Souvenirs de mer

8 septembre 2005

L’Aéronautique et le Mauvais Genre 1

Voilà un beau sujet à la mode en ce moment pour l’aviation civile. J’y reviens aujourd’hui car l’Aviation Civile est issue de la Marine Marchande et... Les marins prennent souvent l’avion.
- Presque tout le monde a aujourd’hui oublié que le Brevet de Pilote de Ligne fut créé et normalisé par des capitaines au long cours de l’Aéropostale héroïque des années 20 et 30. Il s’y trouva même des officiers radios et mécaniciens, bien entendu.
- Il nous faut aujourd’hui rêver au retour des vraies valeurs de l’Aviation Civile, comme pour celles de nos Marines Marchandes devenues trop souvent aujourd’hui le "Shipping International".

C’est exceptionnel ici, aujourd’hui j’écris très au-dessus du niveau de la mer, alors que je le fais habituellement sur et parfois sous notre "niveau de référence".

(corrigé "l’ortograf" le 26 mars 2006 et complété le 11 Septembre)
- Le mauvais genre aéronautique 2
- L’Aéronautique et le 11 Septembre 2001
- Mes passages à New-York et le 11 Septembre 2001

J’ai eu l’opportunité d’apprendre à piloter au début des années 1990, plus exactement de passer mon brevet de petit pilote privé ("TT") à l’Aéroclub d’Aurillac. Cela ne me transforma pas (loin de là !) en un pilote professionnel. Je le voudrais d’ailleurs, que ce serait fort problématique car en matière "aéronautique", ma vue médiocre ne m’autorise pas à devenir "pro". Réglementation oblige...
- Cela dit, ils m’ont au moins appris ce qu’est un avion et ce qu’est le vol. Cela permet aussi de lire la presse entre les lignes, à commencer par la presse "pro" du petit monde de l’aviation ! C’est si instructif, pour mieux comprendre notre monde moderne...

Ce crash-ci est exceptionnel, fait exprès pour une étude à Edward.

L’Aviation comme la Marine mais de façon encore plus évidente, est une école de rigueur, de sérieux et d’humilité :
- Il ne viendrait pas à l’idée (par exemple) aux deux instructeurs-pilotes de l’Aéroclub d’Aurillac de laisser un pilote inconnu d’eux (qui soit-il) s’envoler avec l’un des petits avions du club, sans avoir au préalable fait au moin 30 minutes de vol en double avec lui !
- Cela est même si ce pilote est un très grand "pro" de la Patrouille de France ou bien Pilote chez Air France avec plus de 5000 heures de vol. Les papiers ne suffisent pas... Il FAUT être Sûr, absolument Sûr, comme pour l’instant sacré du jeune pilote : être "lâché" seul pour la première fois !

Les personnes totalement étrangères au "milieu aéro" doivent me croire, aucun pilote ne discute cela à ma connaissance.
- En Aviation en effet, tout le monde a l’habitude d’être surveillé chez les gens sérieux. Mais de fait, on l’est le plus souvent de loin, car il ne faut pas non plus emm... les gens. Cependant cela est toujours fait avec soin, même si c’est généralement "après" :

Il arriva la même chose à un voisin dieppois, PL chez Air France. Il s’était perdu à Chicago dans une tempête de neige...

La plupart des aéroports, même les petits, ont un magnétophone à cassette qui "tourne en boucle" connecté à leur(s) VHF, un par fréquence s’il y en a plus d’une. On ne l’écoutera bien sûr que si et seulement si, il est arrivé quelque chose...
- Les Pilotes de Ligne sont la seule profession qui accepte qu’on les enregistre en permanence dans leur poste de pilotage. C’est le fameux "VCR", l’une des deux fameuses boîtes noires des avions de Ligne.

Note : Les deux "boîtes noires" ne sont jamais noires ! Elles sont peintes en jaunes, en rouge, en blanc ou même en gris clair, car cela se fait aussi. C’est l’un des plus grands mystères du journalisme ! (même chose pour l’autre, le FDR)

Voice Cockpit Recorder

VCR = Voice Cockpit Recorder - C’est un système d’enregistrement en boucle (30 ou 60 minutes) de tout ce qui se passe dans le Cockpit et sur les E/R radio de bord. Il y a une piste par fréquence ou fonction, le tout étant couplé avec une horloge qui "marque le temps" de chaque chose. On saura après coup, à quelle heure le commandant de bord a éternué, ou dit quelque chose de "déplacé" à une hôtesse de l’air par exemple. Cet engin est maintenant entièrement numérique, ainsi il risque moins la panne que les anciens qui étaient à bande magnétique...

