Souvenirs de mer

18 août 2005

Le retour du Villandry à Dieppe

Sur la Ligne Dieppe-Newhaven durant des années c’est bien connu, le Villandry et le Valençay constituèrent longtemps le tandem principal, le "troisième larron" étant l’Anglais Senlac, parfois appelé "Gros Bill" je ne sais pas pourquoi.
- Le Villandry a quitté Dieppe le premier au début de 1982 pour devenir le navire "de réserve" en cas d’imprévu sur la Ligne de Calais.

(le 11 novembre 2002 à 16h18 et réparé le 25 Août 2008)

Le Senlac avait deux étranges particularités :
- Etre Anglais mais appartenir à 75% à la SNCF, car avec la SNCF "c’est possible". (slogan de l’époque)
- Avoir été construit par la DCN de Brest. Cela aussi est
possible, aussi bizarre que cela fut.
Deux autres car-ferries transmanches anglais furent ses
sister-ships, les Horsa et Hengist, opérant à Boulogne et Calais.

Le Villandry avant sa transformation de 1978

Villandry et le Valençay n’étaient pas vraiment sister-ships, car malgré leurs nombreux points communs dont la silhouette. Les super-structures de l’un d’eux étaient en aluminium, par exemple.
- Au début de 1982, Villandry fut remplacé à Dieppe par le
Chartres pour des raisons commerciales, car il fallait un navire plus moderne.

Cela changea beaucoup les habitudes routinières de l’Armement Naval SNCF de Dieppe. Au même moment je projetais de m’installer de Nantes sur Dieppe, mais j’étais au "long-cours". Cela m’arriva tout naturellement, lorsque je fus "expédié" par la Cie de Navigation Denis Frères vers l’Armement Naval SNCF de Dieppe pour la durée de la saison d’Eté, cela pour plusieurs saisons d’Eté. Les trois équations étaient très simples :
- Le Transmanche c’est aussi, plus de pingouins l’Eté => plus de traversées => plus de "saisonniers" embauchés en CDD, pour les officiers comme pour l’équipage.
- A cette époque la CNDF avait régulièrement un navire de moins en gérance chez elle.
- Le services armement de la CNDF connaissait de longue date et personnellement ses collègues de l’Armement Naval SNCF de Dieppe, "ancienne SAGA oblige"...

Quand de surcroît on déclare à la CNDF s’être installé à Dieppe, il ne m’était donc plus possible d’échapper à l’Armement Naval SNCF Dieppois.
- En 1982 le "modernissime" Chartres (vu de Dieppe) commença donc à bouleverser les habitudes locales Dieppoises et cela se passa globalement bien.

L’ex-Senlac, l’ancien anglo-dieppois aujourd’hui en Grèce

Cependant une catastrophe technique et commerciale menaça la Ligne au cours de l’Été 1983. Un beau Jeudi soir d’Août, le Chartres fut déclaré très "souffrant" et l’intervention des chantiers Arno était devenue urgente pour réaliser de lourds travaux de chaudronnerie à la Machine sur les échappements, sous la cheminée.
- Hélas, il n’était plus possible de retarder l’échéance, sous peine d’avarie trop grave en pleine mer. Son arrêt total était donc devenu inévitable pour la durée du week-end. C’était une horreur commerciale...
Durant un week-end en plein Été, cela n’était pas commercialement acceptable cela va sans dire.
- Mais une solution provisoire fut trouvée dans l’urgence :

Il était connu que le Villandry était depuis peu de nouveau disponible, désarmé et laissé "en réserve" à Calais. J’ai pu savoir longtemps après (par une "dénonciation") répondant à un appel de détresse par téléphone de l’Armement Naval SNCF de Dieppe à son alter-ego de Calais, la personne en charge du CF Villandry désarmé aurait dit :
- Oui ! Il n’est pas réellement prêt, mais si vous le voulez
vraiment, venez donc le chercher, il est libre et se tient à votre disposition au bassin Carnot !
- "Prends donc mon bateau, c’est comme s’il était à toi..."

En bruit de fond lointain, l’intéressé riait bêtement puis déclencha un fou rire général derrière lui dans le bureau. (je ne fais que citer cela, sous réserve de vérification)
Après seulement le Dieppois a su pourquoi, il était trop tard.

