ce pauvre garçon se trouva complètement désemparé, car sa cabine était un véritable capharnaüm. Je lui ai dit :
- "Prenez le nécessaire jusqu’à 20 kilos et je rangerai vos affaires restantes en les mettant en soute, j’ai le temps et en échange, je vous demande la permission d’utiliser votre chaîne Hi-Fi et vos disques..."
- Note "perso" Thierry Bresssol : Ben oui, quoi faire d’autre ?

Entendu ! Il était trop content de résoudre ainsi son problème. J’ai donc pu me servir de sa chaîne que j’avais descendue dans ma cabine et écouter ses disques dont quelques uns du trompettiste américain Herb Alperte étaient excellents.
- J’en ai d’ailleurs achetés trois plus tard qui me plaisaient particulièrement et je les écoute encore de temps en temps.

Belle et le Cdt Choquet de quart en passerelle, photo JP Salvage.

Avant de quitter le bord, j’ai tout rangé dans une grande caisse préalablement destinée à servir de niche à la chienne Belle, mais où elle n’a jamais couché, car elle dormait dans mon bureau. Ensuite j’ai mis cette caisse bien étiquetée dans la soute à valeurs située à bâbord dans la coursive qui menait au faux-pont 3. Il est fort probable que tout cela fut pillé. Moi même j’avais mis quelques "bricoles" achetées durant le voyage dans ma cantine, mais elles n’y étaient plus quand je l’ai reçue. Preuve que ma cantine avait été ouverte, il n’y restait que mes uniformes et vêtements...
- Nous sommes restés 48 heures au Caire, ce qui nous a permis d’aller voir les pyramides. Il n’y avait pas un touriste, nous étions les seuls et à cette époque, les faubourgs pouilleux du Caire n’étaient pas encore rendus aux pieds des pyramides comme je l’ai constaté plus tard en 1988 lors d’un voyage, touristique celui-là.

Non loin du Caire, l’héritage magnifique des Egyptiens d’ajourd’hui.

Le 12 août nous prîmes l’avion au Caire, seuls à bord jusqu’à Athènes ou l’avion a fait le plein de passagers pour Paris Orly.

Là, nous nous sommes quittés rapidement, comme savent le faire les marins habitués aux départs et aux séparations.
- Voilà des souvenirs que nous avons comme bien d’autres encore, lors d’autres navigations. Ce métier nous en a laissés beaucoup, des bons et des moins bons certes, mais peu de Métiers peuvent en laisser autant...

Bien navicalement - Cdt J.L. Choquet - Second capitaine à bord du Sindh en 1967.
- Site "Aéro-Israelien"
- Mirages d’Israël
- Le Câblier Raymond Croze comme le Sindh ?

Navire Câblier Raymond Croze en 1989. Pas de symbole "France Telecom" ? Peinture des cheminées en cours !

Pour la mise en page, merci au Site des Messageries Maritimes et à son Web-captain Philippe Ramona, que je salue tout naturellement au passage.
- Je dois maintenant préciser avoir lu il y a quelques années, l’excellent récit d’un officier mécanicien Anglais du Port Invercargill, qui raconta naturellement la même chose. Son navire avait quelques passagers à son bord et le "jour J", tout le monde a eu très peur. Un navire de commerce ne peut en effet que recevoir des coups en étant pris comme c’est arrivé, "entre deux feux" dans une guerre.
- La version Française de cet évènement est donc à présent disponible. J’ai d’ailleurs aussi le souvenir de ses moqueries, je soupçonne fort en effet ces Anglais de rire encore en 2009 des fréquentes pannes du moteur soviétique du canot des Français...

Bien navicalement - Thierry Bressol - OR1

Le Canal de Suez il y a un certain temps...
(par les "Carnets de la Licorne")

Il y a vingt cinq siècles, les Pharaon NECHAO II inaugurait le Canal de Suez. Le Canal de Suez encore plus ancien est en effet évoqué dans les fabuleux Carnets de la Licorne, à bord desquels il fut prouvé par Jean Ceccarelli et sa théorie thermodynamique, que l’Enfer est exothermique. C’est dans "Océan Indien, mer Rouge et Marania", un récit d’une cocasserie tout à fait libératoire...
- D’autre part Pierre Escaillas a aussi évoqué le Sindh car le Marania venait de passer le Canal moins de 36 heures avant lui, "chaud aux fesses" !

- Site officiel du Canal de Suez pour les clients.
- Le Canal de Suez avec Wikipedia
- Le Canal de Suez aujourd’hui géographie.
- Le Canal de Suez à bord du CMA-CGM Nabucco avec et par Françoise Massard.

- A Suez le trafic et les revenus du Canal s’effondrent (le 24 Mars 2009) (crise et piraterie...)
- Canal de Suez forte augmentation des recettes en 2007
- Le Canal de Suez gèle ses taxes de passage (2008)
- La CMA-CGM passera-t-elle par le Cap ? (Point de vue de Cie du 19 Nov.)
- Certaines lignes de Maersk vont contourner l’Afrique (le 21 Nov.)

- GREAT BITTER LAKES ASSOCIATION le Yacht-club du lac Amer par Wikipedia.
- GREAT BITTER LAKES ASSOCIATION est aussi un objet de collection philatélique.

- Inauguration du Canal avec "Herodote".
- Le canal Antique avec "Universalis".
- Il y a vingt cinq siècles, les Pharaon NECHAO II inaugurait le Canal de Suez

- Le Canal de Panama en "direct live" avec 4 webcams permettant de voir Qui "passe" 24 heures sur 24 et même les grands travaux actuellement en cours.

PC de la CMA-CGM sur le Canal de Panama, à la Tranchée de la Culebra.

Historique du Sindh :
- Lancé le 4 Février 1956 à La Ciotat le Sindh fut le quatrième d’une série de 10 cargos appelés "série F" ou "8300 tonnes de port en lourd". D’abord affecté à la ligne commerciale vers les Philippines et le Japon puis sur toute l’Asie du Sud-Est, le Sindh doit sa célébrité à sa mésaventure, lorsque le 5 juin 1967 il fut bloqué dans les lacs Amers par la guerre des 6 jours.

Un équipage réduit fut cependant maintenu à bord jusqu’en août 1970, date à laquelle la Compagnie décida de l’abandonner à son assurance. Il fut alors vendu et passa sous pavillon Norvégien avec l’étrange nom Essayons", pour reprendre du service après sa "libération" en 1975 en devenant le Saoudien Badr avant de disparaître des listes en 1983.

La Licorne fut le symbole des Messageries Maritimes

Par Michel Caracatzanis- OM1
- Le Sindh au Gd Lac Amer - 1 & Le Sindh au Gd Lac Amer - 2
- Le Sindh au Gd Lac Amer - 3 & Le Sindh au Gd Lac Amer - 4
- Le Sindh au mouillage sur le Grand Lac Amer - 5ème partie
- Le Sindh au mouillage sur le Grand Lac Amer - 6ème partie
- Comment le Sindh fut piégé récit du Commandant J.L. Choquet.
- Le piège refermé sur le Sindh fin du récit du Cdt J.L. Choquet.
- Le Câblier Raymond Croze comme le Sindh au Canal de Suez ?

- Ibn Djubaïr, voyageur maritime de 1185
- Quand Ibn Djubaïr a fait naufrage
- Extraits de "Voyage" d’Ibn Djubaïr

- Listes des articles & Contenu de Marine Inconnue
- Les prochaines "frappes" de Marine
Inconnue

A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


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