Flight Data Recorder. Comme le VCR il est très difficile à ouvrir, c’est du solide !
(mon ami Pilote le dit souvent avec son humour noir, quand la TV montre ces deux boîtes qui ne sont jamais noires, "ça sent la grillade ou la chute libre"...)

FDR = Flight Data Recorder - Enregistre aussi avec une horloge, tout ce que "lui racontent" tous les instruments de bord, l’avionique dans le jargon "pro".

Ces deux Enregistreurs sont (presque) impossibles à démonter et sont hors d’attente des pilotes, sauf en déconnectant les câbles de "mouchard" (ou les fibres optiques) qui sont sur tout accessoire de bord. Là, ce n’est pas très sérieux et cela sera vu.
- Seul un outillage très spécifique au constructeur de la "boîte" peut donner l’accès à son contenu. Les quelques fabriquants de "boîtes noires" sont indépendants des constructeurs d’avions, ils sont des sous-traitants équipementiers d’avionique presque comme les autres.
- Par Principe, on ne "touche" jamais aux "boîtes noires" sauf dans deux cas seulement :

- Si le système d’auto-vérification périodique déclare un défaut. C’est la panne. Hélas, il n’y a pas de raison pour que cela soit impossible.
- Si hélas, il est arrivé quelque chose à l’avion ! Que cela soit un petit incident de vol non expliqué ou dans le pire des cas, lorsqu’on ramasse l’avion avec des brouettes...

Mon article de juillet sur le Câblier Léon Thévenin et le B-747 d’Air India" est très explicite sur le sujet : on fera toujours beaucoup d’efforts pour les retrouver et exploiter les information des enregistreurs, si c’est possible...

D’autre part si lors de la procédure de check-list, il est constaté que l’un des "enregistreurs de vol" est en rideau, ce n’est pas un problème bloquant. En d’autres termes, la compagnie et ses pilotes seront naturellement tentés de faire "avec", c’est à dire de voler sans... Là, en cas d’accident, "ça fait désordre" !
- Chez les gens sérieux, au premier passage "à Paris" le centre de maintenance va "sauter sur l’avion" et y remettre bien sûr bon ordre, si nécessaire en faisant un rapide "échange standard". Par contre chez "Mickey Airlines", il est facile de deviner ce qui va se passer...
- C’est ainsi que les pilotes ne se sentent pas toujours trop surveillés. Mais surtout, il ne faut ne pas se faire remarquer !

La Cie "à bas coût" Valujet dans les marécages de Floride, excellent pour les aligators ! En prenant un billet d’avion, on ne s’attend pas à "passer au casse-croûte"....

Je pensais autrefois que les grosses sottises rappellées ci-après arrivaient seulement avec les navires. Il faut positiver, je prends de moins en moins l’avion en ce moment faute de moyen ! De même j’attends pour renouveler ma licence, (il faut plus de dix heures de vol par an) d’en avoir à nouveau les moyens financiers...

Crashed on go-around after landing on wrong runway and impacting construction vehicles at Mexico City. Etait-ce la fatigue ?

Il se passe parfois dans le monde aérien "pro" des choses tout-à-fait étonnantes, qu’aucun petit pilote privé au sein d’aucun petit aéroclub de province (encore moins à Toussus-Le-Noble) n’oseraient faire. Pourtant, il y existe ça et là chez l’aviation légère aussi quelques pratiques imprudentes, c’est bien connu dans le petit monde aéronautique. Mais il y a toujours des limites, telles que la salutaire peur de chacun...