Habitant plus loin derrière, j’avais une vue comparable mais à droite, sur le centre ville jusqu’aux jetées

Sitôt dit, sitôt fait, l’Armement Naval SNCF de Dieppe commença par affréter un Car. Alors, l’équipage "A" du Chartres fut donc "invité à embarquer" pour rejoindre Calais et d’y "prendre" le vénérable Villandry.
- Une partie de téléphone, les bagages, adieux aux familles comme au long-cours etc... Et... "Go ahead !"
Le problème semblait se résoudre tout naturellement, n’est-ce pas ?

Pendant ce temps je ne savais rien de tout cela, et m’attendais à embarquer sur le Chartres à midi pour les prochaines 24 heures. Arrivant à la gare maritime peu avant midi, j’ai trouvé le Chartres déjà à quai mais sur l’autre place à quai, place inhabituelle à midi.

Son cul était fort loin de la rampe et il ronronnait doucement en montrant vu du quai une vie au ralenti.
- "Ail ! V’là autre chose..." pensais-je. Grève surprise ? Plus étonnant, le Villandry évoluait au milieu du bassin de l’avant port et je crus d’abord qu’il s’agissait du Valençay.

L’ex Valençay, still alive à ma connaissance en 2005

Mais sa cheminée était rouge et portait le symbole de la SNCF comme le Chartres et non le pavillon de "La Ligne" comme le Senlac et le Valençay... Oh ! Qué passa ?
- Je n’avais encore jamais vu le Villandry de ma vie et montais donc à bord du Chartres, pour découvrir la situation.
- Les matelots de pont étaient en train d’installer des défenses sur le flanc bâbord du Chartres, tandis que les matelots du Villandry effectuaient la même chose sur leur flanc tribord. Celui-ci se présentait visiblement pour se mettre à couple du Chartres.
- Ce n’était pas la grève, loin de là et bien au contraire !!

Le Valençay avant sa transformation de 1978

Mon collègue de la bordée précédente m’expliqua la situation. L’indisponibilité du Chartres depuis la veille au soir, la "réquisition" d’urgence du Villandry désarmé à Calais et... La superbe horreur maritime, c’est à dire le fort triste état dans lequel fut trouvé le Villandry à Calais...

Une parenthèse est indispensable :
- Il se trouve que durant l’Eté 1982 la guerre des Malouines venait de se terminer avec le mémorable succès anglais. Maguy Thatcher venait de botter le cul des généraux argentins qu’elle appelait des "Mussoloni de carnaval". Naturellement les navires de commerces Anglais qui avaient pris part à cette expédition surréaliste rentraient tous en Europe pour reprendre leurs activités normales.
- Il se trouve aussi que durant ces "absences", il est moins connu que les anglais louèrent "coque nue" un certain nombre de navires un peu partout en Europe pour ne pas tout arrêter chez eux, en particulier entre leurs îles, cela se comprend fort bien.
- Le Villandry fut du nombre, et il se disait donc à Dieppe et à Calais qu’il était parti "aux Malouines". Ce n’était pas tout à fait faux d’ailleurs, car avec ce que nous avons vu à son bord, nous l’aurions trouvé en meilleur état s’il avait participé directement à la guerre...
- Le Villandry avait été en effet confié durant quelques mois à une boîte de ferries pour "travailler" entre l’Irlande et le Nord de l’Angleterre. Aussi surprenant que cela soit, il navigua ainsi avec un équipage anglais et le pavillon français en poupe. Bizarre, mais pourquoi pas ?
La Loi est naturellement élastique... Déjà à l’époque en 1983, si une pratique étrange "arrangeait" les entreprises, elle était autorisée et encouragée, quoi qu’il arrive ensuite.

Le Chartres ici à Calais à la fin des années 70

Je ne sais pas et ne le saurai probablement jamais, ce qui s’est passé à son bord durant cette période. Mais c’est une poubelle digne de la grande tradition des pavillons de la complaisance les plus pourraves que l’équipage Dieppois a découvert en débarquant du car à Calais pour prendre le Villandry.
- Plus inquiétant encore, il ne restait plus rien à bord pour accueillir les passagers ! Rien d’autre que les tables (sans doute parce qu’elles étaient toutes fixées aux ponts) et les pianos en cuisine.