Planche de bord d’un Robin DR-400

La fameuse "loi des séries" beaucoup trop présentée comme une fatalité par la presse européenne n’est jamais qu’une expression statistique naturelle de la multiplication des sales combines et habitudes douteuses prises depuis quelques années. En effet à force de cumuler les conneries chacun de son côté, le Dieu du mauvais hasard et la Loi de Murphy finissent naturellement tôt ou tard comme en mer par s’exprimer !
- La pratique de la presse consistant à noyer le poisson sous de très lourds détails techniques (auxquels ils ne comprennent souvent rien !) a surtout pour but de ne surtout pas montrer l’essentiel, le laisser-aller ambiant.
- Les faits sont têtus et d’autre part, il est assez facile de se planter en avion.

Aeroclub et situation délicate, ici un Cessna 172.

Tous les petits pilotes se sont un jour fait une belle peur comme les grands "pro". Pour ma part à Aurillac, cela m’est arrivé deux fois et ce fut de ma faute comme tous les autres ! (voir note en fin d’article)
- J’ai par exemple un beau jour, été trompé par la jauge de mon Robin DR400 en bois et toile, ce qui me fait penser à l’ATR42 Tunisien cité plus bas. Il était temps que je revienne...

Le Robin DR-400 Dauphin, très grand succès de l’industrie "aérolégère" de France.

En effet le moulin s’est arrêté devant le hangar, juste avant que je le stoppe moi-même tout naturellement pour y rentrer le zinc. S’il s’était arrêté en vol durant le circuit d’atterrissage, en étant "vent arrière" par exemple...
- Bonjour la surprise et probablement un beau carton !!

Cela risquait fort de m’arriver avec le concours de circonstances vicieuses que j’ai subi (une promesse d’heure, une personne attendue en retard etc.) et mon erreur d’interprêtation de la jauge, due à mon manque d’expérience en cumul avec un stupide piège à con.
- Cela dit pour ce contre-temps subi, je devais faire acte d’autorité et de responsabilité : c.à.d. décider sans discuter de "faire" et ne pas "suivre" les pressions, causes fréquentes des accidents aériens.

J’étais en effet certain de disposer d’au moins 30 mns de vol de plus que la réalité ! Heureusement que je doutais et j’ai décidé de revenir un peu plus tôt, seulement à cause de ce "petit" doute ! Hasard heureux avec chance ou bien mesure de prudence inconsciente dû au 6ième sens ? No sé...
- "Dans le doute, tu t’abstiens !" disait Noblin notre instructeur... Il a raison le vieux. C’est avec ces quelques principes du genre que l’aéroclub d’Aurillac ne passe jamais (ou presque) dans le journal...

La panne séche ne devrait pas nous arriver, c’est ridicule. Pourtant, je sais comment "on la fait" maintenant !
- Il vaut mieux d’autre part que ça arrive avec "de la hauteur d’eau sous la quille" car au moins, on y est relativement préparé par l’instructeur en formation. (mais de préférence il ne faut pas du tout que cela nous arrive)

Un Robin DR-400 en vol. En bois et toile, c’est léger, pas gourmand, pas cher et facile à piloter.

Que penser de "ce qui suit" ?
- S’il n’y avait pas mort violente d’hommes, de femmes et d’enfants, le déchaînement actuel de tartufferie et de langue de bois chez les "politiques" et les entreprises, serait d’une cocasserie inégalée.
- C’est toujours la même chose et ça continue. Comme dans nos marines marchandes et les pavillons de complaisance depuis longtemps montrés du doigt par les milieux aéronautiques sérieux, en Aviation aujourd’hui il existe aussi des entreprises aériennes qui ont pour le moins, ce qu’on peut appeler le "mauvais genre" :
- Par exemple, cette Cie aérienne égyptienne dont le célèbre Boeing 737 n’est plus du tout dangereux aujourd’hui. Les choses s’améliorent il faut positiver, car il n’est plus en service... Cet avion était interdit de séjour en Suisse et aux Pays Bas. Mais "personne" ne le savait et surtout ne le disait, et c’est le principal. D’autre part ce 737 collectionnait les pages de "remarques" pour rester poli, sur chaque aéroport français fréquenté. On ne me fera pas croire que personne ne le savait chez les voyagistes. On nous prend pour qui et pourquoi on ne dit rien ?

Les passagers qui passèrent à son bord décrivirent avec un réalisme cru et surprennant son état visible :
- Sièges tous "dégueu" et déglingués, pas de ceintures de sécurité ça et là et une chiote bouchée, ce qui était bien plus romantique...
- Le témoignage d’un gars de l’aéroport d’Anger (passager trop observateur et trop bavard) a dû lui coûter cher. C’est un homme courageux car à notre époque de démocratie (puisqu’on nous le dit sans cesse) où il faut surtout savoir la fermer.

Ce qui arrive lorsqu’on fume dans les toilettes...

Le tout nous donne une idée assez précise de l’état réel de l’avionique, des moteurs, de la cellule et de tout le reste de ce Boeing 737, ces derniers "détails" restant naturellement inaccessibles par les voyageurs. A mon sens, toute inspection supplémentaire d’un avion qui se présente ainsi est simplement formelle. On devrait le bloquer et le renvoyer "lège" d’où il vient, éventuellement démonté et en camion de préférence...

Le "contrat nouvelle embauche", ou la démo Microsoft ?

Plus fort encore étaient ses deux pilotes, c’est un peu de la science fiction :
- Deux jeunes retraités officiers de l’armée de l’air égyptienne qui n’avaient pas suivi la formation complète dite "Qualif. B737" qui s’imposait en ce cas pour compléter leur brevet de Pilote de Ligne obtenu par équivalence. Il n’y a pas de raison de refuser cela à un pilote de chasse à priori. Mais si la qualif est obligatoire, ce n’est pas seulement pour faire des certificats en plus avec les papiers du bord.
- Cette absence de "Qualif. B737" a su garantir fort efficacement que lorsque cet avion notoirement fort "mal tenu" leur a fait une petite panne stupide peu après le décollage, ils firent tous les deux successivement la même "fausse manip." en quelques minutes.
- Cela est plus sûr, pour être certain de ne pas se louper...

Inutile d’être spécialiste chez Snecma pour s’interroger sur la situation...

Beaucoup plus amusant est cet autre 737, le chypriote en version congélateur, dont certains pilotes débarquaient souvent en refusant de voler dans les conditions proposées, même en risquant d’avoir le sac de la Compagnie après cette détestable rébelion.

Le 737 chypriote d’Août 2005

Cela dit la Palme du "Mauvais Genre" avec feuilles de chêne peut être remportée par cette Cie Colombienne devenue célèbre à la Martinique, dont le patron est un ancien pilote à la réputation louche et dont le siège est à Medelin... Cela ne s’invente pas ! Rien que ça...
- La réputation des Antilles françaises en la matière est bien connue des milieux policiers aux Etats-Unis, mais on le lit plus dans leur presse que dans la nôtre... C’est étrange.

Un DC9 ou MD83 au repos, celui-ci est Suisse donc probablement pas trop "destroy"...

Pour être décoré de l’Ordre du Grand Cornichon Aérien de 2005, l’agence de voyage qui affrêta l’engin concerné devra cependant rivaliser durement et faire pression sur le Jury :
- En effet le Sinistre français des Transports déclara le jour même que cet avion était passé aux Antilles françaises en subissant des contrôles techniques "sans histoire" (?) (France Inter) tandis que l’homme de la DGAC (ah ! Le traître !) nous expliqua le contraire en soirée. Cet aéronef était en effet fort "bien connu" (c’est à dire mal) de ses services.
- Alors ?! Que faisaient-ils donc ses services ? Ces deux-là seront de rudes compétiteurs. C’est sûr.

C’est sûr, tout cela "fait hautement peu sérieux", lorsque nous le savons et c’est alors souvent un peu tard. Maintenant, les passagers se mutinent et sèment la pagaille dans les aéroports, même s’il y a seulement une odeur louche à bord en embarquant...
- "Quand on prend les gens pour des cons, ils finissent toujours par se comporter comme tels" disait un vieux capitaine, pilote du port d’Anvers, alors que nous étions "retenu" dans une écluse bloquée par les dockers en colère...