D’autre part à la Machine plus aucun outils ne restait, sauf ce qui n’était utilisable que pour le Villandry. A la passerelle, toutes les cartes et tous les documents nautiques avaient disparu, de même que toutes les petites choses dont on se sert pour naviguer. No comment...

Au local radio bien sûr, la situation était "idem". Mais c’est avec soulagement que le collègue et moi nous avons pu constater que le matériel "fixe" était encore à bord et utilisable (par chance ?)... Le service radio n’était donc pas et de loin le plus à plaindre, mais nous avons fait "une vraie tête de Mai- Juin-juillet 1940" comme tous les autres !
- Un "Grand conseil de guerre" fut réuni à bord du Chartres au grand salon car au moins là, on pouvait encore s’assoir...

La gare maritime de Dieppe, il y a un certains temps...

C’est lors de ce genre de circonstance que l’on se surprend à penser :
- "Un bon navire, doit mesurer toujours moins de deux mètres et reposer dans une vitrine sur un grand meuble..."

Après les diverses manifestations de consternation générale et de colère collective aussi, il fut décidé ce qui suit :
- Tout ce qui pourrait être "transbordé" du Chartres à bord du Villandry le serait. Tout ! Absolument tout ! Et le Villandry accueillerait les voyageurs avec un peu de retard certes, mais il assurerait les rotations du Chartres durant le week-end, quoi qu’il arrive !
- Point-barre !...

D’autre part, autant que faire se pourrait, il respecterait l’horaire prévu. Un point, c’est tout !
- Standing Ovation pour le Commandant qui arrangait la foule comme un délégué syndical, mais pas vraiment dans le sens de l’arrêt du travail...
- "é punto basta !!" ajouta un marin Corse parmi nous.

Le Chartres aujourd’hui, devenu Express Santorini

Puisque le Villandry s’était montré capable de venir "à poils" de Calais à Dieppe, en y mettant du nôtre il était possible de lui faire effectuer quelques rotations vers Newhaven puisque ce qui manquait pour le Service se trouvait à bord du Chartres.
- J’ai oublié depuis 1982, un certain nombre de détails de cette aventure folle. Depuis et parfois, je me demande comment tout cela fut possible car en un temps record, quatre "planchons" furent établis entre les deux navires à couple, les deux bordées et ceux de la troisième qu’il fut possible de trouver, au complet organisèrent une incessante et frénétique noria qui transporta d’un bord à l’autre à la main et carton par carton le contenu quasi complet du CF Chartres.

Une fois le local radio "traité", car ce n’était pas la "boutique" la plus dure à déménager, j’ai participé joyeusement avec tout le monde et mes bras musclés...
- Le Chartres fut ainsi complètement "déshabillé" en moins de deux heures tandis que le Villandry se "rhabillait". Avant 14h00, le train Corail de Paris était sur le quai et débarquait déjà normalement sa horde de passagers.
- Certes, ils durent attendre un peu avant d’embarquer.
Mais pendant ce temps le Villandry fut déhâlé à la hussarde du flanc du Chartres, et alla appuyer son cul contre la rampe. ("Dieppe Way - Best Way")

Le château de Dieppe

Une belle file de camions et de voitures attendait déjà devant la rampe. C’était gagné.
- Ainsi à 14h30 (en retard certes) le Villandry appareillait sans histoire en reprenant Sa Ligne avec une pleine dignité retrouvée. La cuisine fonctionnait, les deux restaurants et les bars étaient ouverts et tout était en place et (relativement) en ordre. Une bonne partie du contenu des frigos et de la cambuse avait été transbordé évidemment.
- Ca et là, des gars étaient encore en train de passer l’aspirateur et de frotter partout car le pauvre Villandry était encore plus que sale, il faut le dire.

Tout n’était pas loin de là "nickel". Tout le monde était très fatigué et couvert de sueur (en Août, ça chauffe à Dieppe !) et cette improvisation extrême avait laissé quelques marques plus ou moins visibles telles que par exemple, les nombreux gilets de sauvetage marqués "CF Chartres", car certains aspects de la sécurité ne furent pas oubliés, autant que faire se pouvait.

L’église St-Jacques au centre ville à Dieppe, dont le Curé était un ancien sous-marinier...

De fait par chance et du fait de tout le boulot réalisé, tout fonctionna presque normalement. Le Villandry revenant à Newhaven, l’officier de port à la VHF fut fort surpris car personne n’avait pensé à les prévenir, tant il y avait à faire. Il pensa que je faisais un lapsus en m’annonçant à la VHF. J’aurais voulu voir sa tête lorsqu’il a reconnu le revenant.