- Quelques citations, pour information :
- Grèce - Boeing Hélios :
- Problème de climatisation du compartiment électronique
19/08/2005 12:14 (Belga)
- Le pilote du Boeing 737 qui s’est écrasé dimanche en Grèce avait signalé un problème de "climatisation du compartiment électronique", un élément jugé sérieux par les enquêteurs.
- "Il est sûr que le pilote a signalé un tel problème à sa compagnie, c’est quelque chose de très sérieux car cela pourrait avoir provoqué une surchauffe électrique dégageant du monoxyde de carbone", a affirmé le président de la commission d’enquête, Akrivos Tsolakis. Il a ajouté que ces éléments pourraient "éventuellement donner des réponses sur les causes de l’accident", mais qu’un tel problème ne pouvait pas, à lui seul, "avoir provoqué un problème de pressurisation". M. Tsolakis a par ailleurs annoncé que la seconde boîte noire du Boeing a été retrouvée vendredi matin et semble "en bon état".
- "En l’état, nous ne pouvons pas dire quelle est la cause probable de l’accident, mais l’enquête s’oriente sur une combinaison d’un problème technique et du facteur humain, avec éventuellement une insuffisance humaine", a ajouté M. Tsolakis.
(NLE)

Le poste de pilotage d’un B-737 Classique

- Grèce - crash avion Helios :
- Manque de pressurisation et de carburant
22/08/2005 14:03 (Belga)
- Le Boeing chypriote de la compagnie Helios s’est écrasé dimanche 14 août près d’Athènes en raison d’un problème de pressurisation suivi d’un manque de carburant, a affirmé lundi le chef de la commission d’enquête, Akrivos Tsolakis.
- Dans une lettre adressée au ministre des Transports et rendue publique, M. Tsolakis dit après une semaine d’enquête qu’il "existe des indices de l’existence d’une anomalie technique dans le système de pressurisation de l’avion". Il y a aussi, ajoute M. Tsolakis, "la preuve que les réacteurs de l’appareil ont cessé de fonctionner en raison de l’épuisement du carburant qui a été la raison finale de la chute". Le responsable de la commission d’enquête souligne par ailleurs qu’"il existe une preuve (...) que pendant les dix dernières minutes un individu portant un masque à oxygène a essayé d’envoyer ! à deux reprises un message de détresse". (NLE)

A la passerelle d’un B-737 NG. Qui nous a dit qu’une formation spécifique est superflue ?

Note Thierry Bressol : Un steward, pilote privé de son état, a essayé de "faire quelque chose" et surtout réussi à éviter que l’avion tombe en zone urbaine. Il était un héro :
- Accident du Boeing chypriote :
- Confusion au sein de l’équipage 07/09/2005 10:11 (Belga)
- Une accumulation d’erreurs de l’équipage après plusieurs incidents serait à l’origine du crash du Boeing chypriote près d’Athènes le 14 août dernier causant la mort de 121 personnes, révèle mercredi le Herald Tribune selon des informations obtenues auprès des autorités grecques.
- Selon ce journal, l’équipage n’est pas parvenu notamment à identifier la dépressurisation de la cabine avant de subir lui-même le manque d’oxygène et de s’évanouir.
- A la confusion qui régnait à bord de l’appareil se sont ajoutées les difficultés à communiquer en anglais (langage international du trafic aérien) entre le pilote allemand et son jeune et inexpérimenté co-pilote chypriote, précise le Herald Tribune. Le Boeing 737 de la compagnie chypriote à bas prix Helios se rendait de Larnaca à Prague, via Athènes, quand l’accident s’est produit. Tous les occupants de l’appareil, dont une majorité de Chypriotes grecs, ont été tués dans l’accident, le plus grave jamais survenu en Grèce. (GFR)

Note Thierry Bressol : Et leur formation préalable dite "qualif-737" ? Et l’anglais ? Et... quoi encore ??

L’aviation, mais c’est très simple ! (ici les coulisses du train d’atterrissage)
C’est peu connu du public, Boeing roule souvent en Michelin et le landing-gear est toulousin d’origine.