Au cours de la traversée, nous avons eu le plaisir divin d’informer à la VHF les collègues du Champs-Elysées et du Côte d’Azur entre Calais et Douvres. Ceux-ci manifestèrent (cela s’entendait fort bien) une extrême stupeur en nous entendant annoncer la reprise de des rotations avec le Villandry. Je ne sais pas s’ils arrêtèrent de ricaner bêtement, ou s’ils eurent un fou rire en imaginant notre façon de "faire". Les deux attitudes ont existé je suppose...

Dieppe Centre-ville, la "Grand-Rue".

Je les soupçonne tous cependant d’en avoir bien ri, car ils connaissaient certainement trop bien l’état du Villandry. Ils ont dû hurler de rire tous ensemble, en apprenant que Dieppe se proposait de le reprendre pour remplacer le Chartres "à la hussarde" durant le week-end. On comprendra que cela étonne !
- Enfin, quelques jours plus tard, les ennuis du Chartres furent "soignés". Dès qu’il fut prêt le transbordement inverse fut organisé, mais cette fois dans le calme. Ce fut donc un Villandry vide, entièrement nu mais propre, qui retourna à Calais pour attendre une nouvelle mission. Je crois qu’il fut alors vendu peu après aux grecs.
- Car hélas, "business as usual".

L’ex-Villandry (démoli en1998 des suites d’une avarie de machines)

Avec le recul du temps je constate une énorme injustice. Il nous est tous arrivé de lire des récits épiques des grands exploits maritimes de l’Histoire, la seconde guerre mondiale, les convois et les U-Boote, les guerres napoléonniennes etc.
- Le retour du Villandry à Dieppe à mon sens méritait mieux que ce qui fut hélas publié dans le Figaro Magazine dans le numéro de la semaine suivante :
- En effet par une malchance extrême, une des journalistes les plus "dures" de la rédaction du Figaro Magazine se trouva faire partie des passagers de la première traversée du retour du Villandry. Elle faisait partie de ce groupe extrême qui adorait (et adore toujours) "casser du fonctionnaire". En voici le résultat, je cite :
- "... l’on pourrait s’attendre à ce que les car-ferries de la SNCF Sealink qui portent les noms des prestigieux châteaux de la Loire... la tenue négligée du personnel du restaurant... les sols et plafonds sales... (on a fait ce qui était possible en deux heures...), les gilets de sauvetage marqués du nom d’un autre navire... (trahison !) etc..."
- La Ligne Dieppe-Newhaven fut cette semaine là, habillée pour l’Hiver. Il fallut attendre plus de 5 ans et un fameux rapport de la Cour des Compte pour faire "mieux" dans le style à propos de La Ligne...

Christine Clerc

Effectivement, ce jour-là tout n’était pas vraiment "nickel" à bord par la force des choses. Si elle avait su ce qui s’était passé, la sévérité de Christine Clerc aurait été probablement été plus modérée. Si elle avait osé repasser par Dieppe et si elle s’était "fait chopper" même quelques mois après, je crois que les gars l’auraient tondue !

Quand je pense comment tout le monde s’est défoncé pour que "ça tourne". On pouvait souhaiter un traitement meilleur !
- Seule la Direction de la SNCF nous manifesta sa pleine satisfaction et félicita les équipages pour avoir réussi à maintenir le service dans ces conditions aussi difficiles. Cela fut localement d’abord, mais de Paris aussi à la divine surprise de tous car cela n’arrivait pas si souvent.

Senlac dit "Gros Bill" à l’époque. Ici devenu Français en 1985.

Les gars de l’équipage anglais du Senlac nous félicitèrent aussi pour ce trop discret exploit maritime. Je ne sais plus comment l’un d’eux savait comment et dans quel état était le Villandry à Calais. Mais cet officier radio m’a dit bien plus tard que ce fut ressenti comme une honte pour eux en tant qu’Anglais. Les gens du Senlac n’étaient "pas dans le coup" en effet.
- Il y avait souvent un climat social crispé à l’Armement de Dieppe-Newhaven. Mais la preuve était faite qu’on pouvait "tirer beaucoup" des équipes de "têtes de lard" qu’il y avait.