L’ATR-72 tunisien :
- Une mauvaise jauge de carburant responsable du crash
07/09/2005 14:23 (Belga)

L’ATR72 flottant tunisien d’Août 2005

Une erreur d’installation d’une jauge de carburant sur l’ATR-72 de la Tuninter est à l’origine de l’accident qui a fait 16 morts et 23 blessés le 6 août au large de la Sicile, selon l’enquête qui a conduit les autorités italiennes à interdire de vol en Italie la compagnie tunisienne.
- L’Agence nationale pour la sécurité des vols (ANSV) a annoncé avoir adressé mercredi aux autorités aériennes internationales deux recommandations urgentes, pour une vérification immédiate de toutes les jauges des ATR et pour rendre impossible le montage d’une jauge non adaptée sur les ATR-72. Selon un communiqué de l’ANSV, la jauge installée sur cet ATR-72 tunisien était prévue pour un ATR-42 qui a des réservoirs plus petits...
- La jauge inadaptée indiquait donc au pilote de l’appareil accidenté qu’il disposait encore de beaucoup de carburant alors que ses réservoirs étaient vides. Les deux jauges ont "un aspect identique quant à leur dimension et à leur montage, et ne se distinguent que par un petit chiffre blanc indiquant la quantité maximale de carburant possible", précise le communiqué. (GFR)

Le 737 a des batteries lui aussi...

Tout cela est hallucinant et ce n’est rien à côté de ce qui peut se lire sur certains sites Internet spécifiques de l’Aviation Civile !
- J’incline à penser qu’il faut être inconscient ou irresponsable et se moquer de la vie des gens, pour oser affréter un zinc "du genre" dans les conditions qui sont en train de devenir (presque) la norme aujourd’hui.

- Les "voyagistes" et les "politiques" qui les laissent faire n’importe quoi depuis des années maintenant, ont-ils donc tous perdu la tête ? Cette année nous atteignons des limites floues et surtout de plus en plus dangereuses pour tout le monde.
- Ici en Belgique, Ryan Air passe chaque mois dans la "Dernière Heure", journal local spécialisé dans les faits divers. C’est rigolo ou triste, mais ça craint un peu. Ca n’empêche pas tout le monde de laisser faire par exemple, ses méthodes d’embauche, très "spéciales" (Faire payer le dossier de candidature des pilotes) et une concurrence déloyale aux gens sérieux qui fatalement sont plus chers, il n’y a pas de miracle.
- La sainte religion de la "libre concurrence" et le choc pétrolier n’arrangeront rien sans un vrai changement de cap politique. Pour survivre, les compagnies risquent de se laisser entraîner à ce que nous constatons.
- Le dernier accident survenu en Indonésie nous souligne un fait souvent passé sous silence, à savoir qu’il n’est pas vraiment indispensable de prendre l’avion, pour avoir un accident d’avion !

Bien navicalement - Thierry Bressol - OR1 et petit pilote privé !
- Le Mauvais Genre aéronautique 1
- Le Mauvais genre aéronautique 2
- Le Mauvais genre aéronautique 3
- Mes passages à New-York et le 11 Septembre 2001

- Merci à  :
- Site de l’Aero-Humour
- On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui ni n’importe quand. Il existe l’aéro-humour comme l’humour maritime...
- Humour Marin
- La famille 747
- Curiosité techniques
- Choisissez et achetez votre Boeing !

- A lire, un vrai "pro" qui raconta même son crash :
- Catastrophes aériennes : Les passagers ont le droit de savoir.
- Jean-Pierre Otelli chez Altipresse.

PS : J’ai si peur qu’un de mes instructeurs me lise, que je ne raconterai pas ici une occasion que j’ai "loupée" de me faire remarquer.
- Car il viendrait même avec un Concorde volé si possible, pour me botter le derche ! Là, c’était entièrement de ma faute. Enfin, le principal reste qu’il n’est rien arrivé.
- Remarque du 15 janvier 2006 à propos des accidents évoqués ci-dessus :
- On n’en parle plus du tout dans la presse générale. Heureusement que la presse spécialisée existe, mais qui peut et a le temps pour la lire ? C’est ainsi de l’agriculture à l’aviation, en passant par l’imprimerie et le transport maritime...

A propos de l'auteur

Thierry BRESSOL

Officier radio-électronicien de 1ère classe de la marine marchande (1978/1991)
- Animateur de formation technique & Consultant Telecom GSM en SSII
- Rédacteur/correcteur
- Qui je suis ?


"Souvenirs-de-mer" et "Marine Inconnue" : http://souvenirs-de-mer.cloudns.org/