Le tout est de réunir les conditions nécessaires pour le faire. Ce n’est pas si facile. C’est étrange car cela arriva tout à fait accidentellement, sans aucune préméditation du "management". Ah ! Si à Dieppe et à Paris on avait vraiment voulu que "ça tourne"...
- Malgré "l’exploit technique" que fut cette aventure du Villandry, nous avons surtout réussi à passer pour des cloches.
J’ai dû expliquer à un passager le "pourquoi" de certaines anomalies visibles un peu partout à bord. Il m’a dit :
- Cela force l’admiration ! C’est fort ! Mais on ne peut plus travailler comme ça à notre époque ! C’est du bricolage !"
- Effectivement, ai-je répondu, mais on y est obligé.

La Gare Maritime de Dieppe, il y a un certain temps

Si pourtant, on peut le faire, mais pas très longtemps ni à long terme. Il se montra extrêmement surpris d’apprendre qu’on avait "déménagé" un navire complet pour que la clientèle ne se retrouve pas coincée à Dieppe par surprise devant un quai vide et un navire "arrêté" à côté...
- J’ai négligé je crois, de préciser dans cet article que rien n’avait été fait pour prévenir les voyageurs du risque de ne pas avoir de navire à la descente du train à "Dieppe Maritime"...

On ne s’étonnera pas après ça, de lire des horreurs dans le journal ! De la tête de qui on se paie ? Et qui se payait la tête du peuple ? Je repense à présent aux régulières campagnes de presse de fort mauvaise foi contre les équipages de la ligne Dieppoise puis contre les dockers.
- Cela fait maintenant 20 ans que c’est arrivé, mais il m’est facile de s’en souvenir, sauf les détails dont certains étaient de ceux qui tuent. Seuls "les bords" voulaient vraiment faire quelque chose pour que ça continue à fonctionner avec le statut de la SNCF. J’étais et reste convaincu qu’avec une Direction "qui en veut", et même avec les quelques "têtes de lard" de la bande, il était possible de faire quelque chose qui "se tient" à Dieppe à l’époque.

Je les ai vus à l’oeuvre à cette occasion. Bien "lancés" ils ont fait l’impossible. Mais il faut "lancer" le mouvement et dans la bonne direction. C’est tout le problème.
- Avec la SNCM plusieurs fois en 2005, on a retrouvé ce genre de situation et un certain gâchis. Pourtant, même avec les têtes de bois corses, on pourrait faire quelque chose... Mais encore faut-il qu’en existe la volonté.
- La SNCM et le mauvais genre
- Mille sabords ! La SNCM...

J’ai entendu un vieux pilote Belge et Anversois dire :
- "Quand on prend les gens pour des cons, ils font les cons !"

C’est aussi l’une des spécialités maritimes Françaises. Lorsqu’il a dit cela, notre navire était coincé dans l’une des fameuses écluses d’Anvers, par les dockers en grève et en colère...

Bien navicalement - Thierry Bressol OR1

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Le 20 août 2005, Olivier Marsan : > Le retour du Villandry à Dieppe

Bonjour chers lecteurs,
bravo Bressol de témoigner, cela fait chaud au coeur car je peux témoigner de la pertinence des propos ayant été aussi Officier radio (OR1) sur le Villandry à Dieppe.
O. MARSAN ancien OR1 / Manager CYBERELEC

> Le retour du Villandry à Dieppe 25 août 2007

merci pour ces histoires, je ne suis qu’une fille de marin qui a vecu tous ces recits et toutes ces péripéties maritimes sur le quai, à attendre que son père rentre, si la mer en avait décidé ainsi. le valencay le villandry le chartres ont bercé m’a jeunesse.
merci encore (nostalgie quand tu nous tiens)


> Le retour du Villandry à Dieppe 11 janvier 2008, par Jacques CHEREAU

Internet est vraiement formidable...Par hasard, recherchant des articles de marine je tombe sur ce blog... Bravo Bressol et Marsan... Il se trouve que moi aussi j’étais OR1 et j’ai navigué sur cette ligne mais avant vous... sur le Lisieux et l’Arromanche...comme remplaçant car sur cette ligne les places étaient très chères !! Mais peut etre avez vous connu un Chef Mecanicien sur le Villandry portant mon Nom ? c’était mon père...


A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


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